NKM, admiratrice de Margaret Thatcher ?

Nathalie Kosciusko-Morizet NKM en conférence de presse à Paris (Crédits Nathalie Kosciusko-Morizet, licence Creative Commons)

Si on en croit The Telegraph, NKM aurait beaucoup d’admiration pour Margaret Thatcher. Vraiment ?

Si on en croit The Telegraph, NKM aurait beaucoup d’admiration pour Margaret Thatcher. Vraiment ?

Un billet d’humeur du Parisien libéral.

Il parait, si on en croit The Telegraph, que NKM would have much admiration for the person [of  Margaret Thatcher], the character, the incredible career path of this woman in a much tougher period than today » [NKM aurait beaucoup d’admiration pour Margaret Thatcher, sa personnalité, le parcours incroyable de cette femme dans une période beaucoup plus difficile qu’aujourd’hui].

Évidemment, en bons disciples des constatations de Pavlov, les inutiles élus socialistes comme une certaine Frédérique Espagnac (inconnue au bataillon), lui sont tombés dessus, en mode « à chacun ses héros ».

Franchement, s’il y avait une critique à faire, c’est sur l’éloignement de NKM par rapport à ce qu’a été la politique de Thatcher. D’ailleurs, NKM ne mentionne pas la politique de Margaret Thatcher mais la personne qu’elle est, et qu’elle a été pendant ses années au pouvoir, entre 1979 et 1990.

De manière plus générale, le PS est embêté. On le voit bien au niveau local parisien. L’héritière de Delanoé, Anne Hidalgo, pratiquerait-elle une politique tellement différente de celle que Nathalie Kosciusko-Morizet mettrait en œuvre ? Rien n’est moins sur. Au niveau national, c’est pareil. François Hollande, après avoir fait campagne de manière très arrogante et péremptoire sur le fait que Sarkozy ne pouvait pas se réfugier derrière la crise pour excuser la faiblesse de ses résultats (chômage et dette publique), fait la même politique à la fois ultra-étatiste, ultra-socialiste et ultra-inefficace.

À gauche comme à « droite », il n’y a pas de Margaret Thatcher française. La quasi totalité du spectre politique a lu les mêmes manuels de macroéconomie keynésienne au lieu de s’inspirer de la pensée de l’école autrichienne (qui n’a rien à voir avec les classiques), et prend 1984 pour un manuel d’instruction.

Qui peut penser que Nathalie Kosciusko-Morizet, en 2014, si elle est élue :

  • baissera les impôts et, donc, diminuera le périmètre d’intervention de la ville de Paris, c’est-à-dire supprimera des postes de fonctionnaires ?
  • proposera aux parisiens d’élire au suffrage universel direct leurs commissaire de police et donc le type de police qu’ils veulent, plus ou moins répressive ?
  • privatisera les HLM pour en finir avec cette anomalie ?
  • libérera le foncier détenu par la Ville de Paris (1er propriétaire à Paris, hors particuliers, loin, très loin devant les banques ou l’Église) ?
  • laissera les écoles proposer les programmes et les emplois du temps que les parents et les profs veulent, école par école ?
  • ouvrira toutes les données publiques de la Ville de Paris ?
  • donnera accès par le web à l’ensemble des caméras de vidéosurveillance que Delanoé et Hidalgo ont mis en place ?
  • renégociera avec la FFT et enverra Roland-Garros à Versailles ?
  • proposera aux communes de la petite couronne de devenir des nouveaux arrondissements parisiens ?
  • ouvrira à la concurrence le bus et le métro ?

Pour le moment, rien de tout ça. Il est vrai que le people et les « débats » internes à l’UMP lui prennent du temps (voir le blog Municipales 2014 à Paris).

Les Parisiens attendent un programme. Pourquoi pas Thatchérien ? Libéral, en tout cas.


Sur le web.

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Le coup de chaud de NKM