Les coupes budgétaires à Détroit ? C’est génial !

Détroit démontre que l’ordre spontané, la coopération civile et les forces du marché remplacent l’État quand ce dernier est défaillant.
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Les coupes budgétaires à Détroit ? C’est génial !

Publié le 18 juillet 2013
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Détroit démontre que l’ordre spontané, la coopération civile et les forces du marché remplacent l’État quand ce dernier fait faillite.

Par Robert Taylor.

Les discussions sur les coupes budgétaires, l’austérité et les mises sous séquestre semblent dominer le paysage médiatique ces jours-ci, rendant les Américains peureux de la perte de services publics vitaux et du chaos qui s’en suivrait si l’État ne pouvait pas dépenser et emprunter indéfiniment. Les conservateurs dénigrent les coupes supposées au complexe militaro-industriel, et les gauchistes déplorent que sans les transferts publics de richesses, il y aurait du darwinisme social. La sénatrice Barbara Boxer a même imputé le scandale de Benghazi à – devinez quoi – les coupes budgétaires et les mises sous séquestre.

Laissons de côté les détails sur la réalité de la baisse du budget des États-Unis, nous avons juste besoin de regarder du côté de Détroit pour découvrir que l’ordre spontané, la coopération civile, et les forces pacificatrices du marché remplacent tout simplement l’État quand ce dernier est absent.

Détroit est totalement en faillite. La ville fait face à un manque de liquidités de plus de 100 millions de dollars au 30 juin. Les dettes à long terme, y compris les retraites, dépassent les 14 milliards de dollars. Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, veut renflouer le gouvernement de la cité de Détroit un peu plus. Grâce à la situation financière de Détroit, il y a eu de sévères baisses de budget dans les services d’urgence comme la police et les pompiers. Le « 911 » [NdT : le numéro de téléphone des urgences américains] prend les appels uniquement pendant les heures de bureau. Des maisons ont été abandonnées, ce qui fait ressembler la ville à une cité fantôme.

Si nos fonctionnaires avaient raison et puisqu’ils n’oseraient ni nous mentir, ni essayer de nous faire peur, alors le chaos, l’anarchie et l’illégalité devraient régner en maître à Détroit, n’est-ce pas ? Eh bien, pas tout à fait.

Dale Brown et son organisation, le centre de gestion de la menace Threat Management Center (TMC), ont aidé à remplir le vide laissé par le gouvernement incompétent et corrompu de la ville. Brown a commencé le TMC en 1995 comme un moyen pour aider les citoyens de Détroit vivant au milieu d’une augmentation du nombre de cambriolages et de meurtres. En essayant d’aider au maintien de l’ordre, il n’a pas trouvé beaucoup de policiers motivés. Ces derniers étaient plus intéressés à toucher des revenus à travers les amendes routières et à terroriser les habitants dans leurs domiciles avec des raids du SWAT qu’à protéger les personnes et les biens.

Lors d’une entrevue avec Copblock.org, Brown explique comment et pourquoi son organisation policière, privée et libre, a été un tel succès. La clé pour la protection efficace et la sécurité est l’amour, dit Brown, et non les armes, la violence ou la loi. Certes, cela peut paraître ringard mais les résultats parlent d’eux-mêmes.

Près de 20 ans plus tard et le boulet financier de Détroit encore plus visible, TMC a une base de clients d’environ 1.000 résidences privées et de plus de 500 entreprises. Grâce à l’efficacité et la rentabilité de TMC, ils sont aussi capables de fournir des services gratuits ou à un coût incroyablement bas aux plus pauvres.

TMC a été une telle réussite car ils ont pris l’approche complétement opposée à celles des agences publiques pour le maintien de l’ordre. La philosophie de Brown est qu’il préfère employer des gens qui voit la violence comme le dernier recours, et la poignée d’officiers de la police de Détroit, qui a en fait travaillé avec Brown dans les premières années, ayant un intérêt marqué pour la véritable protection des concitoyens, travaille maintenant pour TMC. Pendant que les États menacent les citoyens avec des contraintes, des amendes et de la prison s’ils ne payent pas leurs impôts, le financement de TMC est volontaire et soumis au test des pertes financières ; si Brown ne fournit pas le service que ses clients veulent, il quitte le business (ou le marché).

Cela signifie que Brown n’est pas intéressé par les raids para-militaires et sans sommation du SWAT, la « sécurité des agents » comme priorité numéro un, les retraites pléthoriques ou harceler les gens pour ce qu’ils ont dans leur sang. TMC travaille avec ses clients sur la prévention des crimes plutôt que de se pointer après les faits pour prendre des notes comme les historiens.

Le héroïque Brown et TMC sont un exemple de la façon dont le marché et la société civile fournissent des services traditionnellement associés à l’État de manière plus efficace, moins cher et plus en adéquation avec les désirs et les besoins des gens. J’ai toujours pensé que la police, la protection et la sécurité sont beaucoup trop importantes pour être laissées dans les mains de l’État – plus particulièrement à l’époque des sections d’élites militaires – et Brown nous aide à comprendre pourquoi.

Le respect de la loi n’est pas le seul « service public essentiel » que le secteur marchand remplace par un système florissant. Le Detroit Bus Company (DBC) est un service de bus privé qui a commencé l’an dernier et montre un contraste absolu sur la façon dont le marché et l’État peuvent opérer. Créée par Andy Didorosi, 25 ans, la société évite d’utiliser les traditionnels bus, fermés et cloisonnés et utilise de magnifiques véhicules décorés de graffitis à l’extérieur. Il n’y a pas de trajets prédéfinis, mais un système de suivi en direct. Un appel ou un SMS est la seule chose nécessaire pour être pris en charge dans l’un de ses bus qui roulent au biodiesel à base de soja. Tous les bus possèdent la wi-fi, de la musique et vous pouvez  même boire votre propre alcool à bord ! Le système de paiement est, bien sûr, bien moins cher et plus juste.

Comparer les services de cette société de transport à, par exemple, mon expérience de transit sur la « San Francisco MUNI », c’est comme comparer les services des fermes biologiques, locales, libres autour de la Baie et les files d’attente devant les magasins de l’U.R.S.S.

Sans surprise, le gouvernement de la cité, qui n’a pas le temps de protéger ses citoyens, se débrouille pour trouver du temps pour harceler des citoyens pacifiques dans ce marché à ordre spontané. Charles Molnar et d’autres étudiants de la Detroit Enterprise Academy voulait aider à faire des bancs pour les arrêts de bus de la cité, où de longues attentes sont la norme. Les bancs étaient équipés d’étagères, afin de tenir les lectures des clients.

Les officiels du département des transports de Détroit ont rapidement annoncé que les bancs « n’étaient pas autorisés » et qu’il fallait les démolir. Eh, citoyens idiots, ne saviez-vous pas que seuls les États peuvent proposer ce genre de services ?

La TMC et la DBC sont juste deux des plus grands et visibles exemples de marché et de coopération humaine volontaire régnant à Détroit. « Food rebels » faisant fonctionner des jardins communautaires locaux sont une alternative à l’agriculture intensive et aux énormes fermes subventionnées par l’État. Des garages privés surgissent. Les habitants de Détroit  utilisent les principes de la clause lockéenne sur des zones à l’abandon pour réhabiliter la terre parmi les décombres de la bulle immobilière provoquée par la Fed. Des événements communautaires comme les « Biergartens » et de grands rassemblements pour des dîners citoyens (sans aucun permis ou licences !) sont organisés en privé. Même les artistes de Détroit commencent à refléter ce mouvement anarchique et pacifique dans leurs travaux artistiques.

La mairie de Détroit est peut-être en désordre financièrement parlant, mais les citoyens de Détroit montrent ce qui se passe quand les gens recouvrent la liberté. Depuis des siècles, les libertariens se sont battus pour des limites très fortes au pouvoir de l’État, les bénéfices d’une société privée et civile, et par-dessus tout, l’ordre spontané qui surgit quand le marché libre et les interactions volontaires dominent. Nous ne devrions sûrement pas être aussi effrayés et être atteints du syndrome de Stockholm envers nos politiciens la prochaine fois que des politicards nous vendront de la crainte en raison de coupes budgétaires.


Sur le web.
Traduction Nicolas B. pour Contrepoints.

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  • La seule morale est qu’il faudra attendre la faillite totale de la France pour que le libéralisme, la-seule-solution-qui-marche-et-qui-n’a-jamais-été-essayée voie le jour.

    • Maleheureusement vous avez raison.

    • Désolé d’être pessimiste mais je n’y crois aucunement, trop de zombies. Je crois que ça va simplement devenir une vrai de vrai URSS, mais il faut faire tous ce qui est possible pour que ça n’arrive pas.

      Il faudra des bouc émissaires et la France A En stock..

  • Ces trois exemples sont intéressants et montrent effectivement la force de l’esprit d’initiative à l’Américaine. Mais de là à dire qu’il est « génial » qu’une ville soit en faillite (depuis quelques dizaines d’années en fait, depuis que les grands constructeurs automobiles sont pour ainsi dire partis), c’est comme se réjouir d’une guerre destructrice et meurtrière au prétexte qu’on pourra construire de plus grands immeubles après.

    Le dynamisme des habitants est à saluer, mais il ne faut pas perdre de vue que 2-3 initiatives isolées ne « remplacent » pas des services publics corrects, ce sont de petits palliatifs, de bonnes initiatives à suivre, mais proportionnellement, guère plus significatifs qu’un pansement sur une jambe de bois.

    La ville est sinistrée, car la mentalité des officiels US dicte d’intervenir le moins possible pour sauver qui que ce soit, qu’il est « naturel » dans l’ordre du marché de laisser mourir des régions entières. Les pauvres n’ayant qu’à aller voir ailleurs, sauf qu’ils ne peuvent pas, surendettés qu’ils sont, et en ce moment , « ailleurs » ce n’est pas forcément mieux pour des gens peu qualifiés et désargentés. La banlieue riche se maintient en attendant.

    Detroit détient actuellement le record d’incendies criminels. Il semble que les ménages qui ne peuvent plus payer gaz eau ou électricité voient leur maison prendre feu « mystérieusement » (avec eux dedans le plus souvent, femme et enfants compris).

    L’article dit que la police est peu efficace contre l’explosion des crimes. Mais ces crimes viennent de la pauvreté extrême, de l’absence de perspectives d’avenir à Detroit. La milice dont il est question ici fait payer ses services à ceux qui les demandent : elle ne maintient pas la sécurité de manière générale, en patrouillant systématiquement dans les quartiers pauvres par exemple.

    Qu’en est-il de la santé ? une poignée de médecins soignant à bas prix quelques cas extrêmes avec les moyens du bord, et tant pis pour les autres ?

    On peut se réjouir des initiatives constructives, mais elles sont, comme les Restaus du coeur ou Emmaus, destinées à pallier un peu à l’extrême misère ambiante. c’est très bien mais ça ne remplace pas un vrai service public de qualité pour tous.

    Et ça ne résout pas plus le drame de cette ville qui est le manque flagrant d’emplois et de fonds publics (ça va ensemble).

    • Emmaus est terriblement efficace. Je ne sais pas s’ils sont subventionnés mais s’ils ne le sont pas c’est une parfaite entreprise privée qui fait bosser des gens qui auparavant étaient dans la misère. Bien mieux que le service public qui, finalement, sert à maintenir les gens dans l’assistanat (ce que veut le pouvoir socialiste d’ailleurs).
      Emmaus est l’exemple typique d’une initiative privée avec une idée novatrice au départ qui réussit. Mon commentaire ne vaut, je le répète, que s’ils ne sont pas subventionnés.

      • Emmaus est un bon exemple, en effet.
        Je ne sais pas pour la France mais Emmaus UK ne reçoit pas de subventions d’État.
        Il y a malgré tout un subventionnement d’ordre privé qui abondent les recettes des communautés.
        le cas d’Emmaus UK est une bonne illustration de l’interférence bornée et contre productive de l’administration étatique.
        En effet, celle-ci a souhaité imposer les compagnons sur leur revenu, arguant qu’ils bénéficiaient d’avantages en nature par leu logement, et que leur pécule était un salaire.
        La réponse d’Emmaus UK a été simple et efficace. L’association a commandé un audit qui a révélé qu’ en assujettissant les compagnons au cadre général de l’Impôt et des contributions sociales l’État les transformaient en ayant-droit à qui des aides sociales d’un montant bien supérieur seraient dues.
        Résultat: les veaux de HMRC sont allés paître dans d’autre pâtures

      • Emmaus en France est bien entendu fortement subventionné.
        D’autre part j’aimerais savoir si tu as déjà fait appel à eux pour un débarras de vieux meubles ?
        Moi oui.
        Les gus qu’ils t’envoient sont la plupart du temps des anciens taulards ou des drogués à peine sortis de leur addiction.
        Donc ils suscitent une très grande méfiance lorsqu’ils débarquent chez toi.

        • Emmaüs a aussi des effets pervers puisque, comme dit dans un commentaire plus haut, les « compagnons » recrutés pour bosser chez eux ne sont pas mis en mesure de quitter le système une fois qu’ils y sont entrés.

          Emmaüs ne fait pas un véritable travail de réinsertion, dans ce sens, car ils n’encouragent pas à s’émanciper hors de leur structure.

          Nourris, logés et pratiquement pas payés, les compagnons (ex-sdf ou autres) n’auraient pas droit à plus d’aide sociale qu’en étant SDF, et surtout pas au chômage, puisque leur activité n’est pas considéré comme un emploi.

          Sans compter dans certains centres, la pression mise en interne sur le mode culpabilisant (« on t’a tout donné, comment ose-tu nous quitter » , ce genre). Pas toujours très sain comme charité donc. On pourrait même parler d’une forme d’exploitation honteuse sous couvert de bienfaisance.

    • Philippe_Murray_Rothbard
      18 juillet 2013 at 20 h 48 min

      La ville est sinistrée, car la mentalité des officiels US dicte d’intervenir le moins possible pour sauver qui que ce soit, qu’il est « naturel » dans l’ordre du marché de laisser mourir des régions entières.  »

      Non la ville est sinistrée car les officiels US l’on ruinée en gaspillant l’argent du citoyen.

      « ‘est très bien mais ça ne remplace pas un vrai service public de qualité pour tous. »

      Un service public de qualité ?Depuis quand ça existe ce genre de chose?

    • Historiquement, les « services » « publics » monopolistiques obligatoires ne sont en place que parce qu’ils ont remplacé manu militari, par la force, les initiatives en place qui fonctionnaient très bien. C’est fallacieux de dire qu’on ne peut les remplacer par des initiatives non obligatoires et non monopolistiques. C’est juste prendre le coup de force initial comme « justification ».

      http://www.amazon.com/The-Voluntary-City-Community-Society/dp/1598130323/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1374224412&sr=8-1&keywords=the+voluntary+city

      • On pourrait les remplacer, en effet, mais avec de gros moyens, une vision d’envergure qui permet d’unifier le service (je pense aux correspondances de transports publics par exemple),

        ou à l’inverse, par une extrême bonne volonté de tout un chacun, ou chaque individu pratiquerait bénévolement ou à très bas prix covoiturage, cours d’instruction et autres selon ses capacités… dans ce cas, OK, plus besoin de bus et autres.

        Le fait est qu’on est loin du compte, ce ne sont pas deux ou trois initiatives perso qui vont remplacer du jour au lendemain un service public à plein temps sur l’étendue de la ville. Après, si ça marche tant bien que mal en se développant dans les années qui viennent, tant mieux.

        Dans les deux cas, c’est l’envergure qui manque, et l’argent nécessaire.

        Pour la santé par exemple, il faut absolument des gens compétents et des moyens techniques qui ne peuvent pas simplement dépendre de la bonne volonté de quelques médecins. A moins de juger que la qualité de soins d’un hôpital Européen dernier cri est égale à celle d’un dispensaire du fin fond de la brousse aux médicaments périmés.

        Je comprends qu’on puisse trouver ça regrettable, mais c’est une question d’échelle à mon avis.

    • Larticle ne dit pas que la faillite est géniale mais que certains services publics, n’étant plus assurés en raison des coupes budgétaires,sont avantageusement remplacés par des initiatives privées. 3 exemples sont donnés et oui c’est génial.

      Par contre vous n’en donnez aucun pour les « services publics corrects » et moi non plus je n’en connais pas.

      Vous imputez ensuite la ruine de la ville, en mettant en scène des drames humains, au « marché »,faisant fi de la responsabilité de l’emprunteur et préparant les esprits à se retourner contre le prêteur de la façon qui convient quand on pense aux maisons incendiées( par sa faute pas vrai?) avec « le plus souvent femmes et enfants à l’intérieur ».

      Le crime devient alors juste révolte contre la pauvreté dont vous avez plus haut désigné le responsable: le « marché ».

      Mais ce n’est pas assez précis comme cible alors vous écrivez « banlieue riche ».
      C’est une incitation au crime et un moyen de chantage pour lui faire préférer la puissance publique.

      Bref, triste sire toto345.

      • Vous n’avez pas compris mes propos. Il s’agit d’incendies criminels, on peut supposer plusieurs causes possibles : 1) l’habitant qui met le feu à sa maison pour toucher l’assurance. ça ne marche plus, et s’il meurt dedans avec sa famille, ce n’est pas crédible. 2) les prêteurs cherchent à faire peur en « punissant » les mauvais payeurs. 3) hypothèse de crime raciste, les pauvres à Detroit étant majoritairement des Noirs, 4) autres raisons (vengeance personnelle, suicide…)

        Il semble quand même bien que ce soit la deuxième hypothèse la plus crédible.

        Votre phrase « Le crime devient alors juste révolte contre la pauvreté  » n’a pas de sens dans ce contexte.

        C’est ce genre d’horreurs qui fait que je suis choqué par le pseudo-enthousiasme rhétorique de l’auteur de l’article, car oui, cette ville vit des drames gravissimes au quotidien.

        ça n’empêche pas que les causes de la faillite soit partagées et que les initiatives spontanées soient louables bien que largement insuffisantes à renverser la tendance, à moins de faire de Detroit un modèle de ville Américaine post-industrielle et autogérée (si ça réussit, tant mieux, mais on en est loin).

  • Dans un état socialiste sovétique comme la France de Holladebachev on rêve…

  • Je pense que, comme la Somalie en son temps, Detroit va devenir la cité idéale de tous les libertariens.

    Combien de lecteurs de Contrepoints souhaitent-t-ils aller vivre à Detroit, terre d’opportunité ?

    Je vois aucun doigt se lever ? Ah ben ça alors !

    • Y-a-pas un ancien titre de Prince qui s’intitule
      « Worse than Detroit » ?

    • Moi j’irai bien…

      Pour que j’y aille, ça veut dire que personne ne me demandera de passeport, de visa, que la réglementation fédérale et les impôts ne s’appliqueront pas, et que le Michigan laissera une complète et totale autonomie à Détroit.

      Sinon, vous pouvez remballer votre question.

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