La subjectivité chez Frédéric Bastiat

Frédéric Bastiat s’est montré un fin analyste de la subjectivité en économie.

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La subjectivité chez Frédéric Bastiat

Publié le 4 mai 2013
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Frédéric Bastiat s’est montré un fin analyste de la subjectivité en économie.

Par Patrick de Casanove.

Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas est une des plus importantes œuvres de Bastiat. On y lit :

« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas; heureux si on les prévoit. »

Les individus appréhendent différemment la réalité parce que leur perception en est subjective. La perception est relative, l’interprétation est variable, les décisions diverses, les conséquences différentes parce que cela dépend du référentiel de chacun.

C’est flagrant pour la manière dont le politique approche et appréhende une situation. Ainsi un étatiste, qui est tout en constructions artificielles, sera dans le « ce qu’on voit », voire le « ce qu’on veut voir ». Force est de constater que « ce qu’on voit » est toujours lié à l’État ou à la puissance publique. L’erreur spécifique de toute politique économique étatique est qu’elle privilégie les effets visibles : les dépenses publiques appelées à tort investissements, les impôts, taxes et charges dont les produits attendus sont tout aussi artificiels que les taux de croissance prévisionnels ! Un médecin dirait qu’il s’agit d’un délire ! (croyance inébranlable en une perception fausse de la réalité.). La politique publique non seulement néglige les effets invisibles mais elle les nie. Elle appelle ça le « volontarisme ». Elle croit plier le monde réel à sa volonté.

Le marché est l’ensemble des échanges libres et harmonieux entre les hommes. Il s’appuie sur l’initiative individuelle. L’entrepreneur, qui vit dans le réel, doit anticiper les besoins et désirs des consommateurs aussi bien que les effets inattendus des offres nouvelles et des choix libres. Il tient compte de « ce qu’on ne voit pas ». S’il ne les a pas anticipées il doit s’adapter rapidement sous peine de disparaître. Seul le marché est très réactif et adaptatif. L’État ne l’est pas. L’État n’est pas soumis au marché libre mais au marché politique. Il prend ses décisions en fonction de l’intérêt des gens au pouvoir. L’État agit par voie législative et réglementaire. À supposer que cela soit un bon moyen, à supposer que cela soit son rôle, à supposer que la loi prévue pour répondre à une situation donnée soit pertinente, entre le moment où un fait nouveau apparaît, celui où une loi le concernant est votée, celui où les décrets d’applications sont publiés, celui où la loi est appliquée, il s’écoule tant de temps qu’elle n’est plus en rapport avec la situation réelle. Elle est obsolète avant d’être appliquée. L’économie fonctionne dans un monde de relativité, de mouvement et de changements permanents. La vie remet sans cesse les acquis en question, de là vient le progrès. L’économie dépend de l’Homme. L’attitude de l’être humain dépend de sa subjectivité, de ses référentiels, des circonstances. Elle ne peut être mise en équation. Même avec les logiciels mathématiques les plus robustes. Il ne faut pas oublier la Loi du Chaos. Néanmoins pour Bastiat l’économie politique est une science parce qu’elle repose sur l’observation des faits :

« L’économie politique  conduit à renoncer de manière absolue à la découverte de toutes les combinaisons artificielles, (…). Elle conduit à cela sans effort, par la seule révélation de cet ordre naturel qu’elle met en lumière ». Charles Coquelin Dictionnaire de l’économie politique.

Et :

« L’économie politique est une science toute d’observation et d’exposition. (…) elle constate que le feu brûle, elle le proclame, elle le prouve, et fait ainsi pour tous les autres phénomènes analogues de l’ordre économique ou moral » Frédéric Bastiat, Harmonies économiques.

Donc elle obéit à un certain nombre de lois simples tirées du comportement humain.

Peut-être le premier, Frédéric Bastiat a mis en évidence celle-ci : « La valeur, c’est le rapport de deux services échangés » :

Si l’on considère l’école anglaise, pour Ricardo, pour Smith, et pour Locke avant eux, la valeur est liée au travail. Pour les marxistes il en est de même. Or le travail ne fait pas la valeur.  La rareté non plus.

« Au point de vue économique, la Société c’est Échange. La première création de l’échange, c’est la notion de valeur » Harmonies économiques. De la valeur.

