Chômage : oui, la situation empire

On peut tortiller les chiffres comme on veut mais la conclusion est évidente : le chômage ira s’accroissant.

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Chômage : oui, la situation empire

Publié le 30 août 2013
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Sonnez hautbois ! Résonnez trompettes ! Joie et bonheur dans tout le royaume ! Oyez, oyez, le bon Roy nous l’avait prédit : la courbe du chômage serait inversée et voilà mes amis qu’elle s’infléchit déjà ! Loué soit François II de la Hollandie qui réduit le chômage, relance l’économie et guérit des écrouelles !

À en croire les titres de la presse ces derniers jours, il n’y a en effet pas le moindre doute à avoir : la guerre contre le chômage est gagnée, ou, au minimum, en passe de l’être. On découvre ainsi que « Le chômage est toujours en hausse, mais moins vite », et si cela fait 27 mois de hausse consécutive, ce mois de juillet aura vu une « hausse modérée ». En clair, ce n’est pas encore tout à fait le plein-emploi, mais on prend la bonne direction.

Sacré Ayrault. Sacré François. Sacrée presse française.

Tout ceci ressemble tout de même à la constatation du capitaine Edward Smith vers 23h41, au large des côtes de Terre-Neuve, à bord de son gros bateau flambant neuf : « On s’est pris un iceberg, mais au moins, maintenant, la direction est la bonne », ce qui est une excellente consolation sur le moment (jusqu’à 23h42 environ).

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Un minimum de lucidité devrait plutôt obliger à constater deux choses, comme le note Switchie, un confrère blogueur : (a) le chômage continue de monter, obstinément et (b) nous avons encore, ce mois de juillet, atteint un record en nombre de demandeurs d’emplois. Comme il le dit lui-même :

3,2 millions en catégorie A (en progression de 10% sur un an), mais en réalité 4,8 millions en catégories A, B et C et surtout 5,1 millions en comptant les DOM (et pourquoi diable ne les compterait-on pas ? ce sont des sous-hommes ?). Le taux de chômage des jeunes de moins de 25 ans est quant à lui de 26% (contre 7,5% en Allemagne). Voilà l’ampleur de la catastrophe.

Une augmentation constante du nombre de chômeurs, qui sont maintenant plus de cinq millions et un quart des jeunes qui n’ont pas de travail : devant ces deux éléments, on ne peut qu’être un minimum consterné de la façon rose bonbon avec laquelle ces calamités sont relatées dans les journaux, où l’on découvre que le gouvernement, devant les annoncer, ne tremblera pas. Décontracté du record de chômeur, il est, le gouvernement (pour ce mois-ci, le changement de pantalon, ouf, ce n’est pas maintenant).

Pire : non seulement, la situation ne s’améliore pas, mais tout indique qu’elle empire pour deux raisons.

D’un côté, l’état d’esprit même qui règne en France vis-à-vis de la création d’entreprise laisse franchement à désirer, pour le dire gentiment. Je l’ai dit ici, on le relit ailleurs et on peut le comprendre sans trop de problème dans la presse, tous les jours : le patron est un exploiteur, il grignote du chaton sec à chaque apéritif, et le salarié doit donc être massivement protégé. L’observation calme et pondérée des statistiques et des agitations législatives ne devrait guère laisser de doute puisqu’à chaque couche de protection supplémentaire correspond, de façon assez étonnante, une augmentation du chômage (et il n’y a rien de fortuit dans la similitude avec le marché immobilier, dans lequel chaque couche de protection supplémentaire du locataire correspond à une hausse du nombre de logements vacants et une augmentation du stress immobilier en France). Bref : depuis la vision qui est véhiculée à l’école de l’entreprise et du patronat, jusqu’à celle de l’entrepreneuriat qui continue à vivre dans l’esprit de nos dirigeants, baignés des certitudes d’airain inculquées dans ces usines à crétins que sont l’ENA et Science Pipo, tout est en place pour durablement raboter les envies de créer de l’emploi en France.

