Charlie Hebdo : la défense de la souveraineté

Les déclarations les plus irresponsables sont celles des politiciens qui jugent les caricatures de Charlie Hebdo malvenues.
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Charlie Hebdo : la défense de la souveraineté

Publié le 20 septembre 2012
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Les déclarations les plus irresponsables sont celles des politiciens qui jugent les caricatures de Charlie Hebdo malvenues.

Par Acrithène.

Dans une société, la capacité d’imposer une règle par la menace d’une sanction violente en réaction à son infraction, est le privilège du législateur, quel qu’il soit. Aussi, lorsque des intégristes menacent quiconque sur notre territoire d’une réponse violente à une caricature religieuse, ce n’est pas seulement la liberté d’expression, droit finalement assez relatif en France, qui est mise en doute mais la souveraineté de nos institutions politiques. Ce qui fait question avant tout, ce n’est pas de savoir si Charlie Hebdo devrait ou non pouvoir publier des caricatures religieuses, mais de savoir si quiconque, à l’exception du Parlement, a le droit d’édicter des règles de conduite en France, et de les faire appliquer par la force.

Si l’on admet, que la règle édictée par un agent étranger doit être prise en compte par les citoyens avant qu’ils ne jouissent des libertés publiques, et ce en raison de la violence qui en dériverait, nous donnons à cette règle les attributs de la loi. Et alors, nous reconnaissons à son initiateur une forme de souveraineté sur notre territoire. Pourtant, la seule réponse que peut apporter un État souverain à une telle tentative d’usurpation est la guerre. Aussi les déclarations les plus irresponsables sont-elles celles des politiciens qui jugent ces caricatures malvenues du seul fait qu’elles provoqueront des représailles violentes. Nous ne leur avons pas confié le pouvoir pour qu’il le laisse à d’autres.

Par ailleurs, lorsqu’une sénatrice UMP prétend faire payer à Charlie Hebdo le coût de sa protection, elle ignore une des rares solidarités vraiment légitimes dans une société. A savoir qu’il n’est pas possible d’agresser un de ses membres sans entrer en conflit avec tous les autres. Aurions-nous dû faire payer la Grande Guerre aux seuls lorrains et alsaciens au prétexte qu’ils constituaient l’essentiel de notre discorde avec l’Allemagne ? C’est l’ensemble de la société qui autorise Charlie Hebdo à publier ces caricatures, et lorsqu’une autorité tierce prétend restreindre cette liberté, ce n’est pas la caricature qui est mise en cause, mais le droit de la société d’édicter ses propres règles. C’est donc la société toute entière qui est attaquée.

Au-delà de ce principe, se trouve le devoir de l’État de protéger les libertés fondamentales de ses citoyens. L’État ne naît que du renoncement des individus à se faire justice eux-mêmes et à recourir à la violence pour défendre leurs libertés. Et ce renoncement n’a de sens que dès lors que l’État prend en charge cette défense. Aussi Charlie Hebdo n’a-t-il aucune responsabilité quant aux éventuelles violences résultant de ses opinions. En effet, la responsabilité de garantir les libertés publiques est celle de l’État. La seule responsabilité d’un journal dans un pays libre est celle de la vérité. Et libre à chacun de critiquer ou de soutenir Charlie Hebdo sur cette question…

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  • Je suis en désaccord profond avec ce post.

    En l’occurrence, on n’est pas face à la liberté d’expression. Non ici on est face à une mise en danger volontaire de la vie d’autrui. Le seul but de ce torchon est bien évidemment de provoquer. Cela dans un contexte de tensions fortes, peut (et va probablement) entraîner des représailles violentes qui sont attendues avec impatience par ce « journal ».

    L’Etat a pour rôle, a priori, d’assurer la sécurité de chacun et de limiter les libertés lorsque celles-ci dépasse les limites. Un monde sans règle, où chacun fait ce qu’il veut, c’est le Far-West, l’anarchie, ça n’est pas un monde libéral. De plus la liberté sans responsabilité n’a aucun sens et entraîne des comportements de passager clandestins (un de vos précédents articles défendait précisément cette idée).

