La croissance et la bannière

Pour Jean-Marc Ayrault, les bons chiffres de la croissance ne sont pas un hasard. Ceux du chômage et de l'endettement non plus ?
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La croissance et la bannière

Publié le 16 août 2013
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Pour l’inauguration de l’insubmersible reprise française, trinquons. Trinquons à la vigueur de notre industrie, à la réussite du modèle socialiste français, au succès incontestable du gouvernement.

Par Baptiste Créteur.

L’économie française frémit, sursaute, tressaille. Les spasmes du patient français sont l’occasion pour le gouvernement de se féliciter, de se gargariser sur la réussite des politiques menées jusqu’à présent.

Il y a quelques semaines pourtant, le gouvernement affirmait qu’on ne pouvait pas le tenir pour responsable de la situation économique du pays alors qu’il n’était au pouvoir que depuis quelques mois. Mais tout a bien changé ; aujourd’hui, ça marche, et c’est grâce à lui.

Le rebond de la croissance de l’économie française au deuxième trimestre conforte la stratégie du gouvernement, a déclaré lors d’un point avec la presse le premier ministre Jean-Marc Ayrault. «Ne croyez pas que si nous avons de bons chiffres de croissance au deuxième trimestre c’est dû au hasard», a-t-il déclaré en estimant que cela «confort(ait) la stratégie du gouvernement». «Le rebond de croissance de +0,5% est plus important que la moyenne de la zone euro. Cela ne veut pas dire qu’il faut s’en contenter, il faut poursuivre, amplifier la bataille pour la croissance, la bataille pour l’emploi, la bataille pour l’innovation, c’est tout ce que nous faisons mais ça montre que nous sommes sur le bon chemin», a-t-il ajouté.

Prenons-en bonne note : à partir de maintenant, on ne devra plus attribuer l’évolution de la situation française aux précédents gouvernements, aux groupuscules d’extrême-droite ou au hasard. Cette victoire, c’est celle des socialistes dans la bataille pour la croissance, l’emploi et l’innovation.

Une bataille contre une mondialisation sans foi ni loi qui permet aux Français d’économiser 300 euros par mois, contre l’ennemi sans visage qu’est la finance internationale qui bénéficie des politiques de taux faibles depuis des années menées par les gouvernements un peu partout dans le monde et achète la dette que nos politiciens accumulent. Une bataille qui se mène à coups de lois, normes, règlements, taxes et dépenses ; une bataille qui, comme toute bataille qui se respecte, coûte cher.

Concrètement, on a du mal à se représenter quelle décision du gouvernement a réellement eu un impact sur la croissance. Le PIB augmente « naturellement » à chaque hausse de la dépense publique ; pour avoir de bonnes statistiques, le gouvernement peut se contenter de dépenser sans compter, ce qu’il fait d’ailleurs très bien. Pas besoin que plus de richesse soit créée, ni que le quotidien des Français s’améliore.

D’ailleurs, les scènes de liesse à l’annonce d’une croissance époustouflante de 0,5% se font rare. Sur leur chemin vers les lendemains qui chantent, les Français sont de plus en plus souvent au chômage, de plus en plus nombreux à partir, de plus en plus heureux de le faire.

Jean-Marc Ayrault inscrit sans doute avec autant de conviction et de fierté le chômage, les défaillances d’entreprises et la hausse du niveau d’endettement du pays, qui finance sa magnifique et indéniable reprise. Bravo Jean-Marc.

Ne soyons pas mauvaises langues. Les socialistes avait promis de redresser la France ; c’est chose faite, et la croissance en 2013 pourrait même être positive : 0,1%.

Certes, l’investissement productif ne repart pas et continue de chuter, et alors ? L’emploi décroît dans le secteur marchand, et alors ? Ça croît, non ?

L’excitation à son comble au sein du gouvernement – jusqu’à provoquer des tweets estivaux intempestifs – ne doit pas faire perdre de vue la vision d’ensemble. Cette « reprise » est une illusion qui va conforter les fins économistes et les subtils stratèges dans leur course vers le mur, et les députés dans leurs revendications syndicales.

Il suffit d’une croissance sans réel sens pour que le gouvernement s’encense, se félicite, se congratule. Il suffit d’augmenter les impôts pour parler d’austérité et recevoir les félicitations du FMI. Il suffit d’une petite bosse sur la courbe de la croissance pour que les skieurs politiques qui dévalent manquent de voir le précipice qui suit, le grain majeur qui arrive et qui fera passer les charlatans keynésiens qui nous gouvernent pour des clowns une fois pour toute.

Et à ce moment-là, ce ne sera évidemment plus la faute de nos amis socialistes. Après tous, ils sont en charge de la croissance, pas de la crise ; de l’emploi, pas du chômage ; de l’innovation, pas du status quo.

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  • « à partir de maintenant, on ne devra plus attribuer l’évolution de la situation française aux précédents gouvernements, aux groupuscules d’extrême-droite ou au hasard »

    Que voilà un message intéressant à bien marteler, amis libéraux !

  • Je faisais remarquer il y a quelques temps que nos chers technocrates trouveraient toujours le moyen d’augmenter les impôts et de continuer leur politique.
    La phrase de Zayrault le démontre amplement. La moindre embellie est la preuve de leur succès, la moindre des ondées est le fait du gouvernement précédent, de la finance et des autres.
    Avec ce type de raisonnement, on peut aller loin.
    Quand quelqu’un me dit que c’est la faute des autres, je lui conseille désormais de s’inscrire au parti socialiste, il y sera entre collègues qui se comprennent.

  • On a vraiment l’impression d’assister à une funeste campagne de propagande. Quant à dire que le mirifique 0, 1% de croissance annuel est acquis, c’est sans doute crier victoire un peu trop vite. D’une part, car il serait très étonnant que les mêmes chiffres du second trimestre ne soient pas revus à la baisse par l’INSEE dans quelques semaines (il ne s’ agit ici que de premières estimations), d’autre part car l’année est loin d’être terminée. En un mot, cette « nouvelle » permet surtout de nous enfumer…

  • hippolyte canasson cheval vapeur
    16 août 2013 at 10 h 30 min

    Je me méfie de chiffres aussi centésimaux pour un mesurage partiel d’une chose aussi complexe et composite qu’un compte d’exploitation intermédiaire.

    Si la croissance est due, symboliquement, à une plus grande fréquentation, des musées y a pas de quoi pavoiser.

  • Hollande – Tu la sens bien là ma croissance, elle s’est redressée de 0,1%

    Trierweiler – Redressée, ah bon, mais pour combien de temps ?

    Hollande – Je ne me contrôle plus … trop tard, c’était trop bon ce 0,1% !

    Trierweiler – Mais tu en as foutu plein les journaux !

    Hollande – Je suis comme ça, quand je jouis, il faut que tout le monde en profite, j’ai un peu copié sur DSK. D’ailleurs, je l’ai dit lors de la campagne : « Quand je serais président, vous aurez doit à une … faciale de 0,1% ! »

    Trierweiler – Passe-moi la serviette avec la tête de Merkel dessus !

    Hollande – Tiens, moi, je prends la serviette de Carla, c’est ma préférée pour m’essuyer le bâton fiscal présidentiel.

  • Nous avons une belle illustration de l’offensive de l’an II du socialisme: de la com, rien que de la com. De la propagande.

    Le taux de croissance a toujours été un indicateur servant chaque gouvernement à justifier leur position. Or, comme tout indicateur, il n’est qu’une photo d’un moment donné qui cache tous les facteurs ayant permis ce cliché. Ce n’est que l’étude même par postes biens et services dans le détail qui permet de comprendre, du moins partiellement et de façon globale, les éventuelles raisons de ce taux. Le secteur de l’automobile est un exemple comme un autre. Si l’Etat met sous perfusion ce secteur avec, notamment des primes à la casse, ou autres avantages financiers payés par tous les contribuables, et si les ventes de voitures augmentent avec une incidence sur l’augmentation du Pib et donc du taux de croissance, l’indicateur ne tient pas en compte l’appauvrissement du pouvoir d’achat des ménages du fait des incidences sur le déficit public et du financement par tous. Une croissance artificielle. Autre exemple parmi tant d’autres: certains les services, dont les cabinets conseils. Si bon nombre de français ont eu recours à des experts pour préparer leur départ du pays, et que ces services ont une incidence sur le Pib, il n’y a pas de quoi se réjouir pour l’avenir de l’activité du pays.

    En fait un taux de croissance n’est qu’une statistique qui n’a de sens que si elle est associée à d’autres paramètres comme celui des variations par secteurs, celle du pouvoir d’achat et du déficit public, les capacités d’autofinancement des entreprises et les l’évolution des marges, etc. Un même taux de croissance pour deux pays ne signifie pas une même évolutions dans les composantes du Pib. Depuis quelques années, certains se servent même d’un nouvel élément pour affiner les analyses du Pib: l’indice de développement humain (IDH) qui tient compte de l’espérance de vie, du niveau de vie, et la scolarisation. En 2012 la France est en 20ème position mondiale, loin derrière l’Allemagne, la Suisse , la Suède et autres pays européens du nord, et juste devant l’Espagne et l’Italie. Pour 2013, avec l’embellie, certes légère, de la situation de certains pays, la France risque là aussi d’être rétrogradée. Encore!

    L’une des nombreuses et malheureuses particularités des socialistes, ce n’est pas tant qu’ils occultent les vrais raisons de cette illusoire et microscopique embellie, mais bel et bien qu’ils tentent d’occulter les autres paramètres catastrophiques qui eux plongent dans le rouge inexorablement en pratiquant l’endoctrinement massif de l’optimisme. Contrairement à bien d’autres pays de l’Union européenne auxquels ils tentent désespérément de coller leurs maigres lots de consolation en minimisant les leurs, le pouvoir d’achat des français et la compétitivité des entreprises ne cessent de diminuer par le matraquage fiscal et le déficit public n’est pas prêt de diminuer en l’absence de toute réforme structurelle visant à combattre l’obésité de l’Etat. Et quand les arguments manquent pour justifier l’injustifiable, ils comparent la France à la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie alors que l’origine de leur déficit n’est pas le même. Aucun d’eux n’a un Etat obèse avec plus de 10% de la population payés, en plus des 5% nourris, par les contribuables! Et en plus, ils font des réformes structurelles.

    Et, oui! Nous sommes en l’an II et nous avons droit à l’offensive de l’enfumage. Tout est bon pour justifier le prochain projet de loi de finance 2014 qui prévoit déjà une augmentation des prélèvements obligatoires qui feront des français les plus taxés au monde, et un simulacre de réforme des retraites afin de ménager l’électorat en vue des prochaines élections, en plus de l’Union européenne qui attend de la France des mesures concrètes visant à améliorer son énorme déficit public. Un véritable exercice d’illusionniste. Au fond, non seulement ils prennent les français pour des demeurés mais aussi l’Union européenne et les marchés.

    Tandis que bien des pays font les réformes qui s’imposent, voire même allègent leur fiscalité et leur droit du travail, nous nous avons droit à plus d’impôts, plus de rigidité avec la loi Florange présentée en septembre et plus ingérence dans les libertés individuelles, mais aucune réforme de fond. De l’Etat par l’Etat pour l’Etat. Néanmoins, soyons magnanimes. Les socialistes ont quand même le sens de la performance entre socialistes: ce que Zapatero aura fait en deux mandats, les socialistes français le feront en à peine deux ans.

    • Tmatique, le fait d’aérer vos textes permets une meilleure lisibilité même si l’essentiel est le contenu, c’est très appréciable surtout qu’il y a des registres dans lesquels vous excellez que je ne maîtrise pas. (Croyez bien que je le souhaiterai dans le cas présent afin de mieux les partager). Mais vous avez trouvé des interlocuteur (Stef75/Cavaignac entre autre) de grande qualité qui titillent vos neurones (comme vous dites) je reste attentive à vos réponses, ces échanges ne manquent pas d’intérêt, mais j’aime aussi lire vos écris et commentaires sur les sujets d’actualité

      • Excusez moi mauvaise manip, je continue. Votre exemple sur le secteur automobile est tout à fait pertinent. Lorsque les ventes sont boostées par la contribution de l’état cela donne de l’oxygène à un moment donné ensuite, c’est la chute et il n’est pas aisé de faire des prévisions après, tout est faussé. Aussi frémissement actuel qui réjouit tant Zayrault est artificiel car dès septembre, nous allons devoir vider nos poches pour l’Etat et les collectivités, adieu la consommation.
        Que l’on se rassure, nos ministres planchent sur un devoir important à remettre à la rentrée « Dans quel état sera la France en 2025 ». Vaste programme alors qu’ils sont incapables de prévoir à quel niveau sera notre déficit et notre croissance pour les mois à venir. Dans tous les cas, ces ministres ne seront plus au pouvoir pour constater leurs dégâts. Quant à l’UMP, c’est reparti pour l’inventaire. Si c’est pour faire le procès de N.S c’est une perte de temps, absurde et dénué de sens. Si c’est pour aller au fond et au bout de la réflexion de ce qui aurait pu être fait pourquoi pas. La droite a été beaucoup trop timorée dans ses actions et décisions comme hypnotisée par le regard de la gauche dont ils n’obtiendront jamais leur aval, ce qui a déçu son propre électorat. FH et son équipe ne s’embarrassent pas de préjugés pour appliquer son néfaste programme. Il faut du courage ce qui est moins sur et s’il n’y a pas consensus au sein du parti c’est peine perdue.
        Enfin Tmatique, ce qui est sur c’est que vous lire est un réel plaisir. Que l’on soit d’accord ou pas, vous donnez une autre vision, une autre version de ce que l’on veut nous faire croire. Bien à vous.

        • Mia, pour avoir le plaisir de vous lire depuis longtemps, je sais que vous maîtrisez bien plus de sujets que, par modestie, vous le croyez, même si par pudeur vous n’intervenez pas sur certains.
          Par ailleurs, j’ai lu vos interventions, ainsi que celles de Ac sur YT et j’avoue qu’elles m’ont permises d’avoir un juste équilibre entre la réflexion et la réalité des faits, malgré la censure par comptage d’un soit disant libéral. Même IR, dans les faits, est plus libéral tout en étant conservateur au point d’en devenir l’hôte des socialistes nationalistes.

          Il est vrai qu’entre un socialisme qui non seulement asservit les libertés individuelles à un intérêt général qui est en fait le leur, mais de plus qui prend des mesures à contre courant de l’environnement économique, et une droite avec L’Ump qui s’enlise dans des considérations d’ego avec l’ultime recours du «C’est pas moi, c’est lui» pour tenter de se distinguer en reniant leurs propres responsabilités, il y a de quoi désespérer.

          De toute évidence, lorsque les politiciens prennent du recul ce n’est pas une s’adonner à une réflexion sur l’avenir du pays et le bien être de chaque individu, mais bel et bien pour renforcer leurs propres intérêts. D’un côté, nous avons du conditionnement socialiste et, de l’autre, des variantes d’un conservatisme improvisé, et toujours un Etat obèse et des libertés individuelles sacrifiées. L’Ump, de même que l’Udi, n’ont toujours pas compris qu’il faut au préalable redéfinir le rôle de l’Etat. Qu’ils soient incapables, ou ne veulent pas, de mesures tendant vers le libéralisme, est un fait. Mais qu’ils n’osent pas entrevoir un nouveau modèle avec un Etat plus régalien, beaucoup moins interventionniste, et censeur des libertés individuelles, là en ce qui me concerne c’est l’abstention au bout. Ils n’ont toujours compris que l’opposition au socialisme ce n’est ni le conservatisme d’occasion, ni la critique sans alternative offrant plus de libertés. Tant qu’ils passeront leur temps dans le bac à sable à pinailler pour un grain de sable, au lieu de construire un nouveau modèle laissant bien plus de place aux libertés individuelles, même si cette place n’est pas celle accordée par le libéralisme, ils ne seront pour moi que des acteurs de leurs propres intérêts. Je veux bien concevoir qu’il ne soit pas aisé en France de passer du socialisme au libéralisme du jour au lendemain après tant d’années de formatage par l’Etat, et des politiciens dont la seule mamelle est l’Etat, mais qu’il n’y ait pas d’espoir d’être au moins sur une ligne de départ, comme je l’ai eu avec Sarkozy, je replongerais dans l’abstention comme je l’ai fait avant. Je ne peux choisir entre deux médiocrités étatistes même si le socialisme est de loin le plus dangereux.

          À force d’ignorer les uns et les autres les voix qui s’élèvent, de plus en plus nombreuses, pour plus de libertés individuelles, la France se vide de tous ses talents et même de l’expression citoyenne par les urnes. Être moins pire n’est pas suffisant car c’est ce critère qui a alimenté depuis des décennies toute forme d’étatisme au pouvoir. Avoir de l’audace en politique c’est avant tout avoir le courage de défendre un modèle de gouvernance différent, novateur. En politique, je n’attends pas de la droite qu’elle me débarrasse uniquement du socialisme et m’offre quelques libertés pour m’en confisquer d’autres par le conservatisme. J’attends d’elle qu’elle m’offre un nouveau modèle pouvant ouvrir les voies du libéralisme. Je peux me contenter, pour l’instant, d’une transition, mais je ne peux adhérer à une transgression servant de tremplin pour le socialisme.

          Je joue certainement sur le mots, mais je pense que dans le respect des libertés individuelles, la politique de droite doit fédérée autour de priorités qui sont moins d’Etat et plus de libertés individuelles et non regrouper qui est une méthode socialiste tendant à noyer chaque individu dans la masse. Il leur faut séduire et non faire du racolage en fonction des sondages.

          Au plaisir de vous lire. Comme d’hab.

  • L’INSEE aux ordres du gouvernement ne l’oublions pas…

    • Nous pouvons remettre en question la pertinence des études et analyses de l’Insee, mais il ne faut pas oublier qu’elles sont fondées sur des données officielles transmises par les institutions de l’Etat auquel tout citoyen peut avoir accès. De plus, concernant le Pib les postes répertoriés par secteurs d’activités se font sur la base des déclarations fiscales de chiffres d’affaires en rapport à la Tva dont la collecte apparaît dans les comptes annuels de la Nation. Tous les éléments comptables, y compris la ventilation par secteur d’activités et autres éléments, sont transmis à la Cour des comptes pour vérification et certification. Tout citoyen et tout expert peuvent étudier ses éléments, en contester leur fondement et les analyses qui en émanent. Bref, c’est sur l’absence de curiosité envers ces éléments comptables, ou de compréhension, que les socialistes fondent leurs espoirs de conditionnement à l’optimisme.

      • http://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_national_de_la_statistique_et_des_%C3%A9tudes_%C3%A9conomiques


        Il constitue une direction générale du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (MINEFI). Il dispose d’une indépendance de fait vis-à-vis du Gouvernement, désormais garantie en droit par la loi.

        Eurostat, dans un rapport en janvier 2007,… Il recommande que cette indépendance de fait soit « inscrite dans le droit » vis-à-vis du gouvernement. … La lettre de mission adressée par le président Sarkozy le 11 juillet 2007 … Depuis, l’indépendance professionnelle dans l’élaboration des statistiques a été inscrite dans la loi statistique française.

        Directeur de l’Insee
        Le 5 mars 2012, il prend la succession de Jean-Philippe Cotis comme directeur général de l’Insee.

        Conclusion
        ————-
        Cela a l’air règlo pour une fois. Le directeur a été nommé par le prédecesseur mais c’est un fonctionnaire. Au passage, on peut constater que Sarko n’a pas fait que des c***. J’ai déjà constaté à de nombreuses reprises qu’il a effectivement fait appliquer beaucoup de mesures d’indépendance de ce type issues de rapport d’origine variés. Il y a eu beaucoup concernant la justice et le parlement par exemple. D’une manière générale, je pense qu’il appliquait beaucoup le résultat des rapports qu’il demandait ou non, au lieu de s’en servir pour tenir les armoires et n’en faire qu’à leur tête comme beaucoup de politiciens (PS : je ne suis pas un fanboy, je constate au passage c’est tout …).

        • PS2 : il est certain que face à la vacuité de Flamby au niveau réforme allant dans le bon sens, le quinquennat Sarko apparaît parfois après coup sous un jour totalement magnifié (réforme des retraites, RGPP, …) … Quand on mange de la m***, on regrette le gruau …

  • Pour tout esprit lucide, il est clair que ce « frémissement » s’apparente surtout aux spasmes de l’agonie 🙂

    • Excellente déduction!!!

    • Ce n’est pas certain. En effet, quand on trace les courbes de PIB, on voit clairement que l’arrivée de l’Euro à mener à une augmentation assez nette de la croissance pendant le début des années 2000 par rapport aux années 90. Après 4 années de crise, nous sommes redescendus à peu près au niveau de PIB que nous aurions eu avec le niveau de croissance des années 90 pendant les années 2000. Cela pourrait donc signifier que l’essentiel de la purge des excès de l’Euro a été effectuée et que la croissance pourrait repartir avec sa valeur des années 90.

      http://img845.imageshack.us/img845/5880/66fk.jpg

      Moins en fait car nous avons de nouveaux boulets structurels et plus de dettes. Et encore moins car nos voisins ont fait des réformes que nous n’avons pas faite et qui les rendent beaucoup plus concurrentiels.Cela pourrait donc repartir avec une croissance positive, mais personnellement je m’attendrais plutôt à du 1% que le 2% prévu par le gouvernement en 2014… Il ne faut donc pas compter sur une diminution du chômage réel. Bien entendu si le chômage se stabilise au niveau actuel qui est très élevé, la montée en puissance des emplois aidées et les manipulations diverses pourront mener à une légère baisse. mais ce ne seront que des variations temporaires autour d’une moyenne constante …

  • Les commentaires sont fermés.

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