Le rosé a la cote

L’engouement pour le vin rosé ne faiblit pas.

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Le rosé a la cote

Publié le 28 juillet 2013
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L’engouement pour le vin rosé ne faiblit pas.

Par Jean-Baptise Noé.

L’été, le vin rosé a la cote, parce qu’il se boit frais et parce qu’il est associé aux vacances, à la Provence et à la plage. Pour le rosé, l’actualité de ces dernières semaines est assez conséquente. Je relate ici quelques informations glanées ici et là.

À Tavel, dans les Côtes du Rhône, la cave coopérative a été inscrite au titre des Monuments historiques, le 11 juin 2013. Inaugurée en 1938, la cave coopérative de Tavel est un bel exemple d’architecture néo-provençale, la première dans ce genre. À l’époque de sa construction, elle a lancé le style régionaliste en France. Tavel est également la première AOC rosé de France, et ce en 1936, donc avant la Provence. Les vignerons de Tavel communiquent beaucoup sur cette antériorité afin de se distinguer des rosés de Provence.

Preuve de l’engouement pour le rosé, Vitisphère relate le fait que Bordeaux et les Côtes du Rhône orientent de plus en plus leur production vers ce type de vin. Il y a toutefois un risque d’encombrement du marché, et également de savoir-faire : un bon rosé nécessite une certaine maîtrise technique.

Cette orientation de la production s’inscrit dans le cadre d’une réalité commerciale : la vente de rosé est en augmentation constante depuis une décennie. Ainsi, toujours selon Vitisphère, les rosés représentaient 17% de la consommation en volume des super et hypermarchés en 2003, et 24% en 2013. Quand on sait que cette vente est fortement sectorisée dans le temps, on mesure d’autant plus son poids économique, et la possibilité de faire une transaction rapide pour les vignerons.

Les études du CIVP ont constaté une augmentation de la production mondiale de rosé de 13% en 8 ans ; c’est la couleur qui connaît la plus forte progression, et les plus grands changements sur la dernière décennie. Le rosé représente aujourd’hui 10% de la production mondiale de vin.

La France est le premier producteur mondial, avec 26% de la production, suivie par l’Italie (22%) et les États-Unis (15%).

En France, la Provence est la première région productrice, avec 40% de la production. 87% des vins de Provence sont des vins rosés. Les autres grandes régions productrices sont la Loire (18%) et le Rhône (14%).

C’est la France qui consomme le plus de rosé : 35% de la consommation mondiale, suivie des États-Unis, avec 14%. Tous les autres pays sont en dessous des 10%.

Concernant la consommation de rosé en France, c’est à partir de l’an 2000 que celle-ci a dépassé celle des vins blancs : 16,3% contre 15,11%. L’écart n’a ensuite cessé de se creuse. En 2011, les rosés représentent 27,3% de la consommation de vin en France, contre 16,8% pour les blancs et 56% pour les rouges. En 1990, les rosés étaient à 10,8%, les rouges à 77,8% et les blancs à 11,4%. On peut donc observer de grands changements dans les habitudes de consommation sur les 20 dernières années.


Sur le web.

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  • Le rosé…..est devenu produit sur-fait. Le prix ne correspondant plus au produit. Quand on compare un bon rouge du Medoc ou de Bordeaux avec un rosé: c’est pas le même travail….le rosé reste sympa, son prix devrait l’être.

  • Concernant la consommation de rosé en France, c’est à partir de l’an 2000 que celle-ci a dépassé celle des vins blancs…
    Pour bien comprendre cette évolution il faut savoir qu’avant cette date les rosés étaient des merdes à peine croyables ! Je me demandais comment on pouvait boire des trucs aussi pourris et même dangereux.
    Le seul rosé sublime : Bellet Nice – très cher car petite production.

  • Les commentaires sont fermés.

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