Et d’un autre côté, on apprend que les radiations et les cessations d’inscriptions n’ont pas diminué, au contraire :

En juillet, les radiations ont enregistré une hausse de 31,5% sur un an quand les cessations d’inscription (qui s’en distinguent notamment en ce que le demandeur d’emploi peut se réinscrire quand il veut) se sont stabilisées après une hausse de 3,6% en juin. Au total, 254.000 chômeurs sont sortis des listes de Pôle emploi pour cette raison.

Sapristi ! Aux cinq millions de personnes connues qui cherchent un emploi, il faut ajouter un nombre inconnu de personnes, plusieurs centaines de milliers, qui cherchent aussi mais ne se sont pas fait connaître, ou qui ont été connues mais ne le sont plus, ou qui n’ont pas le droit d’être comptabilisées (car radiées). Je laisse au lecteur l’exercice consistant à imaginer le taux réel de chômage en France, et le nombre concret, froid et réaliste de personnes dont on ne connaît plus rien de la source de revenus.

À ces considérations déjà pas très hautes sur l’échelle du rigolomètre, il faut ajouter celles qui consistent à imaginer la tendance, et ce qui va se passer dans les prochains mois.

On le sait, François II de Hollandie nous en a fait serment en prêtant allégeance sur le petit livre rouge (je vous rassure, il s’agissait d’un code Dalloz du travail) : oyez, oyez, la courbe du chômage s’infléchira avant 2014. Partant de là, tous les moyens seront bons pour le gouvernement afin d’obtenir exactement ce résultat. Et là, l’analyse de Marion Cochard, une économistes de l’OFCE, permet d’éclairer ce qui va se passer, et qui avait été prévu assez facilement par pas mal d’observateurs : grâce à l’abondance d’emplois aidés (i.e. payés par l’argent gratuit pioché dans les poches du contribuable qui vit dans une insolente opulence en ces temps de crise), ça devrait le faire. Tout juste, mais quand même :

« En termes statistiques, oui, on peut y arriver. Avec en plus les 30.000 formations de chômeurs pour les emplois vacants, on y est à peu près. C’est ce qui manquait pour endiguer le nombre de chômeurs. Il n’y aura pas de baisse conséquente mais au moins une stabilisation. »

Formidable, n’est-ce pas ? Pour endiguer la hausse, on va parquer quelques palettes de chômeurs congelés dans des entrepôts de la Formation À La Fraônçaise et créer une foultitude d’emplois plus ou moins bidons en termes de contenu, massivement « sponsorisés » par la puissance publique, et bien épicés en termes de coûts. Tout ceci sent furieusement le Pôle Emploi d’Avenir, avec un retour à la normalité dès que la date-échéance de la promesse sera passée et que les médias regarderont ailleurs (en Syrie ?). Pendant ce temps, en 2014, lorsque le dispositif tournera à plein, le coût des 150.000 emplois d’avenir prévus s’élèvera à 3,45 milliards d’euros par an, toujours selon une estimation de l’OFCE.

Et grâce à la vitre cassée que Frédéric Bastiat devra s’enfiler où on pense tant personne n’en tient compte, et surtout grâce aux fines analyses de Paul Krugman dont le Nobel ressemble de plus en plus à une blague carambar, Marion Cochard nous rassure gentiment :

« Bien sûr, les emplois d’avenir coûtent un peu cher mais on peut en attendre un vrai retour, notamment sur le pouvoir d’achat et la consommation. »

Ben voyons, la Marion, comment tu y vas ! Tout le monde sait qu’il suffit de créer des emplois aidés pour relancer le pouvoir d’achat et la consommation parce que les aides, elles sont amenées par des leprechauns en lycra vert moulant, et que la licorne s’est assuré que tous les comptes seraient équilibrés. Et puis, la relance par la consommation, ça marche du tonnerre de Zeus : cela fait 5 ans qu’on injecte des dizaines de milliards d’euros et de dollars pour ça et regardez tous les beaux emplois, tout le beau pouvoir d’achat et toute la consommation que ça crée, ici en Europe et aux États-Unis !

great success - Borat

Et bien sûr, le fait que chaque création d’emploi, issu de la puissance publique, se traduit par 1.33 emploi privé détruit, laisse bien évidemment présager du meilleur quant à la tendance de long terme.

