Justice sociale pour les chômeurs !

Osez la justice sociale pour les chômeurs et mettez un terme à la sécurité de l'emploi injustifiée pour les fonctionnaires!
Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Pôle emploi

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Justice sociale pour les chômeurs !

Publié le 14 novembre 2012
- A +

Osez la justice sociale pour les chômeurs et mettez un terme à la sécurité de l’emploi injustifiée pour les fonctionnaires !

Par Marc-André Chargueraud.

Élus et médias réclament la justice sociale, une égalité et une solidarité sans faille. Ils dénoncent les discriminations, la ségrégation, les clivages, les confrontations entre segments de la population. N’avions-nous pas pour veiller à ces valeurs la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (La Halde, désormais remplacée par le défenseur des droits) ? Un discours parfaitement justifié qui a le soutien des citoyens. Pourtant un important fossé divise douloureusement la population française. Près de 3 millions de salariés sont officiellement au chômage. Tous viennent du secteur privé, pratiquement aucun des 6 millions d’employés du secteur public.

Qu’ils courent à la recherche d’un emploi qui se dérobe, que découragés ils se cloîtrent chez eux, perdent souvent tous liens sociaux, même familiaux. L’assistance qu’ils reçoivent pour faire face à leur précarité grandissante n’est qu’un soutien palliatif que certains vivent mal. Ces quelques mots reflètent mal l’abîme physique et moral qui accable le chômeur. Dès son premier emploi le salarié du privé sait aujourd’hui qu’au cours de sa carrière il devra changer d’emploi et selon toute probabilité sera plus ou moins longtemps au chômage.

Tous constatent que leurs voisins, fonctionnaires ou salariés des secteurs publics ne partagent en aucune façon ces aléas tragiques de la vie. Pire, ils ont l’outil très efficace de la grève qui paralyse le pays, car ils détiennent des services essentiels à la vie de leurs concitoyens. Alors que le chômeur cherche désespérément un emploi, ils battent le pavé pour obtenir de meilleures conditions de travail et des augmentations de salaire. Le décalage social est profond avec les chômeurs qui luttent pour simplement subsister. Il consacre une France à deux vitesses sur le front majeur de l’emploi.

On ne reviendra pas sur les justifications qui sont données pour expliquer la sécurité absolue de l’emploi dans le secteur public. On remarquera que d’autres pays européens, parmi les plus démocratiques, l’ont mise en cause. C’est la condition pour éviter un clivage social insupportable.

Sur le web

Voir les commentaires (9)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (9)
  • Comme le fait l’auteur il faut effectivement apprendre à utiliser des mots porteurs pour véhiculer nos principes justes. Abolissons les privilèges et les monopoles !

  • Cela n’arrivera pas. A moins d’une révolution.
    Ce qui est seulement envisageable si les les taux d’intérêt de la dette
    française commencent a flirter avec le 5-6%.
    Alors la.. soit ils euthanasient une partie de la population , soit la partie favorisé doit diminuer ses privilèges

  • Tout à fait ok avec cet article.Ce pays est foutu et ceux qui sont au pouvoir n’y font rien pour y remédier.

    • lamentable de taper sur des fonctionnaires qui pour certains (cadre c ou b) gagnent 1200 euros par mois et de laisser tranquille les rentiers du système ou des exilés fiscaux

      vous vous trompez de cible et c’est malhonnete

      • ok, ils gagnent 1200 €, mais que vaut leur boulot ? D’expérience, en moyenne il en faut 3 comme eux pour faire la moitié de ce que fait un smicard du privé. 400 € c’est encore une évaluation trop généreuse pour la valeur de ce qu’ils font ; ça leur fait 800 € de rente, c’est pas mal et de fait ça fait envie à pas mal de gens.
        Quant aux « exilés fiscaux », ils sont la preuve que les impôts sont injustes, que le système ne rend pas les services pour lesquels nous payons de force. Les prendre pour cible, c’est ça qui est malhonnête

      • Ce qui est malhonnête, c’est d’insinuer qu’on « laisse tranquille les rentiers » alors qu’un seul rentier paie plus d’impôts que 100x fonctionnaires.

  • Dans la lutte des classes que les socialistes ont instauré, celle des chômeurs à tout intérêt à vaincre celle des fonctionnaires ! N’est-elle pas belle, l’Égalité socialiste ?!

  • Retirer les acquis des fonctionnaires pour qu’ils galèrent autant que ceux qui travaillent dans le privé, je n’appelle pas ça un nivellement par le haut mais un nivellement par le bas.

    Et pourquoi pas sécuriser les emplois dans le privé ?

    Si vous voulez plus de stabilité il me semble plus judicieux de s’inspirer de ce qui est stable, et non l’inverse.
    Pour faire tenir une table à trois pattes je lui en ajoute une, je n’en scie pas une autre…

    Et qui a décidé de rendre les salariés du privé aussi malléables au fil des années ?
    Ne voyez-vous pas que c’est le système de concurrence et de la recherche éternelle du profit qui nuit aux emplois du privés ?

    Les salariés du privés se retrouvent en compétition avec des salariés de TOUS les pays, même avec ceux, et surtout avec ceux, de pays moins riches, qui coûtent justement moins. Alors, jusqu’où va-t-on descendre vos salaires et vos droits, renier votre travail et vos qualités pour rester « compétitifs » ?
    Pour le savoir c’est simple, prenez le revenu le plus bas au monde de votre travail et vous le saurez.

    Et par quel miracle, je me demande bien, par quel miracle les choses changeraient si l’on mettait à vos côtés les salariés du public… Ce serait la même dérégulation pour tous, la même mésestime et non reconnaissance pour tous, le même nivellement par le bas. Autrement dit, votre situation ne changera pas. Il n’y a qu’en exigent de la part de vos employeurs et de vos élus plus de stabilité qu’elle changera…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Thomas Renault.

Le taux de syndicalisation correspond au rapport du nombre de salariés membres d'un syndicat sur le nombre total de salariés. Si l'on observe l'ensemble des pays membres de l'OCDE, la France est le deuxième pays avec le plus bas taux de syndicalisation, juste devant la Turquie, avec un taux de syndicalisation de seulement 7,8 % (voir graphique plus bas).

Taux de syndiqués et taux de chômage

En théorie, on pourrait alors se dire qu'un taux bas de syndicalisation devrait être synonyme de davantage de flexibilit... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

Par Claude Goudron.

L’économie est un domaine trop sérieux pour la confier à des hommes politiques qui, par manque de connaissance et surtout par électoralisme sont prêts à de nombreux manquements aux fondamentaux de l’économie.

Trois choix de financement

Le premier choix de nos dirigeants est tout d’abord et par facilité celui de la fiscalité. C’est tout à fait normal à la double condition qu’elle reste équitable et surtout que soit fixée une limite tolérable, c’est-à-dire qui ne défavorise pas la pays par rapport aux autres da... Poursuivre la lecture

Par Philbert Carbon. Un article de l'Iref-Europe

Six-cent quatre-vingt une pages ! Telle est l’épaisseur de l’édition 2019 du rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Une édition 2019 qui porte mal son nom puisque les chiffres les plus récents sur lesquels elle est construite sont ceux de 2017. Néanmoins ce pavé, apte à occuper les longues soirées d’hiver, est une source inépuisable de renseignements sur les ressources humaines des trois versants, comme on dit maintenant, de la fonction publique.

Le rapport 2019 s’inté... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles