Comment vous financez par vos impôts la presse communiste

Une une de l'Echo du Centre en avril 2012

Les cas particuliers, comme celui de la presse régionale communiste, sont alarmants sur la dépendance à la drogue des subventions de la presse française.

Les cas particuliers, comme celui de la presse régionale communiste, sont alarmants sur la dépendance à la drogue des subventions de la presse française.

Par Alexis Vintray.

Une une de l’Écho du Centre en avril 2012

On savait déjà que les médias français étaient honteusement subventionnés. Les subventions totales avoisineraient les 1,2 milliards €, tandis que les seules aides directes de l’État dépassent, selon un rapport de l’Assemblée, le demi milliard.

Les cas particuliers, comme celui de la presse communiste, sont encore plus alarmants : comme le montre ainsi un article de La Lettre A, une lettre confidentielle, les exemples de L’Écho du Centre (Limoges) ou de La Marseillaise (Marseille) montrent à quel point l’argent de vos impôts est utilisée pour financer une presse communiste largement déficitaire.

Ces deux quotidiens communistes sont en effet largement en perte, comme L’Humanité et depuis longtemps. Pour L’Écho du Centre, comme le note Wikipédia « dans une logique économique, L’Écho devrait être mort depuis longtemps ». Par longtemps entendre depuis les années 1950, puisqu’à l’époque déjà, déficitaire, le journal ne vivait que des rallonges de trésorerie du PCF. Dans les années 1980, le journal est officiellement en situation de faillite. En 1994, le bilan est déposé, et le journal ne doit son salut qu’à la création d’une association des lecteurs et à une prise de parts du Monde ou de Sud Ouest. Las, la situation reste aussi désespérément mauvaise que les résultats électoraux du PCF. À l’été 2009, le quotidien lance une nouvelle souscription pour cause de difficulté financière. Et remet le couvert régulièrement depuis, pour éponger les 230 000 € de pertes de 2011.

Quoi de choquant me direz-vous ? Ce sont vos impôts qui au final servent à subventionner le coma de ce journal « qui devrait être mort depuis longtemps » comme le disait Wikipédia. Quelques exemples : le conseil général de la Haute-Vienne donnait jusqu’en 2011 60 000 € par an au journal. Sachant que le journal couvre 5 départements, ça veut dire 300 000 € au total ? Ajoutez-y les subventions de la région, dont on serait surpris qu’elles n’existent pas, les aides massives versées par l’État, et vous obtiendrez un beau total.

Le Conseil général de la Haute-Vienne a décidé de retirer sa subvention en 2011. Une incitation pour le journal à enfin chercher à être rentable ? Loin de là, les réflexes communistes sont plus forts : « L’Écho compte surtout sur le nouveau Fonds stratégique pour le développement de la presse pour l’aider à financer son projet d’impression numérique en remplacement de l’offset, un investissement de l’ordre de six à sept millions d’euros. » Vous avez bien lu, maintenant c’est de quelques petits millions qu’ils vont essayer de vous taxer ! Lueur d’espoir pour le contribuable, le journal a déposé le bilan début novembre 2012 et attend d’être placé en redressement judiciaire. Dernière lueur avant la fin ?

Son de cloche proche à La Marseillaise, autre journal communiste. Déficitaire depuis 2010 (selon La Lettre A toujours) et tirant selon l’éditeur (autrement dit, chiffres non audités) à 70 000 exemplaires le journal n’en afficherait pas moins 200 salariés. En comparaison, le groupe Ouest-France, avec 800 000 exemplaires vendus (chiffres certifiés par l’OJD, donc probablement 15 fois plus que la Marseillaise) a 1800 salariés, 9 fois plus. Voyez les sur-effectifs que vos impôts financent… Il aura fallu attendre octobre 2012 pour un plan social pour réduire de 40 le nombre de salariés. Quant aux informations sur les subventions de journal, c’est un secret bien gardé sur lequel rien ne filtre sur Internet… Si on applique le ratio d’aides constatés ailleurs au chiffre d’affaires, c’est probablement de 700 00 € que le journal bénéficie chaque année… [1].

Face à de telles situations, il est plus que temps de demander la fin des subventions à la presse, qui forcent tout un chacun à financer 1. des intérêts privés et 2. des idées politiques avec lesquelles il n’est pas en accord. Contrepoints refuse toute subvention par indépendance vis-à-vis du pouvoir et a lancé une pétition pour demander la fin de ces subventions à la presse. Signez-là ici.

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Un député réclame la fin des niches fiscales des journalistes.

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Note :

  1. Calculé sur la base d’un chiffre d’affaires estimé de 7M€ (3M€ pour 30 000 exemplaires pour l’Écho, 70 000 pour la Marseillaise) et un ratio de subventions de 10% du CA