Chômage volontaire : une réalité à cause du « modèle » social français

Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Entretien d'embauche recrutement chomage (Crédits Troisième Histoire, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Chômage volontaire : une réalité à cause du « modèle » social français

Publié le 13 mai 2013
- A +

Le chômage volontaire est une stratégie parfaitement rationnelle et une réalité causée par la trop grande générosité du modèle social français.

Par Guillaume Nicoulaud.

Ce n’est pas que Laure ait besoin d’argent. Son mari gagne tout à fait correctement sa vie mais, en partie parce qu’elle souhaite garder un pied dans le monde du travail le temps que ses enfants grandissent et aussi parce que quelques euros supplémentaires de revenu permettraient d’améliorer l’ordinaire, elle a décidé de chercher un poste d’assistante à mi-temps.

Bien sûr, Laure ne partait pas gagnante : elle lit les mêmes journaux que vous et s’attendait à ce que ses recherches soient longues et difficiles. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça n’a pas été le cas : je vous passe les détails mais, en ayant répondu à un total de sept annonces, elle a reçu – tenez-vous bien – pas moins de six offres d’emploi fermes [1]. Si l’on en croit le retour d’expérience de ces employeurs putatifs, il y avait, en ce mois de janvier 2013 à Marseille, une véritable pénurie : tous, sans exception, se plaignaient de ne pas arriver à recruter.

Bref, en deux semaines montre en main, Laure a trouvé du travail en ayant l’embarras du choix. C’est finalement sur une grosse société de travaux publics qu’elle a jeté son dévolu : métier intéressant, horaires flexibles, patronne « adorable », comité d’entreprise… C’est tout à fait ce qu’elle cherchait.

Considérations économiques

Contractuellement, Laure travaille le matin à raison d’environ 76 heures par mois pour un salaire brut de 12,17 € de l’heure (129 % du Smic). Économiquement, la situation est la suivante : son salaire réel, la somme que son employeur débourse chaque mois pour bénéficier de ses services ou, si vous préférez, la valeur de marché de son travail s’élève à 1 669,23 €. Là-dessus, l’État prélève un total de 1 013,61 € de charges et impôts divers [2] – soit 61 % de son salaire réel – de telle sorte que son salaire net, celui qu’elle reçoit à chaque fin de mois sur son compte, s’élève à 655,62 €. Naturellement, sur ce salaire, elle devra encore s’acquitter de sa quote-part de l’IRPP du couple et paiera une foule d’autres taxes directes et indirectes telles que la Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) lorsqu’elle fait le plein de sa voiture pour aller travailler.

Laure n’est pas plus radine qu’une autre et elle ne fait pas de politique mais là, vraiment, elle trouve que ça fait beaucoup. Elle trouverait justifié de disposer librement d’une partie plus importante de son salaire et estime que, tout bien considéré, notre modèle social lui coûte un peu cher.

Par ailleurs, à l’issue de son huitième mois d’activité, Laure aura totalisé – ou peu s’en faut – les 610 heures de travail qui lui ouvriront droit à l’Allocation d’Aide au Retour à l’Emploi (ARE) pour les 245 jours suivants – soit environ huit mois. Or, une rapide simulation sur le site de Pôle Emploi lui a permis de calculer que, si elle faisait le choix de se mettre au chômage à ce moment-là, elle aurait droit à une allocation journalière de 18,14 € nets dans sa poche.

Que croyez-vous qu’elle va faire ?

Comprenez-moi bien : aujourd’hui, en travaillant à mi-temps, elle touche 21,85 € nets par demi-journée de travail et, en se mettant au chômage à partir de la fin du mois de septembre 2013, elle touchera 18,14 € nets (ou 83% de son salaire net actuel) sans rien faire. En d’autres termes, sur un mois, la différence entre travailler à mi-temps et ne pas travailler du tout sera en moyenne de 105 €. Rajoutez à cela les économies d’essence et de cantine scolaire qu’elle ferait en restant chez elle, la réduction d’IRPP qui en résulterait et les différentes aides auxquelles son nouveau statut de demandeuse d’emploi lui donnerait droit et posez-vous cette simple question : que croyez-vous qu’elle va faire ?

Un homme sage dont je n’ai malheureusement pas eu la présence d’esprit de noter le nom écrivait un jour que « quel que soit le système que vous mettez en place, vous devriez toujours partir du principe selon lequel les gens l’exploiteront au mieux de leurs intérêts ». Laissez-moi vous énoncer une évidence : fin septembre prochain, il y aura une nouvelle demandeuse d’emploi indemnisée par l’Unédic et cette demandeuse d’emploi ne sera pas vraiment à la recherche d’un travail. Après avoir vu son salaire réel ponctionné à hauteur de 61% pendant huit mois, elle va, elle aussi, essayer de profiter un peu de notre modèle social.

N’en doutez pas, Laure fera sans doute comme ses amies de Facebook : elle va « profiter ». Il y a encore quelques années, c’était une stratégie honteuse, le genre de choses que l’on n’admettait que du bout des lèvres mais aujourd’hui, il est communément admis que Laure serait idiote de rempiler pour huit mois de plus. Le chômage, elle y a droit et c’est son intérêt bien compris : au nom de quel principe lui en feriez-vous le reproche ?

Reste, bien sûr, l’aspect budgétaire de la chose : en huit mois, Laure n’aura cotisé qu’à hauteur de 473,6 € à l’assurance chômage et percevra, tout au long des huit mois qui suivront, un total de 4 408 € d’ARE. Évitez-vous le calcul : c’est un trou de 3 934,4 € dans le budget de l’assurance chômage que le monde nous envie.

Chômage stratégique

Que cela vous plaise ou non, le chômage n’est pas seulement un malheur qui s’abat sur un ménage comme la misère sur le bas-clergé, c’est aussi une stratégie d’adaptation, un choix parfaitement volontaire. Là où la presse et nos politiciens nous brossent le portrait du chômeur médiatique – un salarié du secteur industriel victime d’un licenciement économique suite à une délocalisation – une étude récente de l’Unédic [3] tend à prouver que ce profil-type ne correspond, au grand maximum, qu’à 10% des demandeurs d’emplois. À titre de comparaison, les ruptures conventionnelles et les départs volontaires, c’est plus de 13% de l’effectif.

Le fait est que, dans un pays où l’écart entre de généreuses allocations chômage et des salaires sur-ponctionnés est réduit à presque rien, l’incitation à travailler devient quasiment nulle et plus vous descendez dans l’échelle des salaires, plus le phénomène est évident. La France du chômage, ce sont des jeunes sans expérience, des demandeurs d’emploi peu ou pas diplômés (75,8% n’ont pas fait d’études supérieures) et des mères de famille entre deux temps partiels (sans doute plus de 10% de l’effectif à elles seules). Il est probablement impossible d’en évaluer précisément l’ampleur mais, de toute évidence, le chômage stratégique est un phénomène massif et directement induit par notre modèle social.

Du point de vue des employeurs potentiels, c’est d’ailleurs une cause entendue depuis longtemps. Thomas, un ami d’enfance, ne passe plus par Pôle Emploi pour recruter de peur de passer des journées entières à recevoir des candidats qui, manifestement, ne veulent pas du poste mais cherchent juste à valider qu’ils sont bien officiellement à la recherche d’un emploi. Xavier, un ami avocat, a pratiquement supplié Laure de quitter son emploi pour venir remplacer son assistante qui part à la retraite cet été. Dans une région où le chômage bat des records historiques, c’est proprement ubuesque.

À celles et ceux qui veulent continuer à nier l’évidence et qui prétendent défendre les intérêts des victimes de la crise, je n’ai plus qu’une chose à dire : si c’est vraiment l’intérêt des vrais chômeurs qui vous tient à cœur – et c’est tout à votre honneur – réfléchissez bien : tôt ou tard, ce système finira par s’effondrer et ce jour-là, les premières victimes ce seront eux.


Sur le web

  1. Pour être tout à fait exhaustif, elle avait aussi déposé une annonce dans les locaux de l’ordre des avocats qui, en deux semaines, lui a valu huit appels de cabinets qui cherchaient (désespérément) une assistante, même sans expérience.
  2. Soit 744,23 € de charges dites patronales, 240,48 € de charges dites salariales et 28,9 € de CSG et de CRDS. Je précise ici que j’ai le bulletin d’avril 2013 sous les yeux.
  3. Unédic, Qui sont les allocataires de l’assurance chômage ? (avril 2013) – chiffres à fin-décembre 2011.
Voir les commentaires (16)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (16)
  • Il a dit la vérité, il doit être exécuté.

    N’importe quel assureur vous dira que le chômage n’est pas un risque assurable : contrairement à la foudre qui tombe, l’événement n’a rien d’aléatoire et fortuit, c’est une décision consciente de personnes qui y ont mûrement réfléchi. Le principe même d’une « Assurance chômage » est une stupidité sans nom.

    • « N’importe quel assureur vous dira que le chômage n’est pas un risque assurable »
      Faudrait aller discuter avec eux, alors. Pour un assureur, il n’y a pas grand chose de non assurable…
      D’ailleurs, taper « assurance privée chômage » dans notre ami Google est instructif…

  • facebook_harry.stoth
    13 mai 2013 at 12 h 24 min

    Merci de corriger les fautes: […] le temps que ses enfants grandissent et aussi parce que quelques euros de revenu supplémentaires permettraient d’améliorer l’ordinaire […]

  • Malheureusement, L’exemple de Laure est généralisable. Quand vous êtes au chômage, n’oubliez pas que vous avez accès à des tas d’autres aides. Un collègue étranger m’ a dit un jour , je ne comprend pas ce pays moi je travaille mais mon frère au chômage vit mieux. Il peut offrir des cadeaux de Noël a ses enfants que moi meme je ne pourrais offrir en travaillant.

  • Une des aberrations du système français est le fait que les allocations chômage ne soient pas dégressives dans le temps. Il est clair qu’une fois au chômage et une fois son train de vie adapté à son nouveau revenu, les prestataires ne sont motivés pour trouver du travail que pour la fin de leur allocation chômage. cela m’a toujours choqué qu’en France, quand on parle de dégressivité des allocations, ce soient une dégressivité par rapport au revenu : donc au lieu de faire une redistribution entre les travailleurs et les chômeurs, on détourne les allocations pour en faire une redistribution des riches vers les pauvres.

    Je reproche comme d’habitude à nos lois d’être trop binaires avec des effets de seuils … On le voit bien dans l’exemple de l’article : au bout d’une durée déterminé, on a brutalement droit à une subvention fixe pour une durée déterminée. cela est justement propice à des calculs poussant à choisir car travailler plus longtemps ne fera pas acquérir plus de droit.

    Un autre problème est aussi que le traitement du chômage est le même pour toutes les branches. La stratégie décrite ci-dessus en devient évidente car il sera possible de retrouver un travail facilement à la fin de ses droits. On se retrouve dans le cas des intermittents du spectacle. Il ne faut cependant pas compter sur les politiques pour arrêter cette coûteuse politique de « partage du travail ».

  • La longue consultation de site libéraux comme contrepoints.org m’a appris une chose sur la société française : il ne sert à rien de dénoncer ses travers car elle est de toute façon incapable de se corriger.

    Si on veut que le choses change dans ce pays, il importe peu de définir les réformes nécessaires mais de trouver comment vaincre les résistances à toute réforme allant dans le bon sens.

    Malheureusement, tout comme le travail de sape menant à la situation pourrie actuelle a été très long, je crains que l’effort nécessaire uniquement pour orienter la société dans la bonne direction sera de longue haleine.

    Le premier point d’un tel redressement serait de définir une stratégie globale que les gens de bonne volonté pourrait appliquer à leur niveau sur le long terme …

    • Vous avez assez bien resume la situation.
      Et la conclusion, lumineuse, devrait s’imposer a vous comme elle s’est imposee a moi: emigration. C’etait en 1997.
      Et je n’ai eu qu’un seul regret, celui de ne pas etre parti plus tot.

  • une autre abérration du système français est de distribuer du fric à tout va sans contrepartie ; vous me croirez ou non , mais du jour ou mitérran à mis en place le rmi ( sans contrepartie ) , tout un tas de feignants se sont accrochés à ce  » revenu  » et ne l’ont plus laché ; à ce jour , ces mêmes personnes touchent le rsa , la cmu , les allocs logement et familiales pour celles qui se font engrosser tout les ans et pas toujours par le même père ; ces gens là ne peuvent pas ou plus bosser pour raison de santé ( alcoolisme , fumette etc ) ; évidement , quand on ne fous rien de la journée il faut bien s’occuper….certains ont même accés à des cures payé par le contribuable ; dés que l’occasion se présente , je me tire de ce pays ; je bosse , ce n’est ni pour la gloire ni pour engraisser tout ces gens qui ont un poil dans la main qui leur sert de canne ; c’est déjà bien assez d’engraisser les connards qui nous gouvernent ;

  • donc retraite à option

  • si l’on raisonne de manière purement financière, le chomage est le travail qui rapporte le plus a l’heure de travail ! d’autant plus que si l’on est pas un fainéant, on peut travailler au noir a coté pour 15 ou 20 euro de l’heure ( a la campagne, ou tout est moins cher ). de quoi ce payer de joli vacances une foi l’été venue.
    savez vous quel travail rapporte encore plus que le chomage a l’heure de travail ? les DPU ( droit a paiement unique )
    quand vous etes agriculteur, avec une heure de teledeclaration, vous pouvez toucher 40.000 euro cash ( si vous etes un cerealier ) ! qui dit mieux ? peut-etre un dirigeant du CAC 40 ?

  • facebook_shadyroam
    14 mai 2013 at 0 h 01 min

    Bonjour,

    « elle souhaite garder un pied dans le monde du travail le temps que ces enfants grandissent » dans ce cas le déterminant est possessif et non démonstratif

    Bonne continuation

    • Qu’est ce que ca peut être chiant les mecs qui pullulent sur les forums pour relever les fautes de français…
      Autrement vivant dans un pays anglo saxon (Nouvelle Zélande), je trouve que leur système d’indemnisation des chômeurs est plutôt bien pensé. D’abord pourquoi indemniser en % du salaire? Le chômage est un accident de la vie et vous devez vivre de ce fait sur un mode de vie plus modeste. Le système NZ paie juste ce qu’il faut pour subvenir à vos besoins vitaux sauf le logement. Pour le logement, l’organisme examine vos charges de logement et vous aide en proportion avec un maximum. Vous avez trop de charges de logement,? Vous êtes invites à revoir la question, soit en vendant votre maison pour rembourser le crédit, soit en déménageant vers un logement moins cher si vous êtes locataire. Ce système permet aussi ne pas indemniser pour des charges de logement des jeunes vivant chez leurs parents. Si vous êtes trop endettés par des crédits personnels vous serez mis en faillite personnelle. Le chômage est donc considéré comme un sérieux aléa de la vie et non pas comme une opportunité et vous n’y restez pas longtemps car vous n’y avez pas d’intérêt. Ceci dit vous trouvez quand même en NZ des bénéficiaires professionnels du système mais ils se contentent de pas grand chose! Après je peux vous parler de l’action de l’organisme gouvernemental pour aider à vous retrouver du travail. Rien à voir avec Pole Emploi en terme d’action et d’efficacité.

      • il ne doit pas y avoir beaucoup de chomage en NZ ? a part les maoris evidement.
        j’espère que la secheresse est terminée, la – bas ?
        cordialement

  • pourtant les syndicats patronaux et de sala riés savent que le monopole de lasécurité sociale c’est fini, et le chômage cela s’assure quand la perte d’emploi est adossée à une charge réelle (emprunt voiture maison etc…)
    mais allez lutter contre le mythe de la sécurité sociale ! enfin, des tas de gens s’en sont libérés mais grace à une grande combativité personnelle

  • Robert Marchenoir
    15 mai 2013 at 4 h 36 min

    Comment se fait-il que, dans ce cas de figure précis, les prélèvements anti-sociaux soient de 61 % du coût salarial ?

    Il me semblait qu’en général, les cotisations étaient d’un peu moins de la moitié du salaire complet, ce qui est déjà énorme ! Mais plus de la moitié ? C’est délirant !

    Est-ce dû au fait que c’est un emploi à mi-temps ?

    • Le chômage en NZ est à un de ses plus hauts niveaux depuis des lustres! Pourtant le système d’indemnisation n’est pas attractif comme je l’ai écrit plus haut. Pourtant le gouvernement n’est pas socialiste, pourtant ce pays répond plus aux valeurs défendues sur ce site. C’est le signe d’une dégradation mondiale et pas seulement franco française ou européenne. La faute à qui à quoi?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

En France, il faut davantage d'enseignants, il faut davantage de juges, il faut davantage de policiers, il faut davantage d’informaticiens, davantage de plombiers et on pourrait allonger la liste…

Et cela pour d’excellentes raisons que nous allons rappeler, car des problèmes à résoudre sont très importants. Mais ces revendications se terminent par des demandes de moyens financiers… alors que la question n’est pas là.

Les raisons de recruter sont excellentes

Il n’y a pas assez de profs ? C’est vrai, il y a encore des classes surc... Poursuivre la lecture

1
Sauvegarder cet article

Par Thomas Renault.

Le taux de syndicalisation correspond au rapport du nombre de salariés membres d'un syndicat sur le nombre total de salariés. Si l'on observe l'ensemble des pays membres de l'OCDE, la France est le deuxième pays avec le plus bas taux de syndicalisation, juste devant la Turquie, avec un taux de syndicalisation de seulement 7,8 % (voir graphique plus bas).

Taux de syndiqués et taux de chômage

En théorie, on pourrait alors se dire qu'un taux bas de syndicalisation devrait être synonyme de davantage de flexibilit... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Claude Goudron.

L’économie est un domaine trop sérieux pour la confier à des hommes politiques qui, par manque de connaissance et surtout par électoralisme sont prêts à de nombreux manquements aux fondamentaux de l’économie.

Trois choix de financement

Le premier choix de nos dirigeants est tout d’abord et par facilité celui de la fiscalité. C’est tout à fait normal à la double condition qu’elle reste équitable et surtout que soit fixée une limite tolérable, c’est-à-dire qui ne défavorise pas la pays par rapport aux autres da... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles