Politique européenne : l’Islande sort du rang

Le centre droit est revenu au pouvoir en Islande ; les Islandais ont rejeté les politiques d’austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Le vote va certainement annuler la candidature de l’Islande à l’UE.

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Politique européenne : l’Islande sort du rang

Publié le 30 avril 2013
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Le centre droit est revenu au pouvoir en Islande ; les Islandais ont rejeté les politiques d’austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Le vote va certainement annuler la candidature de l’Islande à l’UE.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

L’une des grandes fiertés des européistes dans le passé était le nombre de pays souhaitant rejoindre l’Union Européenne. Parmi ceux-ci, on incluait implicitement l’Islande et la Norvège – si seulement ces pays entêtés arrêtaient d’être hostiles à la « mère Europe ».

En tout cas, une partie de ce rêve a été bel et bien brisée avec les élections législatives islandaises. Le centre-droit est revenu au pouvoir après que les électeurs aient rejeté les politiques d’austérité du gouvernement social-démocrate sortant. Il est généralement admis que cette victoire va annuler la candidature de l’Islande à l’UE. Le décompte des votes a donné le résultat suivant : le parti de l’indépendance et le parti du progrès totalisent conjointement 38 sièges dans un parlement doté de 63 sièges, et comptent donc pour 61% du vote national. L’alliance des sociaux-démocrates avec leur récent partenaire, le mouvement écologique de gauche, a perdu un peu plus de la moitié de ses sièges.

Avant les élections, Bjani Benediktsson et Sigmundur Davíð Gunnlaugsson, respectivement leaders des partis de l’indépendance et du progrès – les grands vainqueurs du jour – ont clairement indiqué qu’ils pourraient interrompre les négociations d’adhésion à l’UE, qui avaient été suspendues depuis janvier en anticipation de l’élection. Et personne ne peut suggérer qu’il s’agit là d’autre chose qu’un rejet viscéral. Contrairement à bien d’autres pays où l’indifférence règne, en Islande, les citoyens sont très impliqués dans la politique. Le taux de participation à ces élections était ainsi de plus de 80%, pour près de 238 000 votants.

Avec une population de 320 000 personnes, la petite Islande fait cavalier seul. Malgré les grands troubles qu’elle a traversés, il s’agit là d’une nation confiante qui ne ressent pas le besoin de s’amarrer à un cadavre. Le rejet de l’Union Européenne est complet et définitif.


Sur le web.
Traduction : Eriul/Contrepoints.

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  • Ce pays grand comme un village n’a d’autres objectifs que de continuer à dépenser sans compter et à ne rien rembourser si possible. Il vit essentiellement de ses lacs d’eaux chaudes, et de l’argent qu’envoie la diaspora. (ajoutons-y quelques poissons, pour faire bonne mesure).

    C’est Babaorum dans l’Atlantique, mais cessons de croire qu’il leur a suffit de dire m… à leurs créanciers pour que le soleil brille.

    Ce n’est pas cette poignée de caractériels qui empêchera l’Europe de dormir 🙂

  • L’Islande un peuple solidaire et courageux, bien loin du comportement des autres pays européens soumis à la propagande de la Commission européenne, de la BCE et du FMI

    Voici l’information que les médias (merdias, comme les nomme Pierre JOVANOVIC) français ont passé sous silence :
    En 2008 et 2009, les 320 000 habitants de l’Islande, un État insulaire prospère, situé sur l’océan Atlantique Nord, rattaché à l’Europe, rejettent le sauvetage des banques, nationalisent la principale banque et provoquent la démission du gouvernement en place. Ils organisent un referendum pour se prononcer sur les décisions économiques de fond, réécrivent la constitution et emprisonnent les responsables de la crise. Une information que les médias européens ont passée sous silence. Une situation dont personne n’a fait état au cours des débats politiques télévisés. Voir le détail ici : http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/nouvelle-constitution-en-islande-114748

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