La Suède n’est plus un exemple pour les socialistes français

La Suède baisse les prélèvements de ses retraités et de ses entreprises, ce n’est plus un exemple pour nos élus…

La Suède baisse les prélèvements de ses retraités et de ses entreprises, ce n’est plus un exemple pour nos élus…

Par Thibault Doidy de Kerguelen.

Vous souvenez-vous du « modèle suédois » ? Comme il nous fut vanté, ce modèle ! Sauf que les réformes de cette dernière décennie, concernant les retraites ou le fonctionnement de l’appareil d’État, en particulier l’équilibre budgétaire, sont passées complètement inaperçues auprès des zélateurs de la fin du XXème siècle. Aujourd’hui, la Suède prend le contre-pied d’à peu près toutes les mesures décidées par notre gouvernement. Il faut dire à sa décharge que, ne faisant pas partie de la zone Euro, elle n’a pas à assurer le financement de la superstructure bruxelloise ni à financer les différents plans de sauvetage ou de renflouement des pays du sud du continent.

Ainsi donc, pas de coupe drastique des dépenses, pas de hausse d’impôt ou de TVA. Au contraire, le budget 2013 sera un budget de relance. Contrairement à la France qui va augmenter les prélèvements fiscaux et sociaux sur ses retraités, la Suède a choisi de les baisser. Les retraités suédois paieront l’an prochain entre 500 et 700 couronnes suédoises (58 et 81 euros) d’impôts en moins. Le gouvernement prévoit également d’augmenter les pensions des retraités célibataires et promet de réexaminer leur situation fiscale l’année prochaine.

Il faut dire que la Suède a des finances parfaitement saines, le déficit public avoisinera cette année 0,3% du PIB et la dette 38,1% du PIB.

Les retraités ne seront pas les seuls à bénéficier de cette situation, les entreprises vont également profiter d’une réduction de 4,3 points à 22% du taux d’imposition, qui sera effective au premier janvier. Ce qui fera de la Suède le taux d’imposition des bénéfices des entreprises le plus bas des pays nordiques. «Cela améliore les perspectives de nouveaux emplois et d’investissement», a ­expliqué le ministère des Finances. Logique. Rappelons que le gouvernement français se lance quant à lui dans une augmentation de la fiscalité sur les entreprises. La même logique veut que si la baisse de la fiscalité améliore les perspectives de nouveaux emplois, l’augmentation, elle…  mais revenons à la Suède. Dans le cadre de son plan de relance, le gouvernement a prévu de dégager 2,78 milliards d’euros de dépenses supplémentaires et de réduction d’impôt pour son budget 2013, dont une partie sera investie en infrastructures et recherche.

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