    Enfin l’argument utilisé plus haut est parfaitement sophiste. Il est parfaitement impossible à l’état d’assurer la sécurité de l’ensemble de ses citoyens sans bafouer des libertés elles-aussi fondamentales. Que direz-vous demain, quand pour vous protéger et éviter les attentats que provoquerons ces caricatures, l’état viendra fouiller votre maison, et suivra chacun de vos mouvements…

    Que choisir, la liberté de provoquer ou celle de se déplacer ? Pour moi le choix est clair, pour vous aussi apparemment…

    • Comme le disait Franklin : Those who would give up Essential Liberty to purchase a little Temporary Safety, deserve neither Liberty nor Safety.

      • Par ailleurs, il ne s’agit pas d’un monde sans responsabilité, la responsabilité d’un crime revient au criminel.

      • Moi qui parle mal l’anglais, pourriez-vous nous faire une petite traduction de cette citation de Franklin afin que nous puissions tous en profiter ? Cordialement

        • Ceux qui échangeraient des libertés essentielles contre une sécurité temporaire ne méritent ni la liberté ni la sécurité.

    • @ Huxley

      La question de la liberté d’expression ne se pose que face à des propos provocants. Si vos propos ne sont pas provocants, il n’y a même pas besoin de se demander si vous pouvez avoir le droit de les dire ou non, car étant donné que cela ne dérangera personne, on vous laissera les dire sans soucis, et ce, même dans les pires dictatures qui soient.

      La question de la liberté d’expression concerne bien le droit de dire des propos jugés intolérables par d’autres personnes. Si vous êtes contre ce droit, vous êtes contre la liberté d’expression,

      Le vrai problème avec Charlie Hebdo, c’est que ce torchon est largement subventionné et que par conséquent il représente l’État français et que les terroristes auront beau jeu de s’attaquer à la France dans sa globalité en représailles.

      • Oui et non.

        Certes la plupart des propos qui touchent à la liberté d’expression peuvent être perçu comme provoquants.
        Mais, pour moi, la liberté d’expression consiste surtout à defendre le droit de critiquer le système et à chercher à donner des solutions en fonction de cette critique.
        Présenter des dessins d’un type dans des positions sexuelles (si j’ai bien compris) n’est pas une critique constructice, d’autant plus dans un cadre commercial… L’objet même ici n’est pas de critiquer mais d’engendrer une réaction violente pour pouvoir dire après, on vous l’avez bien dit.

        • @ Huxley

          La notion de critique « constructive » est purement subjective, car elle dépend tant des motivations et compréhensions de celui qui critique que de celui qui est critiqué. Vous ne pouvez donc pas l’inscrire dans une loi, soit vous autorisez la critique, soit vous l’interdisez.

          Ensuite, si vous voulez une presse réellement libre, il est évident que celle-ci ne pourra se financer qu’en faisant de l’audience. Or, si ses clients veulent du scandale et de la polémique, il est logique que la presse tente de provoquer ce genre de réactions. C’est cela, la liberté de la presse: qu’elle puisse donner à ses clients ce qu’ils demandent.

          Enfin, cette caricature s’en prend à Mahomet, le fondateur de l’Islam, et par des positions sexuelles mets en avant l’incohérence entre le comportement de cette personne et ses écrits. Il s’agit donc bien d’une critique du système religieux et politique qu’est l’Islam avec comme solution sous-jacente l’abrogation pure et simple…

          Notez que je ne soutiens pas Charlie Hebdo, que je n’apprécie absolument pas les caricatures à connotations sexuelles (pas plus d’ailleurs celles de Contrepoints que celles de Charlie Hebdo), mais je défends tant la liberté des pro-Islam de pratiquer leur religion, que la liberté des anti-Islam de la critiquer, même vulgairement…

        • @Huxley: Le probleme de votre post c’est que vous soumettez l’existence de la liberte a ce que vous appelez (selon vos dires) « provoquant » ou « Constructif ». Si on limite la liberte d’expression a ces notions hautement subjectives, alors la liberte devient relative et no absolue. Autrement dit, ce qui est libre est ce que VOUStrouvez libre. En somme vous essayez d’imposer une vision arbitraire de la liberte. En cela, pardonnez moi, mais vous vous comportez comme un despote (en parole). A vos adjectifs on rajoutera bientot la « decende » et la « dignite » etc… Autant de notions fourre tout qui font de la loi un istrument despotique des legislateurs.

          La liberte d’expression ne sert pas a dire ce avec quoi tout le monde est d’accord. Cela sert a dire des choses sujettes a controverese. Et le simple fait qu’une armee de culs benis se sente insultes et soient prets a prepetrer des action s violentes en reactions a des DESSINS. ne justifie rien du tout. Votre prose est remplie d’un relativisme malsain que personellement je trouve execrable. Si j’etais omme les mususlmans integristes, je vous menacerai de mort pour ces paroles, et pourtant je veux vraiment que vous ayez le droit de le dire. La liberte d’expression c’est accepter qu’on puisse TOUT dire. Comme disait un cerain Ron Paul, Etre libre c’est un peu comme pour une femmes « etre enceinte » soit on l’est soit on ne l’est pas. On ne peut pas etre « un peu libre ».

        • Nous sommes confrontés à un problème insoluble:
          C’est l’islam même qui prête à Mahomet toutes les turpitudes et tous les crimes, et qui enjoint à châtier qui le critique (suivant en cela son exemple d’ailleurs, puisqu’il faisait assassiner qui le moquait).

          L’islam a donc envers nous l’exigence extraordinaire et exorbitante d’abjurer complètement notre morale, pour nous extasier devant un homme qu’elle ne peut que comme une ordure.

          C’est un énorme problème.

          • @ Fucius

            Hé oui, et c’est toute la différence entre le christianisme et l’islam.

            Même les pires détracteurs du christianisme n’ont pas grand chose à reprocher au personnage de Jésus-Christ. Or, si le fondateur reste intouchable, son mouvement pourra encore perdurer longtemps.

            À l’inverse Mahomet a eu un comportement abject, or dénoncer Mahomet, c’est remettre en cause clairement son mouvement…

            Voilà pourquoi je pense que l’Islam n’a aucun avenir dans une société où l’on a la liberté d’expression et de religion, car à partir du moment où l’on a la possibilité de dénoncer Mahomet, c’est tout l’Islam qui s’écroule…

            Il n’est donc pas étonnant que les fanatiques s’en prennent à notre société, et je crains que cette guerre ne perdure jusqu’à la fin, soit de la liberté, soit de l’Islam…

    • Bonjour Huxley
      « …de limiter les libertés lorsque celles-ci dépasse les limites »
      J’adore, argument circulaire. 🙂

    • @Huxley

      Que je sache, ce ne sont pas les caricaturistes qui tirent à la roquette sur des ambassades, mais les terroristes.

      Je ne pense pas que des abrutis qui s’expriment soient responsables des actes d’autres abrutis au bout du monde, manipulés par des groupes extrémistes et certainement leurs gouvernement qui voient là une occasion de détourner l’attention en plein printemps arabe.

      En suivant votre logique, la pensée libérale est considérée comme une provocation par certains, faut-il interdire la pensée libérale ?

    • Si je comprends l’idée, je ne vois pas son rapport avec mon billet. Ce que j’exprime, au moins dans les trois premiers quarts du texte, ne tient pas du libéralisme, mais est constitutif de tout gouvernement qui se respecte, qu’il soit libéral ou dictatorial. Aussi ce qui m’intéresse n’est pas la question de la liberté d’expression que vous souhaitez limiter, mais la souveraineté de notre gouvernement.
      Cela dit, admettons un instant ce que vous dîtes. Qu’il faille arbitrer entre différents types de libertés. D’abord, je trouve étrange ce sous-entendu selon lequel les libertés physiques – de se déplacer ou de vivre – soient absolument supérieures aux libertés plus abstraites, et notamment celle de dire ce que l’on pense. Très clairement, je ne pense pas que cette hiérarchisation soit acceptable, en tout cas en toute généralité, pour un quelconque gouvernement. S’il faisait passer la sécurité de ses ressortissants avant toute autre considération, il ne devrait pas se défendre d’un envahisseur « civilisé » ? Pourtant tous les états le font, au moins lorsqu’ils perçoivent un espoir de victoire.
      Par ailleurs, je rejoins la remarque faîte par d’autres. L’Etat édicte des règles générales, et les actions particulières ne peuvent faire l’objet de reproche de la part de l’Etat que dans la mesure où elles violent ces règles générales. Si ce n’était pas le cas, nous serions soumis à l’arbitraire. Ce n’est pas parce que l’action d’un membre de la société est « mauvaise » que l’Etat a le droit de s’en mêler hors du cadre de la loi.

    • Risible!

      D’une part parce que toute expression est *toujours* potentiellement une provocation pour quelqu’un et d’autre part parce que vous insinuez que la liberté d’expression et la provocation sont interdépendants. A partir de ce moment, il n’y a tout simplement pas de liberté d’expression, point-barre.

      Dans un monde civilisé, ces questions se règlent au tribunal, pas dans la rue et encore moins avec violence. Pour que ce principe soit garanti, la sûreté et la sécurité de tous (je dis bien: de tous!) doit être assurée. Or en suivant votre raisonnement on voit bien que ce qui prime (la liberté d’expression) n’est plus garanti, et que l’accessoire (l’éthique, le bon sens, que sais-je?) devient essentiel.

      Après on pense ce qu’on veut de l’initiative de Charlie, mais affirmer que la faute est de leur côté c’est un renversement de valeurs absolument révoltant.

      Et qu’on ne se méprenne pas: en écrivant ceci je ne prends pas la défense de Charlie, mais bien celle de la liberté.

  • Après ce caricature des criminels hebdo satanique normal ALLAH extermine les villes française et Elysée par des inondations ouragan foudre grêlons séisme tsunami raz de marée le peuple français paye la facture de ces catastrophes pour son silence et sa liberté d’expression si Hollande ne met pas ces criminels en prison aux musulmans de quitter la France après ce séisme de 3.5 en France si les diables d’alqaida tue ces otages français la faute de leurs collégue de hebdo satanique

    • Apparement, ALLAH extermine d’abord votre ponctuation.

      • AHAHA bien dit ! Malheureusement je pense qu’ALLAH lui a bousillé le cerveau entier …

        Quand à ceux qui se plaignent de « l’irresponsabilité de Charlie Hebdo, on répétera toujours la même chose : si l’on s’arrête de critiquer toutes les personnes que cela pourrait choquer, on ne dirait plus rien.

    • hallucinant…

    • @ mehdi assem : votre post n’aura pour résultat que de faire du mal aux personnes de confessions musulmanes.

      Et je suis persuadé que vous le savez et que vous le faites de manière consciente !

      Par rapport à l’article, j’ai envie d’ajouter qu’il n’y a rien de choquant dans ces carricatures. Pourtant, certains ne peuvent s’empêcher de se sentir outrés.

      A ce moment là,comme toutes carricatures peuvent potentiellement blesser quelqu’un, il faudrait absoluement toutes les interdire. Mais je n’ose imaginer de demi-mesures.

    • @ cretin qui s’appelle Mehdi
      Allah a une justice expeditive: N’y a t’il pas de bon fondamentalistes en France? Allah est pret a les sacrifier pour punir les francais en frappant le pays d;ouragans? Etes vous le dernier des cretins ou juste un islamophobe qui attise le feu (facon Chalie Hebdo) en esperant que les « dessouchiens » vont reagir? ans tous les cas votre post est juste pueril. Si les diables d’Al Quaida tuent qui que ce soit, ce sera la faute de ces ABRUTIS qui ont tue. C »est bien un propos de DEBILE que de dire que certains peuvent proceder a des actions et que ce ne sera pas de leur faute mais ben celles d’autres personnes, alors que RIEN si ce n’est leur violence intrinseque et leur volonte d’imposer leurordre a autrui ne les a force a le faire. Votre post represent le degre zero de la reflexion. La mafia tient le meme discours. Les gens qui reagissent a des DESSINS par le eurtre sont juste des meurtrier, des assassin. Rien de plus. Ne vous la rcontez pas « bras arme de la justice divine » sous pretexte que vous avez lu un bouquin pourri ecrit il y a 1400 ans. C »est une attitude PUERILE.

  • D’accord avec ce post, le seul souci c’est qu’il fonctionne dans un contexte fermé.

    Ce n’est pas Charlie Hebdo ou toute personne sur le territoire français qui prend un vrai risque. Non, le risque il peut être porté par des français résidant à l’étranger, voir même des étrangers qui sont liés directement ou pas avec la France. On devrait également rappeler que certains de nos concitoyens sont otages d’organisations islamistes. Bref, j’espère que certains ont la conscience tranquille en cas de tragédies et que ce buzz pour attirer l’attention en vaut le coût potentiel.

    • voire même des étrangers

      Ce post est aussi valable en contexte ouvert : les politiques n’ont pas à désavouer un journal et sa liberté d’expression, fût-il médiocre.

      • Quand je parle de contexte fermé je fais reférence à l’aspect souveraineté territoriale. L’auteur souligne, à juste titre, qu’il est intolérable de se laisser menacer par des mots et des actes sur notre territoire. La liberté d’expression domine. Quand est-il hors de notre territoire. Là où notre souveraineté ne s’étend pas. Peut-on demander à certains d’agir de manière responsable en pensant à ces français qui ne bénéficient peut-être pas de la protection de l’Etat? Là encore, c’est un problème de conscience, si des otages, des expatriés ou des étrangers en payent le prix…Les politiques n’ont certes pas désavouer ce journal en tant que représentant de l’Etat mais en tant qu’individu, on est en droit d’émettre un jugement personnel sur de tels comportements.

        • « La liberté d’expression domine. »

          En France, surement pas. Pour le plus grand bonheur des socialistes.

        • « c’est un problème de conscience »

          Même sans caricatures, certains seront probablement assassinés. Vouloir être sympa avec les méchants n’a jamais rendu les méchants sympas.

          • Mais ils le sont !!! Attentat monstrueux du 11 septembre 2001, prises d’otages et Mohamed ( le bien nommé) Merah. La faiblesse et la peur n’ont jamais apporté la paix.

  • Les haineux de Charlie Hebdo sont tout retournés : la gauche les attaque et la droite vole à son secours !

  • Le problème avec les « détecteur de cons », c’est que souvent ils marchent trop bien ! Ça devient des appeaux à cons, et même de cons dangereux ; pas le simple troll comme mehdi assem, non, le vrai con furieux qui frappe brule et tue tout ce qui a un vague lien avec ce qui provoque sa colère.

    • Un peu de tenue, je vous signale que nous avons l’honneur d’avoir parmi nos commentaires le Français chargé de déterminer les limites de la liberté d’expression, j’ai nommé monsieur Huxley. Notons en sus que ce monsieur semble avoir un don pour la clairvoyance, puisque seul lui semble lire dans les esprits pour en déterminer les intentions.

  • Mehdi n’est qu’un troll de plus. Il ne faut pas en tenir compte, son seul but étant la provocation !

    • Salut après ces avertissements et ces punitions d’ALLAH ces catastrophes naturelles ces révoltes et le terrorisme arabe les maladies la crise économique la fin de christianisme de judaïsme l’application de l’islam dans le monde ou la fin du monde surtout avec ces séismes si la fin du monde aux êtres humains de convertir a l’islam pour éviter la peur le jour de ce cataclysme et l’enfer c’est possible la fin du monde vendredi 12.10.20012 si ALLAH le veut merci

  • Mais enfin, ce qui est profondément choquant, c’est le manque de proportionnalité entre le fait générateur (les caricatures, ou le film sur la vie du Prophète) et les réactions (incendie, violences physiques, assassinat, etc..). L’écrit et l’image sont dans l’intention, le virtuel, ils s’adressent à l’esprit. Le passage à l’acte violent est concret, matériel, il vise les corps. La légitime défense de toute personne s’estimant humiliée ou blessée par des écrits ou des images, est de répliquer avec les mêmes armes, utilisant ainsi le même langage, ne serait ce que pour se faire comprendre de ceux qu’elle veut punir. Dans le cas présent, la réaction est vide de sens, absurde et totalement contre-productive.

  • un seul mot suffit pourtant : exaspération, ni plus, ni moins … cqfd

    Expressions de exaspération
    Exaspération d’un désir, d’un besoin, d’un sentiment. – Bouillonner d’exaspération. – Causer l’exaspération. – Être au comble de l’exaspération. – Manifester son exaspération à l’égard de quelque chose ou de quelqu’un. – Provoquer l’exaspération de quelqu’un. – Susciter l’exaspération de quelqu’un. – –

  • Est-ce qu’il y aurait une liberté d’expression sélective en France ?

    -> Liberté d’offenser la foi religieuse : oui
    -> Liberté de parodier une marque (ex. dessiner un logo de la compagnie Total avec du sang) sanction (ex. http://www.netpme.fr/nouvelles-technologies/206-greenpeace-france-relance-debat-parodie-sur-internet.html )
    -> Liberté de présenter le cannabis sous un jour favorable : sanction (http://www.drogues.gouv.fr/ce-que-dit-la-loi/ce-que-dit-la-loi-en-matiere-de-drogues/provocation-a-lusage/ )
    -> Liberté de s’exprimer sur des pays « alliés » de la France : D’après Fabius > Sanction (cf. actualité récente).
    -> Liberté de débat sur certains thèmes de la 2ème guerre mondiale : sanction

    Alors, est-ce qu’il y aurait 2 poids 2 mesures dans la liberté d’expression ?

  • Je suis totalement d’accord avec votre article.

    Je constate que certains ont peur que le monde s’enflamme pour quelques caricatures publiées dans un journal satirique français à diffusion assez réduite.

    Si le monde s’enflamme pour 3 caricatures, c’est que le monde va mal, très mal et il s’enflammera de toutes les façons.

    Je comprends aussi que certains soient furieux contre Charlie Hebdo mais ils ont tort. C’est le même phénomène que de tuer le messager qui apporte dse mauvaises nouvelles. On s’en prend au messager parce que c’est lui qui nous oblige à regarder les choses désagréables en face et parce que c’est lui qui est là et que c’est plus facile de s’en prendre à lui. Mais c’est à la fois injuste et vain.

    On me dit que les gens expatriés dans certains pays risquent leur peau. J’entends bien mais il faut aussi voir que les Français, expatriés dans des contrées où ils risquent leur vie pour une caricature, doivent prendre aussi leurs responsabilités. Si le risque est si grand, il faut aussi que ces Français soient responsables et réfléchissent sérieusement à leur présence là-bas. La France ne peut pas faire taire tous les journaux pour éviter la moindre étincelle dans le monde. Cela ne sera pas possible à moins de tuer ce qui fait la France et instaurer le crime de blasphème sur notre sol.

    Dans toutes ces réactions négatives contre Charlie Hebdo, je vois beaucoup de peur. Même ceux qui défendent l’Islam en ont peur ! Je comprends cette peur car je la ressens aussi mais il faut la dépasser. Le problème n’est pas Charlie Hebdo, le problème est ailleurs.

    Sortons nos têtes du sable et osons affronter la réalité telle qu’elle est. C’est le seul moyen de trouver la bonne voie.

    Du reste, regardons ce qui va se passer : si ça se trouve, le monde ne s’enflammera pas pour 3 caricatures. Inutile de blâmer Charlie Hebdo de nous avoir fait peur. Remercions-le plutôt de nous faire ouvrir les yeux.

  • Un conciliateur c’est quelqu’un qui nourrit un crocodile en espérant qu’il sera le dernier à être mangé. (Churchill)

    • Je sais que ça n’est pas l’objet central du débat, mais un des trucs que personne ne dit, c’est que ces dessins sont complètement nuls! Oui à la liberté d’expression, non à la condamnation des dessins de Charlie Hebdo, mais avouons que ces dessins là ne véhiculent rien et qu’on aurait pu s’en passer… C’est bien de la provoc’ débile et creuse qui me fait citer (approximativement): « je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer ».

      • J’ai écrit cet article sans même aller voir les dessins…

        Votre citation ne peut être qu’approximative car elle n’existe pas. Voltaire aurait sans doute pu le dire, mais on s’accorde désormais à dire que s’il l’a dit, c’est post-mortem… totalement apocryphe.

  • Bonsoir, je suis completement d’accord avec l’auteur de l’article, et aussi completement d’accord avec la reaction de Florence. Son commentaire me parait le plus pertinent, le plus ouvert, et le plus logique.

    Ceci dit, je pense que si nous en sommes a discuter de la pertinence des reactions aux caricatures incriminees concernant un prophete dont l’existence meme est reellement sujette a caution, alors, cela signifie que l’islam, partout dans le monde occidental, EST, le probleme majeur. Car, de fait, tous les problemes, absolument tous, de la planete entiere, viennent exclusivement de l’islam.

    Nous ne parlons de la liberte d’expression, de son existence et de ses limites, que par rapport a l’islam.

    Eh bien…. merde, qu’il me soit permis de dire, de hurler, que j’en ai marre d’entendre parler de cette chose arrieree et totalitaire. Qu’elle retourne dans son neant, son desert, et vivons entre gens civilises. Ah… vraiment, merde.

    Mais de fait, encore, la reaction des arrieres et celle de nos politiques est a mettre au meme niveau. Les premiers reagissent de la meme facon que l’eau qui ne peut aller plus haut que sa source. Celle des politique est effectivement celle de la peur, alors que la reponse devrait etre la reaction a une declaration de guerre.

    Mais… on est en France, et dans ce pays, on excuse, on tergiverse, on condamne avec fermete etc… pour ne pas avoir a prendre ses responsabilites

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