« Or une analyse complète de la valeur démontre que chaque service vaut d’abord en raison de son utilité intrinsèque, ensuite en raison de ce qu’il est offert dans un milieu plus riche, c’est-à-dire au sein d’une communauté plus disposée à le demander, plus en mesure de le payer. (…) L’homme a d’autant plus de chances de prospérer qu’il est dans un milieu plus prospère » Harmonies économiques, Echanges.

Pour Bastiat la valeur est subjective.

« Sa pertinence et son importance ont par la suite été reconnues, notamment par Charles Gide à la fin du XIX° siècle. Plus près de nous Jacques Garello a soutenu qu’en raison de la richesse de sa théorie de la valeur, Bastiat méritait d’être considéré comme un auteur de première importance dans l’histoire de la pensée économique « Si un doute subsistait sur la qualité de son œuvre, écrit-il, la théorie de la valeur de Bastiat démontrerait que non seulement il était un véritable scientifique, un grand économiste, mais davantage encore : que sa théorie  de la valeur surpasse toutes les théories de la valeur proposées à son époque en science économique. Il faudra ensuite attendre Carl Menger pour trouver une vision aussi rigoureuse de ce qui est la valeur d’un bien » (…) il est indéniable que la pensée de Bastiat  s’agissant de la théorie de la valeur trouve écho dans l’école autrichienne. C’est le caractère subjectif de la valeur qui le rend très proche des économistes autrichiens. » Robert Leroux Lire Bastiat

Comme ceux-ci Bastiat voyait dans l’Économie « La science des échanges ».

«Les hommes échangent. L’échange, nous l’avons vu, implique la séparation des occupations. Il donne naissance aux professions, aux métiers. Chacun s’attache à vaincre un genre d’obstacles au profit de la Communauté. Chacun se consacre à lui rendre un genre de services. » Harmonies économiques, Échanges.

 « Besoin, effort, satisfaction : voilà l’homme, au point de vue économique. »

Les besoins et les satisfactions sont subjectifs. Ils ne peuvent donc être mesurés ou comparés.

« C’est donc l’Effort qui s’échange, et cela ne peut être autrement, puisque échange implique activité, et que l’Effort seul manifeste notre principe actif. (…) Mais nous pouvons nous entraider, travailler les uns pour les autres, nous rendre des services réciproques, mettre nos facultés, ou ce qui en provient, au service d’autrui, à charge de revanche. C’est la société. Les causes, les effets, les lois de ces échanges constituent l’économie politique et sociale. Harmonies économiques, Echanges.

La valeur est subjective et la seule façon d’appréhender les préférences des individus est à travers leurs comportements sur un marché libre. Le marché est révélateur des préférences individuelles, et régulateur de la société.

« George Lane dans sa préface à la réédition des Harmonies économiques écrit. « En plaçant les concepts d’harmonie au centre de ses analyses, Bastiat épouse une vision de la science qui s’accorde avec celle du début du XX° siècle. Il y a eu la loi de Say (l’offre crée sa propre demande)  mais il nous faut maintenant considérer aussi « la loi de Bastiat » celle-ci repousse par avance le keynésianisme, s’articule autour de l’idée que « les services s’échangent contre des services » Robert Leroux Lire Bastiat

La richesse vient des hommes et de l’échange de services. Elle est relative. Cela est nouveau. Pour les tenants du « mercantilisme le développement économique vient de l’enrichissement des nations au moyen d’un commerce extérieur convenablement organisé en vue de dégager un excédent de la balance commerciale. Pour ce faire l’État se trouve investi de la responsabilité de développer la richesse nationale, en adoptant des politiques pertinentes de nature défensive (protectionnisme) mais aussi offensive (Exportation et Industrialisation).

Pour les physiocrates la richesse d’un pays consiste en la richesse de tous ses habitants et non seulement celle de l’État. Cette richesse est formée de tous les biens qui satisfont un besoin et non de métaux précieux qu’il faudrait thésauriser. La richesse doit être produite par le travail.

Pour les physiocrates, la seule activité réellement productive est l’agriculture. La terre multiplie les biens. L’industrie et le commerce sont considérés comme des activités stériles car elles se contentent de transformer les matières premières produites par l’agriculture. » (Wikipédia)

Pour Frédéric Bastiat :

« Les services s’échangent contre des services.

L’équivalence des services résulte de l’échange volontaire et du libre débat qui le précède.

En d’autres termes, chaque service jeté dans le milieu social vaut autant que tout autre service auquel il fait équilibre, pourvu que toutes les offres et toutes les demandes aient la liberté de se produire, de se comparer, de se discuter.

On aura beau épiloguer et subtiliser, il est impossible de concevoir l’idée de valeur sans y associer celle de liberté.

Quand aucune violence, aucune restriction, aucune fraude ne vient altérer l’équivalence des services, on peut dire que la justice règne ». Frédéric Bastiat Services privés, service public.

L’équivalence des services n’est pas l’égalité des services. Si les services étaient égaux ils ne s’échangeraient probablement pas. Dans l’échange il y a bien inégalité. Ce sont les efforts qui s’échangent mais l’estimation de l’effort est soumise à la perception de chacun. Pour chaque individu elle est subjective. Malgré cela l’échange volontaire à lieu et il ne peut être que mutuellement avantageux, sans cela il ne se ferait pas. « Alors même qu’ils ne sont mus que par leur intérêt personnel, les hommes cherchent à se rapprocher, à combiner leurs efforts, à unir leurs forces, à travailler les uns pour les autres, à se rendre des services réciproques, à socier ou s’associer. Il ne serait pas exact de dire qu’ils agissent ainsi malgré l’intérêt personnel ; non, ils agissent ainsi par intérêt personnel. Ils socient, parce qu’ils s’en trouvent bien. S’ils devaient s’en mal trouver, ils ne socieraient pas. » Bastiat Harmonies économiques, Les deux devises. On touche là toute la complexité du comportement humain que les étatistes, tout dans le « ce qu’on voit », n’arrivent pas à appréhender. C’est étranger à leur mode de penser.

Pour Bastiat « chaque individu bénéficie intrinsèquement de l’échange parce que non seulement chacun évalue différemment les choses échangées, chacun préférant ce qu’il reçoit à ce qu’il donne ». Pour Bastiat non seulement l’échange implique bien deux gains, il y a bien une double inégalité, mais il y a aussi et surtout « plus à échanger » grâce à la division du travail.

« La vraie puissance de l’échange. Ce n’est pas (…) qu’il implique deux gains, parce que chacune des parties contractantes estime plus ce qu’elle reçoit que ce qu’elle donne. Ce n’est pas non plus que chacune d’elle cède du superflu pour acquérir du nécessaire. C’est tout simplement que, lorsqu’un homme dit à un autre: « Ne fait que ceci, je ne ferai que cela, et nous partagerons, » il y a meilleur emploi du travail, des facultés, des agents naturels, des capitaux, et, par conséquent, il y a plus à partager. » Frédéric Bastiat Harmonies économiques. Échanges. « Ne fait que ceci, je ne ferai que cela » c’est la division du travail. Si chaque partie « estime plus » cela traduit bien la subjectivité de l’échange.

Ce point de vue subjectiviste précède l’école autrichienne. Le fait qu’il y ait « plus à échanger » explique la création de richesse grâce au génie humain qui s’épanouit dans le capitalisme qui a permit de sortir l’humanité de la misère. A partir de là on constate que la société libre est première. Parce que la société libre est une société d’échange, d’innovation, de création de richesses, d’offre de services anticipés rendus de manière adaptée et sans gaspillage. On constate qu’au début de l’Humanité la société d’échange libre, soit de liberté économique, était la seule possible. Au départ nous n’avions rien. La liberté économique permet la création, l’innovation à partir de rien et la multiplication des richesses à partir de rien. Tout le monde en tire profit grâce à l’échange.

Par contre l’État ne crée rien. Non seulement il est prédateur de richesses crées par d’autres mais il est un destructeur. Il s’appuie sur de fausses valeurs qui ne sont plus subjectives et liées à l’échange, mais règlementaires et arbitraires liées à la subjectivité des hommes de l’État. L’État vit coupé de la réalité et à partir de là il met en marche un grand « n’importe quoi » des plus néfastes. Nous en subissons chaque jour les conséquences.

