La route de Colombie

La Colombie a atteint le deuxième rang en taille économique parmi les nations sud-américaines, atteignant un PIB de $362 milliards, dépassant l’Argentine

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Blason colombien

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La route de Colombie

Publié le 11 septembre 2012
- A +

Dans les prochaines années, les experts en économie auront des sujets d’étude très intéressants en comparant comment le Venezuela et l’Argentine furent dépassés par la Colombie sur la route vers le développement, car les différences entre les modèles et les politiques publiques sont notoires.

Par Oscar Ortiz Antelo [*]

 

Blason colombien
Blason colombien

La Colombie a atteint le deuxième rang en taille économique parmi les nations sud-américaines, atteignant un PIB de $362 milliards, dépassant l’Argentine qui reste avec un PIB de $347 milliards. Au-delà des discussions sur les chiffres, il est indiscutable que, ces dernières dénennies, la Colombie a parcouru du chemin sur la route du progrès économique et social, ce qui en fait un exemple pour nous qui rêvons de vaincre la pauvreté et de nous diriger vers le développement.

Le succès colombien n’est pas rien. Il implique d’avoir dépassé le Venezuela et ses vastes ressources en hydrocarbures, ainsi que l’Argentine et ses grandes extensions territoriales et son industrie agroalimentaire. Dans les prochaines années, les experts en économie auront des sujets d’étude très intéressants en comparant comment le Venezuela et l’Argentine furent dépassés par la Colombie sur la route du développement, car les différences entre les modèles et les politiques publiques sont notoires. Les premiers, plus riches en ressources naturelles, ont suivi des modèles populistes, tandis que la Colombie a misé sur la consolidation de l’institution démocratique et sur une économie intégrée de manière compétitive à la globalisation.

Selon mon opinion, sa grande force se trouve dans un fort respect des institutions. La Colombie a une démocratie consolidée. L’alternance démocratique est une réalité et les résultats des élections sont respectés. Son système juridique est un des plus avancés d’Amérique latine et son pouvoir judiciaire jouit du respect et de la crédibilité, en protégeant les droits des citoyens et en offrant la sécurité juridique aux entreprises et aux investisseurs.

Dans le domaine économique, elle a une économie compétitive et forte, orientée vers l’exportation, en ayant diversifié sa production et amélioré la qualité de ses produits manufacturés. Son secteur public, lié à la promotion internationale du pays et de ses exportations, est reconnu pour son grand professionnalisme, sa grande capacité de négociation et des campagnes de marketing international très efficaces. Même son entreprise d’État de pétrole, Ecopetrol, est devenue un rare modèle d’efficacité face aux autres entreprises publiques de la région, généralement désastreuses.

Dans le domaine social, les niveaux de pauvreté ont chuté considérablement et la classe moyenne a augmenté en quantité et en qualité de bien-être grâce à la combinaison de la croissance économique avec de volontaires politiques d’aide aux familles les plus pauvres.

Tous ces succès ont été obtenus malgré le fait de vivre pendant plus d’un demi siècle en pleine guerre civile contre la guérilla et les narcotrafiquants,  heureusement en passe d’être surmontée dans ce qui semble être une victoire finale de la démocratie sur la violence. Sûrement, on pourra trouver beaucoup de déficiences, mais les réussites de la Colombie ne peuvent être mises en doute et sont un exemple de ce que le respect des institutions, la stabilité et la continuité de politiques publiques sérieuses et responsables tracent la voie vers le développement social et économique.

___
[*] Oscar Ortiz Antelo a été président du sénat bolivien.

Traduit de l’espagnol.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Il y a quelques temps, j’avais publié un billet portant sur la bande dessinée de l’économiste Bryan Caplan intitulée Open Borders, qui faisait l’apologie de l’immigration. Même si cette œuvre était très convainquante, certains pourraient préférer un livre plus formel sur cette question.

Ces derniers mois, j’ai lu deux livres sur le sujet de l’immigration. Le premier intitulé Wretched Refuse, par Alex Nowrasteh et Benjamin Powell (ANBP) est un ouvrage très empirique, qui épluche toute la littérature académique sur les impacts de l’immig... Poursuivre la lecture

Keynes
0
Sauvegarder cet article

 

L’économiste Claude Sicard vient de publier une étude montrant, graphiques à l’appui, que la politique française visant à corriger les inégalités a pour effet de plomber l’industrie et de réduire le PIB par habitant.

La réduction n’est pas l’épaisseur du trait, c’est un facteur de 1 à 2 sur cinquante ans si on observe les parcours relatifs de la France et de la Suisse.

Quand on entend nos ministres proclamer leur volonté de défendre l’industrie, comme Bruno Le Maire vient de le faire cette semaine avec le « pacte produc... Poursuivre la lecture

Vivons-nous dans un monde fini ?

Le simple fait de poser la question suscite parfois des réactions indignées tant la réponse semble évidente. Pourtant, la question des ressources naturelles et de leurs limites est complexe. Une façon utile d’y réfléchir, sans pour autant prétendre la régler, est de considérer le monde entrepreneurial. Cela nous permet de développer une approche plus nuancée, et moins pessimiste, de la question.

 

La leçon des entrepreneurs

Que peuvent nous apprendre les entrepreneurs sur la notion de... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles