Nigel Farage est un meilleur allié que Nick Clegg !

Peut-on envisager un pacte électoral des Conservateurs avec l’UKIP, le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni ?

Peut-on envisager un pacte électoral des Conservateurs avec l’UKIP, le parti pour l’indépendance du Royaume-Uni ?

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume Uni.

Nigel Farage, chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni (UKIP).

Corby et le Comté de Northampton-Est, comme beaucoup de circonscriptions disputées, offrent une structure démographique typique. La plupart des indicateurs – âge, revenus, proportion des ruraux et des urbains –  sont très proches de la moyenne nationale. D’une certaine façon, ils sont inhabituellement représentatifs du Royaume Uni tout entier : l’usine d’acier étant opérée principalement par des Écossais, c’est un petit morceau de Clydeside inséré dans le Comté de Northampton.

Sans surprise, le Labour devait l’emporter sur les Conservateurs : c’est l’habitude au Parlement dans ce type de conjoncture. La surprise fut un vote trois fois plus important pour l’UKIP (United Kingdom Independence Party) que celui pour les Libéraux Démocrates.

À chaque fois que je leur suggère un arrangement avec l’UKIP, ils me répondent que les LibDems ont un poids électoral plus important. Mais cela est de moins en moins vrai. L’UKIP et les LibDems font régulièrement jeu égal dans les sondages depuis quelques années et l’UKIP vient de démontrer qu’il peut transformer ces sondages d’opinions en votes réels. Personne ne pourrait décemment présenter Corby comme un territoire classique pour UKIP. Le parti n’était même pas en lice la dernière fois. Mais son candidat là-bas, Margot Parker, a engrangé la même proportion de votes que les candidats UKIP lors des dernières élections locales : 14%.

Bien sûr, il est vrai que les votes LibDem, plus concentrés géographiquement que ceux de l’UKIP, se traduisent plus facilement en sièges au parlement. Mais je suggère un pacte électoral, et pas une coalition (bien qu’éventuellement, une coalition puisse suivre). Du point de vue des Conservateurs, un parti avec des supporters Tory est certainement un partenaire plus intéressant qu’un avec peu de votes là où ils comptent.

De la même façon, on ne rappellera jamais assez que la précondition d’un pacte avec l’UKIP – un référendum sur l’adhésion à l’Union Européenne – est populaire en elle-même. Quel serait l’inconvénient, pour l’amour de Dieu ? Qui serait agacé ? Aucun parti n’a jamais perdu de votes en demandant aux électeurs ce qu’ils voulaient.

Je propose le référendum sur l’adhésion à l’UE comme façon de mobiliser les électeurs UKIP ; je le propose parce que c’est la bonne chose à faire. Mais, une fois faite, je pense que nous devrions travailler sur une unification de la Droite, dans le style canadien. Autrement… eh bien, demandons aux Tories canadiens.

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