 « Ces transactions libres sont harmoniques, c’est-à-dire si elles tendent à améliorer et à égaliser les conditions, nos efforts doivent se borner à laisser agir la nature et à maintenir les droits de la liberté humaine. » Frédéric Bastiat Harmonies économique. Échanges.

« Tous les intérêts légitimes sont harmoniques. Tous ceux qui adopteront ce point de départ : les intérêts sont harmoniques, seront aussi d’accord sur la solution pratique du problème social : s’abstenir de les contrarier et de déplacer les intérêts. Il ne faut pas étendre artificiellement la solidarité de manière à détruire la responsabilité ; en d’autres termes, il faut respecter la liberté. » Frédéric Bastiat Harmonies économiques. À la jeunesse française.

Les comportements humains sont subjectifs, variables et complexes. Ils dépendent des référentiels de chacun. Le but de l’économie politique est de les observer, d’en tenir compte et d’en tirer des lois. Frédéric Bastiat en a tiré celle-ci : l’harmonie économique repose sur l’échange libre, la valeur est relative et dépend du service échangé.

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  • L’économie politique : il est temps de passer à l’économie apolitique.

  • « l’harmonie économique repose sur l’échange libre, la valeur est relative et dépend du service échangé. »
    Cette harmonie me permet de na pas être 100% Bastiat, ouf ! je me voyais déjà déguisé en idiot utile avec le tee-shirt à l’effigie et tout.
    En effet dans le chapitre IV – L’échange, il critique Condillac qui annonce que les échanges se font entre un acheteur qui désire une « grande utilité » et un vendeur qui propose, en ce qui le concerne, du « superflus ». Est-ce que Bastiat à bien perçu la subtilité du raisonnement ? Paradoxalement c’est la base du truisme, les échanges sont toujours gagnants et non comme l’affirme Montaigne, l’un qui gagne et l’autre qui perd.
    Autrement, en dehors de ce point particulier mais qui n’est pas de détail, il faut lire l’Echange.

    « La loi doit-elle faire prévaloir la justice rigoureuse, ou être l’instrument de la Spoliation organisée avec plus ou moins d’intelligence ? »
    Hayek y répond dans La route de la servitude Ch VII – Contrôle économique et totalitarisme.

  • « Le marché est l’ensemble des échanges libres et harmonieux entre les hommes »
    Tout comme dans un écosystème dont l’harmonie pour le regard extérieur est saisissant. Seulement vu de l’intérieur y règne l’impitoyable loi de la sélection naturelle qui certes a prouvé son efficacité mais n’est pas sans férocité pour l’individu inadapté.
    Oui un modèle impitoyablement efficace est possible, mais est-ce la finalité d’un modèle de société ?
    C’est ici, que des réponses sont attendues !

    • Etudiez mieux Darwin !

    • @Citoyen: Vous dites a propos du marché qu’il « n’est pas sans férocité pour l’individu inadapté. »

      La férocité est elle le fait du marché ou de la loi? Je me demande ce qui est le plus féroce: L’Etat et sa « violence légitime » qui vous obligera a payer des taxes etouffantes pour nourrir des gens que vous ne voulez pas aider avec votre travail, ou un marché ou chacun a le droit de choisir avec qui il veut traiter? Vous traitez le marché de « féroce » pour justifier une intervention hors marché. Or a définition du marché c’est par définition l’échange volontaire et sans contrainte de violence. L’echange pacifique et SANS MENACE serait donc PLUS VIOLENT que le transfert de revenu SOUS LA MENACE DE VIOLENCE CONCRÈTE. Comment expliquez vous cela?
      Seriez vous en train de dire qu’une entreprise qui refuse de vous embaucher est plus feroce qu’un fonctionnaire qui vient vous prendre vos bien sous la menace d’une arme et d’une peine de prison?

      • Mitch, « Seriez vous en train de dire qu’une entreprise qui refuse de vous embaucher est plus feroce qu’un fonctionnaire qui vient vous prendre vos bien sous la menace d’une arme et d’une peine de prison? »

        L’impôt que le fonctionnaire vient chercher, si il est bien pensé, est dimensionné suivant vos moyens, alors que le marché tient nullement compte de circonstances atténuantes, il suit une logique qui ne laisse pas de place à l’altruisme.
        Que le meilleur gagne, c’est efficace, mais ça génère de facto de l’exclusion.

  • Pour les 2 premiers paragraphes
    qui en France avait anticipé la destruction du  » mur  » 2 Allemagnes en 1 ?
    Quelles grandes entreprises , politiciens ( ou leurs conseillers ), hauts fonctionnaires ? Qui ?
    Les stratèges d’Etat sur ce sujet se sont révélés aveugles non préparés et ça coute …

  • « Le capital est nécessaire – le travail est nécessaire. Le travail seul peut peu de chose – le capital seul ne doit rien pouvoir ! »

    Gottfried Feder

  • Si le prix d’un produit est subjectif, voyons l’impôt comme une valeur objective.
    Le fait que le prix d’un produit baisse, l’impôt baisse vu qu’il est proportionnel c’est donc une erreur on devrait laisser l’impôt à la valeur initiale, au niveau de celle qui a permit de créer le produit.

  • Si le comportement humain ne peut être mis en équations mathématiques « même avec des logiciels robustes » d’où vient-il que son comportement « économique » le soit et si l’économie étatit une science d’où vient-il qu’il y ait tant d’écoles d’économie qu’il y avait d’écoles de philosophie dans la Grèce antique ?

    C’est un mirage illusionniste ou sinon un sophisme contreproductif voire aberrant que d’associer les 2 notions « Sciences » et « économiques »… ou encore « Sciences » et « politiques ».

    Qui d’entre nous trouverait sensé de parler de « Sciences bancaires », « Sciences mathématiques », « Sciences météorologiques » ou « Sciences langagières », « Sciences techniques » sinon au prix de contorsions explicatives alambiquées et de circonvolutions en volutes de pensées spéculatives déconnectées du cadre réel de référence mais admissibles en tant qu’œuvre « fictive » de l’esprit (comme une peinture qui n’est pas encore nommée « tableau » et encore moins « tableau de maître »).

    Prédire avec des logiciels surpuissants et « robustes » les chiffres qui sortiront au tirage suivants du LOTO (en France), du LOTTO (en Belgique) ou de l’EUROMILLIONS (en Europe) ne relève pas de la science… quand bien même ces prévisions seraient basées sur des observations concrètes et non-subjectives.

    Ce n’est pas de la science que de prétendre prédire l’avenir alors que plusieurs facteurs sont éliminés, balayés par « une vue de l’esprit » par cette formule simpliste, imbécile, utopiste et convaincante à la fois mais que personne ne prend soin ni de vérifier la validité ni de contester la véracité : « toutes choses étant égales par ailleurs, on observera ceci ou cela…. »

    On le voit, prédire la survenue des avalanches ou d’une avalanche dépend de si nombreux facteurs participant ou concourant au déclenchement d’une avalanche que cette activité si utile et indispensable soit-elle dans les ALPES ou d’autres montagnes ne peut être qualifiée de « scientifique » encore que nous devons encourager ceux/celles qui s’y consacrent pour notre sécurité !

    « Sciences avalanchistes, avalanchiques voire avalanchiennes » sonne bizarre n’est-ce pas ?

    Alors « Sciences économiques » devrait aussi sonner bizarre, de même que « Sciences politiques » devrait aussi bizarre… et ce n’est pas parce qu’il y a des Prix NOBEL en Sciences Economiques qu’il devrait exister un Prix NOBEL en « Sciences Politiques » (en réalité, il existe déjà déguisé en Prix Nobel de LA PAIX).

    « Sciences juridiques » est une autre bizarrerie pour laquelle il n’y a pas encore de « Prix NOBEL en Droit ou de Droit »… à moins qu’il existe déjà déguisé pour ne pas faire des jaloux et jalouses…

    PASSI2013DUPE

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Par Dan Sanchez.

 

Que faudrait-il pour que la liberté redevienne "une idée dont le temps est venu" ?

Ou, comme l'a dit Leonard Read, "De quoi la philosophie de la liberté a-t-elle le plus besoin ? ».

Sa réponse était : "de plusieurs milliers de penseurs créatifs, d'écrivains, de bavards, comme Frédéric Bastiat l'a été pour la philosophie de la liberté...".

Read estimait que dix mille pourraient faire l'affaire.

"Dix mille Bastiat ?" écrit-il, sachant que c'est un défi de taille. "Eh bien, diffic... Poursuivre la lecture

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