Bijoutier niçois : le courage et la révolte

braquage nice

Depuis le placement en garde à vue du bijoutier de Nice qui a tué son braqueur, une vague de soutiens a déferlé sur internet.

Depuis le placement en garde à vue du bijoutier de Nice qui a tué son braqueur, une vague de soutiens a déferlé sur internet.

Un billet d’humeur de Michel Desgranges.

Ne soyons pas surpris que le courageux bijoutier niçois qui a, très justement et très légitimement, abattu la misérable crapule venue l’agresser et le voler, ait été soumis par les gens de l’État à cette torture chérie de la gauche humaniste nommée « garde à vue », pour être ensuite inculpé d’un prétendu crime passible de trente ans de bagne.

Depuis des décennies, et avec l’amicale complicité des politiciens de droite, ces gens de l’État, appelés juges par dérision, ont été élevés dans la conviction que l’honnête homme travaillant pour gagner sa vie est un coupable, coupable par cela même que cette honnêteté et ce travail engendrent des inégalités réduisant de malheureuses victimes à la dure nécessité de s’emparer du bien d’autrui pour s’acheter des téléphones mobiles.

Et aussi, lorsqu’un honnête homme ose se défendre contre l’agresseur dont refuse de le protéger les gens de l’État, ceux-ci ressentent cet acte comme une insulte, une sorte de reproche même qui pourrait signifier qu’ils n’ont pas fait le travail pour lequel ils sont payés, et continueront, étant fonctionnaires, d’être payès jusqu’à leur dernier souffle.

De ce soupçon de prévarication, n’est-il pas naturel qu’ils se vengent, et en toute impunité puisque, s’ils ne sont pas la justice – cette justice ancestrale et bafouée qui édictait que le coupable était l’agresseur et non l’agressé –, ils sont la loi ?

Ce dévoiement n’est pas nouveau et, depuis plusieurs années, sous la protection bienveillante des nommés Chirac et Sarkozy (comment écrire ces noms sans vomir ?), les gens de l’État jetaient dans leurs geôles de braves gens qui s’étaient bravement défendus contre la racaille, et ils commettaient ces injustices dans l’indifférence de l’opinion.

Mais les temps changent-ils ?

Alors que j’écris ce billet, le nombre de soutien au quasi-héroïque bijoutier exprimés sur une page Facebook a dépassé le million – un million d’hommes et de femmes qui, spontanément, sans mot d’ordre, disent : « assez », assez de fausse compassion pour les criminels, assez de jérémiades médiatiques pour une inexcusable canaille, assez de mépris et de persécution envers celles et ceux qui gagnent leur pain à la sueur de leur front.

Est-ce une révolution qui se lève ?

Surprise par l’ampleur du mouvement, la plèbe médiatique s’en est d’abord fait hier l’écho, puis, s’étant reprise, le tait aujourd’hui, et l’on ne peut douter que les politiciens s’emploieront à le déconsidérer, mais, même si cette immense vague de protestation devait mourir demain, elle aura existé, comme ont existé les manifestations contre un certain mariage.

Révolution demain ?

Je n’en sais absolument rien, mais il me semble qu’un peuple commence à sortir de sa passivité, et se dresser contre l’oppression des idéologues pervers et des élites dégénérées.


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