Lénine, le simple idéologue innocent ? La preuve du contraire

Le Livre noir du communisme (Crédits : Robert Laffont, tous droits réservés)

La légende du « gentil » Lénine face au « méchant » Staline ne tient pas un instant face à la réalité. Lénine fut aussi un sanguinaire chef de guerre.

La légende du « gentil » Lénine face au « méchant » Staline ne tient pas un instant face à la réalité. Lénine fut un sanguinaire chef de guerre, tout comme Staline.

Par Jean-Baptiste Noé.

Après les documents sur le génocide vendéen, nous publions ici deux télégrammes envoyés par Lénine pendant la période de la terreur rouge. Il s’agit, pour le maître de la révolution socialiste, de terroriser les populations, par les exemples des nombreuses personnes tuées et abattues. Terroriser, afin de rallier les Russes à la cause bolchevique, sinon par adhésion au moins par intérêt.

Ces télégrammes sont terribles, et ruinent l’image d’un Lénine simple idéologue et propagandiste. C’était aussi un sanguinaire chef de guerre.

Ces documents sont issus du Livre noir du communisme.

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Télégramme de Lénine au président du Comité exécutif du soviet de Nijni-Novgorod daté du 9 août 1918.

Le président du comex du soviet venait de lui faire part d’incidents impliquant des paysans protestant contre les réquisitions.

« Il est évident qu’un soulèvement de Gardes blancs est en train de se préparer à Nijni-Novgorod. Il faut former immédiatement une troïka dictatoriale (vous-même, Markine et un autre), introduire sur-le-champ la terreur de masse, fusiller ou déporter les centaines de prostituées qui font boire les soldats, tous les ex-officiers. Pas une minute à perdre. Il faut agir résolument : perquisitions massives. Exécution pour port d’arme. Déportations massives des mencheviks et autres éléments suspects. »

Le lendemain, 10 août, Lénine envoya un autre télégramme de même teneur au Comité exécutif du soviet de Penza :

« Camarades ! Le soulèvement koulak dans vos cinq districts doit être écrasé sans pitié. Les intérêts de la révolution tout entière l’exigent, car partout la lutte finale avec les koulaks est désormais engagée. Il faut faire un exemple. 1/ Pendre (je dis pendre de façon que les gens le voient) pas moins de 100 koulaks, richards, buveurs de sang connus. 2/ Publier les noms. 3/ S’emparer de tout leur grain. 4/ Identifier les otages comme nous l’avons indiqué dans notre télégramme hier. Faites cela de façon qu’à des centaines de lieues à la ronde les gens voient, tremblent, sachent et se disent : ils tuent et continueront à tuer les koulaks assoiffés de sang. Télégraphiez que vous avez bien reçu et exécuté ces instructions. Vôtre, Lénine. P.S. Trouvez des gens durs.

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