Tortillez les chiffres comme vous le voulez. Bidouillez les stats comme il vous chante. La réalité, elle, ne souffre aucune interprétation : ce pays est foutu.

—-
Sur le web

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  • On le savait tous, mais on fait quoi maintenant, bah rien parce que a part quitter la France , c’est pas les élections qui changeront quelque chose.
    Je vois meme pas l’ombre d’une solution et ça peut durer encore 30 ans comme çà, je comprend pas les français.

  • Perso je suis artisan, et je bouffe du tartare de chaton tous les matins, ça me file la niaque, et il en faut en France.

  • OK pour le nombre de chômeurs, il peut être trafiqué comme on le veut, facile, le moindre imbécile maniant excel peut le faire.
    Ce que j’aimerai savoir c’est le bilan entre emplois créés vs emplois détruits, en France, dans le secteur marchand. Le nombre d’emplois aidés, je m’en contre fous, car ils n’apportent aucune richesse.

    • @Tany

      « Ce que j’aimerai savoir c’est le bilan entre emplois créés vs emplois détruits »

      Question intéressante effectivement. Mais ce qui intéresserait plus particulièrement ce serait de savoir le bilan entre emplois créés et emplois non créés. A mon avis cette statistique a de quoi donner le vertige.

  • Le seul taux de chomage qui compte, c’est le taux d’activité de la population active.

    Taux « normal » pour les autres pays de l’OCDE : autour de 70 à 78 %.

    Suisse : 78 %.

    En France, nous sommes autour de 60 %, et si l’on tient compte des chomeurs « traités » (fonctionnaires en trop, emplois aidés, en formation), notre taux réel d’activité est proche de 50 %.

    A 50 % de taux d’activité de la population active, on est mort, les 50 % qui bossent (cad 16 millions de personnes) ne peuvent être assez productifs pour supporter le cout de 65 millions de personnes.

    C’est aussi simple que cela, ce pays est foutu.

    Quand à l’effet multiplicateur de la relance keynésienne, c’est une fumisterie, cela correspond à la vélocité de la monnaie.

    Or, une relance keynésienne ne favorise en rien la vélocité de la monnaie (qui correspond en fait à l’augmentation des échanges économiques).

    • Effectivement, le taux d’activité des vrais producteurs (du privé) rapporté au reste de la population est le seul indicateur valable. 16 / 65 millions est intenable. Si on agrège les chômeurs (5), les fonctionnaires en trop et les salariés des assos indument subventionnées (5), les actifs « inactifs » (5), les retraités partis trop jeunes (5), on atteint (et probablement dépasse) 20 millions de personnes qui devraient être en situation de produire des richesses mais qui n’y sont pas, soit plus que le nombre d’actifs réellement créateurs de richesses. On se souvient qu’avoir un « emploi » ne doit pas être confondu avec avoir du « travail ».

      Mais bon, il est rassurant de se dire que ces 20 millions constituent une armée de réserve immédiatement disponible le jour où l’on se décidera pour de bon à redresser l’économie française, c’est-à-dire à mettre fin au parasitisme de tous contre tous.

      • ça y est c’est reparti à opposer les « bons travailleurs » aux « mauvais travailleurs ».selon qu’ils génèrent ou pas de la richesse.

        Un prof de collège , par exemple vous le classez où ?
        un gardien de musée ?
        un pompier ?
        une caissière d’hypermarché ?
        un employé des bibliothèques de la ville de Paris
        une puéricultrice de crèche départementale
        un vendeur de vêtements (made in Pakistan) ?

        • @turnover :

          Qui détermine si un « travailleur » crée ou pas de la richesse ?

          Il n’y a aucune polémique ou doute pour le déterminer, c’est très simple en fait :

          C’est l’employeur en situation de concurrence qui seul permet de déterminer si son employé crée de la richesse.

          Tous les métiers que vous citez (sauf la caissière et le vendeur de vêtement) ne sont pas exposés à la concurrence, on ne peut donc juger de leur création de richesse, mais comme toute situation de monopole, la productivité est forcément plus faible qu’en situation de concurrence.

          Donc tous les métiers que vous citez créent moins de richesses que s’ils étaient en situation de concurrence.

          • continuons…continuons ça m’interesse

            – Un journaliste sportif à Francetélévisions ?
            – un vendeur de véhicules d’occasion ?
            – un inspecteur du travail
            – un avocat
            – un greffier dans un tribunal ?
            – un viticulteur ?
            – le gérant d’un kebab ?
            – un contrôleur dans un centre des impots ?
            – un conducteur d’autobus à la RATP ?
            – un maçon salarié d’une entreprise ?
            – un employé de l’Office national des forêts ?
            – un médecin hospitalier ?
            – un dentiste libéral ?
            – un médecin du travail ?
            – un employé à l’etat-civil d’une mairie ?
            – un vendeur à la FNAC ?
            – un ingénieur réseaux informatiques ?
            – une postière distributrice du courrier ?
            – un déménageur ?
            – un employé en agence bancaire ?
            – un directeur de piscine municipale ?


        • Ce n’est pas compliqué, cher turnover : leur rémunération est-elle issue de l’échange volontaire ou de l’échange contraint ? Est-ce si difficile à comprendre que seul l’échange volontaire crée de la richesse et que tout échange contraint se contente de déplacer une richesse créée par ailleurs sans en créer de supplémentaire ?

          Pour ne reprendre que cet exemple, un prof de collège privé en concurrence crée une richesse supplémentaire tandis qu’un prof de collège public n’en crée aucune. Ce n’est de la responsabilité ni de l’un ni de l’autre. C’est indépendant de leurs savoir-faire et vouloir-faire respectifs. C’est simplement ainsi. C’est une loi économique intangible qui, comme la gravité, encadre impérativement l’action humaine.

          • Je suis désolé, mais vous raisonner en libéral absolu ( vous aurez remarqué que je n’ ai pas dit radical).
            A mes yeux un professeur, même issu de l’ école publique, est un vecteur de richesse, il le doit en tout cas. Vous faites des amalgames, et ce n’ est pas bien. Un professeur du privé, souvent, n’ est là que pour la gamelle et pour faire en sorte d’ atteindre le taux de réussite idéal à la bonne réputation de l’ école privée. C’ est à dire donner des bonnes notes à des cons absolus, comme ça papa et maman sont contents et signent pour un trimestre de plus…

  • Je vends des cacahuètes, c’est ma raison sociale. Je m’occupe des fournisseurs dans les pays exotiques, j’ai une secrétaire qui fait tout et sept commerciaux. Les commerciaux ont un fixe et une variable sur le CA. Je dois gérer un mouvement à caractère social comme qui disent dans le métro. La secrétaire se plaint, trop de boulot et les commerciaux gueulent comedab, le suivi, ce n’est pas ça.
    Si j’embauche une assistante à la secrétaire il faudra revoir les rémunérations car je suis dans un budget ou je dois augmenter mes prix et voir de la clientèle partir.
    Donc il y a du créateur de richesse ou pas, du productif ou pas, mais surtout, la grande différence est le secteur privé qui créé sa propre richesse pour faire face à ses besoins. Alors que d’autres gèrent avec le pognon des autres. Friedman l’explique très bien. Notons au passage dans cet exemple, si j’embauche, je passe à 10 salariés ! horreur et cata.

  • J’ai plus simple comme analyse. Le fait d’avoir de l’argent ou d’en gagner est une grosse faute en France. Cela sera bien sur réglé avec des grands coups de taxes dans le derche de celui ou celle qui ne comprend pas. Une seule solution, refuser d’être riche, devenir pauvre et laisser le système exploser. Celui qui a une entreprise l’immatriculera à Londre ou en Suisse, belgique ou autre. Celui qui a des thunes les met ailleurs. C’est déjà le cas depuis un long moment….et ça continuer, laissant les services se servir entre eux. Mais sans l’argent des autres.

  • « Ce n’est pas compliqué, cher turnover : leur rémunération est-elle issue de l’échange volontaire ou de l’échange contraint ? Est-ce si difficile à comprendre que seul l’échange volontaire crée de la richesse et que tout échange contraint se contente de déplacer une richesse créée par ailleurs sans en créer de supplémentaire ? »

    Aurais-tu des sources, des bouquins, qui expliquent cette théorie de création de richesse ?

    • Tu es sérieux ? tu a vraiment besoin de sources et bouquins pour ÇA ?

      • J’apprecie d’avoir des références qui expliquent en détaillent des théories. Cela permet de mieux les défendre ou les combattre.

        J’entends « cela crée des richesses, cela non » pour tout est n’importe, l’un est mieux, l’autre non. Pourquoi ? Donc une référence sérieuse serait bienvenue.

        • Mais là on est pas dans la théorie, on est au niveau zéro de l’évidence, guère plus loin que 2+2 = 4.

          • Effectivement, la différence entre création de richesse et création de richesse suplémentaire est une évidence pour tout le monde. Et le fait de devoir créer de la richesse pour avoir une économie plus saine et juste est également une évidence pour tout le monde. C’est tellement une évidence que certains votent toujours socialiste depuis des lustres, pourtant c’est comme 2 + 2 = 4.

            Bref, j’ai juste demandé des bouquins où ces évidences sont décrites et défendues afin de creuser le sujet.

          • « Une évidence pour tout le monde » : ce n’est malheureusement pas le cas, sinon le socialisme n’existerait pas.

            On vous encourage à compulser Wikiberal pour trouver des réponses à vos questions (http://www.wikiberal.org/wiki/Subjectivit%C3%A9_de_la_valeur) puis creuser la question avec les liens proposés (armez-vous de patience, c’est pratiquement sans fin ;)).

    • Il y a un lien dans l’article que vous commentez ici, qui donne un livre :

      http://www.contrepoints.org/2012/12/22/108942-un-emploi-public-detruit-133-emploi-prive

      « … L’emploi public : un remède au chômage, par Yann Algan, Pierre Cahuc et André Zylberberg (2002) … »

      Et la BCE elle-même, qu’on ne peut soupçonner d’être contre l’emploi public, s’est prononcée sur dépense publique et croissance :

      http://www.contrepoints.org/2013/04/30/123039-selon-une-etude-de-la-bce-les-depenses-publiques-nuisent-a-la-croissance

    • Tu peux lire « The case for Legalizing Capitalism » de Kel Kelly pour le Lugwig Von Misses Institute.
      Pas mal d’info dans le premier chapitre concernant ton commentaire, et le reste du bouquin est super, par contre c’est en Anglais.
      A telecharger sur « mises.org/document/5642/The-Case-for-Legalizing-Capitalism »

  • « alea moral » : est-ce qu’on pourrait appeler un chat, un chat et parler plutot de « nature humaine » ?
    nos ancetres appelaient cela les principes de l’action humaine.

  • France 2 hier vantait une usine de transformation de l’acier qui est a deux pas de florange, et qui tourne a donf’ : elle fabrique des rails de chemin de fer
    3 minutes de cocorico comme quoi l’acier n’est pas mort.
    Je me suis dit que si c’était un fournisseur de rff, grand crameur d’argent public il y a pas de quoi pavoiser : comme « créateur de richesses » on a vu mieux.
    Mais non il semblerait que l’acier vienne d’angleterre et reparte en rails aux 2/3 a l’export. Si c’est pour alimenter tous les rff d’europe, et si la france est choisie pour la transformation uniquement pour sa situation géographique, pas de quoi pavoiser. Mais demandez donc a un journaliste de France2 de faire un travail sérieux…

    Si on ranconne les rffs d’europe, tant mieux pour la balance commerciale : ca fera de l’argent a injecter dans le MES pour qu’ils continuent a nous acheter des rails déficitaires…

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