Fraude en ligne : +25% en un an

650.000 ménages, soit 2.5% d’entre eux, ont été victimes de débits frauduleux en 2011 alors qu’ils n’étaient que 2% (ou 500.000) en 2010. Un phénomène essentiellement lié à Internet.

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Fraude en ligne : +25% en un an

Publié le 10 janvier 2013
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650.000 ménages, soit 2,5% d’entre eux, ont été victimes de débits frauduleux en 2011 alors qu’ils n’étaient que 2% (ou 500.000) en 2010. Un phénomène essentiellement lié à la fraude en ligne.

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Cartes de crédit650.000 ménages, soit 2,5% d’entre eux, ont été victimes de débits frauduleux en 2011 alors qu’ils n’étaient que 2% (ou 500.000) en 2010. C’est ce qu’il ressort  selon une étude de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) présentée hier mercredi. Il s’agit de la plus forte augmentation sur un an liée à ce type de délit. Un petit peu plus de la moitié des victimes (52%) disent que le débit « a été effectué dans un commerce en ligne« , c’est-à-dire en utilisant leurs informations bancaires confidentielles, numéros de comptes, de cartes ou identifiants de connexion

De petits montants dans la majorité des cas

Les montants de ces fraudes restent peu élevés. 27% des interrogés disent que le montant des débits est inférieur ou égal à 100 euros, 25% qu’il se situe entre 100 et 300 euros, 29% entre 300 et 1.000 euros, 19% évoquent des montants supérieurs à 1.000 euros. Sept ménages sur dix déclarent avoir découvert l’existence de ces débits en consultant leurs relevés d’opérations. 56% ignorent comment le ou les auteurs ont procédé pour obtenir leurs informations bancaires. Seuls un peu moins d’un ménage sur deux (44%) déclare avoir déposé plainte et 77% avoir été remboursés par la banque de l’intégralité du préjudice.

Quelques précautions élémentaires à prendre

Il n’est donc pas inutile de rappeler que les coordonnées de votre carte ne doivent être laissées que sur des sites sécurisés, que l’utilisation de moyens de paiement comme Paypal est une garantie supplémentaire car ils vous demandent confirmation avant de prélever votre compte. Que votre banque vous propose certainement une assurance pour les paiements Internet que vous seriez bien avisé de souscrire si vous êtes un acheteur régulier sur la toile. Dans ce cas, il vous suffit de déposer plainte, de demander un récépissé de dépôt de plainte que vous envoyez par courriel à votre banque pour que les débits frauduleux vous soient remboursés. Soyez attentifs aux courriels de « fishing ». Partez du principe que jamais personne ne vous envoie un courriel vous demandant vos coordonnées bancaires. Ni Paypal, ni votre banque, ni votre société de téléphone, ni EDF, ni la Sécurité Sociale… PERSONNE ! Donc, vous ne répondez jamais à de telles sollicitations et vous transmettez le courriel en question à l’organisme qui est censé le signer. Veillez enfin à ce que votre antivirus soit à jour et bloque les logiciels espions qui enregistrent vos saisies et les transmettent aux pirates.

Le cas particulier de l’ancienne carte

Attention : les coordonnées de vos anciennes cartes peuvent encore circuler sur les réseaux de revente de coordonnées bancaires. Si c’est le cas, sachez que la majorité des banques débitent votre compte lorsque se présente une demande émanant de votre ancienne carte. En effet, ils estiment que vous pouvez avoir souscrit un abonnement ou un engagement à paiement différé avant la date d’expiration de votre carte. Si c’est le cas, vous pouvez vous trouver dans une situation délicate. Votre ancienne carte n’étant pas forcément couverte par l’assurance de l’actuelle, les organismes bancaires se font tirer l’oreille pour prendre en charge le remboursement. Soyez ferme, allez jusqu’au médiateur de la banque ou de la Fédération Bancaire Française et n’hésitez pas à envoyer un courrier recommandé à votre banque lui demandant de bien vouloir prendre note que vous leur remettez la carte N°xxxxx hors date de validité, qu’aucun engagement n’est en cours sur ce moyen de paiement et que s’il s’en présentait, il ne pourrait s’agir que de tentative de fraude que vous leur demandez de bien vouloir rejeter. En théorie, et c’est ce que vous dira votre guichetier, cela ne sert à rien car aucune banque ne déroge à la procédure normale pour les beaux yeux d’un seul client. Néanmoins, en cas de problème, ce courrier donnera beaucoup plus de poids à votre réclamation. En effet, vous êtes toujours en droit de demander à votre banque de suspendre un moyen de paiement mis à votre disposition. Si la banque ne le fait pas, c’est elle qui se met en tort. Par ce simple courrier, vous retournez l’obligation légale. Argument auquel le médiateur de la banque sera attentif.


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  • Le problème me semble plutôt être que la police n’est pas assez impliquée dans le contrôle de la délinquance sur le net. Ce genre d’affaire n’est pas seulement une question de consommation!!!

  • C’est bien fait pour la gueule de ceux qui achètent sur internet avec leur CB et provoquent « la mort  » des commerces culturels et des librairies.
    Ce que j’espère, c’est que les petites économies qu’ils font, seront anéanties par une fraude massive au piratage de CB sur internet organisée depuis l’Europe de l’est et la Russie.
    Ou que les assurances contre la fraude qu’ils soient contraint de souscrire les lessivent.
    Ainsi à tous ceux qui se réjouissaient que l’internet fasse crever les magasins traditionnels, on pourra leur répliquer que les acheteurs sur internet n’avaient qu’à prévoir le piratage des données et qu’on se fout de leur sort. (tout comme ils se foutent du sort des artistes piratés sur le net)

  • n’ aurais tu pas comme un « petit problème » harrisburg?

  • Les commentaires sont fermés.

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