Attali fait du sport et se pète un klaxibulle

Jacques Attali, c’est un peu le Troll des Vieux, avec des idées dangereuses pour chaque sujet idiot qu’on lui propulse sous le nez.

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Attali fait du sport et se pète un klaxibulle

Publié le 2 août 2012
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Parfois, lorsque la période est favorable au farniente et à la détente, on n’a pas envie de trop travailler. Il devient alors nécessaire de ressortir de sa naphtaline l’un ou l’autre vieux penseur / piposophe / auteur / politicien / économiste / capilliculteur biocosméticien que seule la France sait produire avec fougue. Puis, moyennant quelques passages médiatiques évidents lorsqu’on sait comment notre presse fonctionne, voilà le bastringue relancé pour une séance d’abdominaux et de zygomatiques à pas cher.

Et force est de constater que cela faisait un moment qu’on n’avait plus entendu le brave Attali le Zéro. Attali, c’est un peu le Troll des Vieux, qui sait immédiatement conférer ce petit parfum de désuet à tous les sujets qu’il aborde avec sa faconde de cuistre éhonté. C’est aussi un excellent client de ces éditos qui, régulièrement, trouvent dans ce personnage ridicule de la Cinquième République du Citoyen Qui Pense une cible idéale des moqueries les plus méritées.

Cette fois-ci, c’est de façon complètement fortuite que je suis tombé sur l’une de ses hilarantes productions par le truchement d’une interview pieusement relatée dans l’Express, dans laquelle le maître pliant répond à quelques fines questions d’un think-tank sur le sport, les Jeux Olympiques, la citoyenneté et les transhumains, dans le désordre. Comme d’habitude, l’article résultant n’a pas été relu (il y a donc quelques photes d’ortografe), et les réponses, brutes de décoffrage, permettent à nouveau de repartir dans les espaces intersidérants dans lesquelles veaux, vaches et petits cochons dansent une farandole joyeuse sur des poncifs rigolos, dans la décontraction qui sied à tout ce qui fait un What The Fuck puissamment bétonné. Pas de doute, la presse, encore une fois, nous offre ici, en plus de quelques productions séminales d’un Attali sans complexe, une de ces Pignouferies que le Monde relaie parfois.

Le but de l’interview est donc, ouvertement, d’agacer le lecteur avec des considérations fumeuses, et de titiller le piposophe avec un sujet sur lequel il n’avait pas encore pu donner toute la mesure de sa puissance intellectuelle (car Bac + 8 + ENA + X, c’est ça, la vraie puissance intellectuelle). On commence donc directement avec du lourd en lui demandant ce que peut bien apporter au monde un événement comme les Jeux Olympiques.

L’homme de la rue, confronté à une telle question et au lieu de passer son chemin comme l’explique le syndrome du gros micro mou, répondrait probablement « des médailles » (pour la version la plus basique), « des athlètes qui tentent de se dépasser » (dans une version un peu plus élaborée), « un spectacle sportif » (dans la catégorie évidente) voire « une opportunité commerciale pour faire connaître des disciplines, et pour les sponsors, de s’afficher » lorsque l’homme de la rue s’improvise économiste. Mais Jacques n’est pas basique. Il ne fait pas dans l’évident. Il est bien au-delà de l’élaboré. L’économie, il se la déloge des molaires avec un petit cure-dent pointu après chaque petit déjeuner ! Jacques, il a eu l’oreille des présidents et depuis, il tutoie l’univers et il lui arrive même de boire un petit sherry en sa compagnie, dans le club feutré aux lumières tamisées dans lequel ils se rencontrent pour papoter de choses vraiment de sa dimension, le samedi après-midi.

Alors quoi bon merde, Attali, il envoie du steak, sans ménagement :

Le message que les Jeux Olympiques véhiculent est celui d’une mondialisation qui peut réussir.

Parce que les avions qui voyagent tous les jours à l’autre bout du monde, les cargos qui transportent des biens et des matières premières sur les cinq océans, ça, ce n’est pas la mondialisation qui réussit. Internet, le système GPS, la téléphonie cellulaire, ce n’est pas la mondialisation qui réussit. L’effondrement des mortalités infantiles partout dans le monde, le nombre de pauvres qui diminue sans cesse, les maladies combattues avec succès, ce ne sont pas des exemples de mondialisation qui réussit.

En revanche, une dizaine de milliers de types qui se rencontrent pour déterminer qui va nager le plus joliment, sauter le plus loin ou courir le plus vite, ça, ce n’est pas un immense concours de quéquettes mais bien « une mondialisation qui peut réussir ». Et on insistera doucement sur le « qui peut », parce que le concours peut aussi rater. D’ailleurs Jacques le remarque tout de suite et nous en fait part :

je m’inquiète parfois quand je vois que, dans chaque pays, les retransmissions des Jeux Olympiques ne parlent que des athlètes nationaux. C’est mauvais signe.

Attali, plein de bonnes idéesEt flute et zut et cornegidouille, voilà-t-y pas que les Français parlent des Français et pas des Serbes, que les Américains se focalisent bêtement sur leur équipe et que les Allemands oublient de s’attarder sur les Tchèques. Jacques doit avoir souvent besoin d’un câlin, devant tout cet anti-mondialisme retors, tiens. Bon, le fait que le temps d’antenne soit obligatoirement limité et que les Français désirent d’abord et avant tout savoir ce qui advient des athlètes français ne rentre pas en ligne de compte. Le fait que les gens sont connement attachés à leurs particularismes locaux montre à quel point le rêve humide des universalistes absolutistes nécessitera un profond travail de retroingeniering de folie sur l’humain…

Et à propos de bidouillage génétique et d’amélioration de race humaine pour une meilleure adhérence aux concepts stato-uniformistes, la question suivante permet d’introduire un magnifique nuage de concepts qui permet au système limbique d’Attali d’approcher d’un petit orgasme ; le think-tank sportif demande en effet au mégapenseur de l’infiniment petit son avis sur les modèles proposés par les JO. Immédiatement, en l’espace d’une vingtaine de mots, on passe d’une considération générale sur l’excellence prônée par les Jeux à celle des transhumains qui trottinent main dans la main avec des handicapés dopés à la technologie pour terminer, dans le même souffle, sur l’évidente question de la moralité, la réussite au travail par l’effort et la transformation du sport en spectacle. On est dans la quintessence du concentré d’huile substantielle de condensé d’arôme de n’importe quoi très serré.

lagaffe et son café

Attali ponctue son effort surhumain de concentration ultime par une question, lâchée comme un petit prout discret entre deux envolées lyriques :

Reste la façon dont cette moralité va peut-être progressivement être abîmée par la transformation du sport en spectacle puisqu’on voit de plus en plus d’athlètes hors normes.

Bien sûr, il y a un bonus si on comprend quelque chose, mais on ne peut s’empêcher de s’interroger : comment un penseur comme Attali a-t-il pu ne pas remarquer que le sport se transformait en spectacle depuis, environ, 50 ans, avec une nette accélération depuis 20 ans ? Parce que bon, certes, les choses vont vite, mais en vingt années, le Jacques aurait pu noter que les sponsors se faisaient plus présents, que les athlètes, plus très amateurs, étaient devenus assez professionnels et gagnaient des fortunes pour trotter en moule-burnes fluos… Quant au lien entre cette tendance et la moralité, on se perd en conjectures.

Heureusement, le troisième paragraphe, en réponse à la question suivante sur la citoyenneté que le sport permet d’injecter à grosses doses dans le PAF et ailleurs, permet d’oublier bien vite le gloubiboulga précédent et d’aborder une jolie brochette de nouveaux concepts acidulés. On tripote même le grandiose avec des petits doigts boudinés puisque notre hôte explique ainsi son point de vue :

Le sport est la condition même de la santé, de la maîtrise des dépenses de santé et c’est un paramètre essentiel de notre vie sans lequel l’humanité est condamnée à disparaître faute d’engourdissement et d’obésité.

Il faut un talent certain pour, dans une même réponse à l’interrogation de la citoyenneté dans le sport (ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n’y peux rien, ce n’est pas moi qui pose ces questions), arriver à caser une petite remarque discrète sur la sécurité sociale, la façon dont on doit mener sa vie, le futur de l’humanité et l’épidémie d’obésité qui semblerait la toucher. On comprend l’idée simple de Jacques : ne pas faire de sport, c’est se ramollir, c’est grossir bêtement, c’est coûter plus cher à la collectivité et si tout le monde fait ça, on va tous terminer comme les grosses limaces de Wall-E. Dans la bouche d’un énarque / piposophe / économiste, évidemment, ça donne un peu autre chose, mais l’esprit est le même. Que Jakatali s’exprime sur un sujet qu’il maîtrise manifestement très très mal (le lien entre l’obésité et la non-pratique sportive étant pour le moins ténu, au contraire de problèmes plus profonds liés à la génétique, la nourriture industrielle et l’endocrinologie) ne doit pas surprendre : lorsqu’on est arrivé au pinacle de la réflexion en France, aucun domaine, aucune fatuité, aucune cuistrerie n’est impensable, tout se tente, tout se discute.

La conclusion, en forme d’uppercut final dans la mauvaise graisse jaune du ventre d’un quinquagénaire trop peu sportif, justement, arrive à temps pour ponctuer l’interview : « Il n’y a pas de respect de soi sans pratique du sport » ; autrement dit, ceux qui trouvent mieux à faire que trotter, courir, pédaler, sauter, nager, bondir, et s’exciter à droite ou à gauche sont des minables auto-destructeurs. Même si je ne pense pas que la branlette intellectuelle soit à proprement parler un sport, dans le cas du bon Jacques, la puissance de l’éjaculat piposophique lui permet de prétendre à une médaille.

On pourrait se demander ce qui me prend de cogner sur le pauvre Jacques, débris rigolo et vieillissant d’un monde depuis longtemps révolu. À l’instar d’un Séguéla qui n’amuse plus personne et rappelle des années déjà sépia, il ressasse ses bêtises porté par une gloire passée que les journaux sont trop contents d’entretenir pour avoir de l’interview à pas cher. Mais il ne faut pas se leurrer : même un vieux beau comme lui dispose d’une capacité de nuisance importante. Relayé par des médias bien trop complaisants, il est écouté, le bougre !

Et lorsqu’on décortique ce qu’il raconte, on retrouve les recettes habituelles des collectivistes qui savent mieux que vous ce qui est bon pour tous. Et que voilà du bon gros mondialisme, et pas dans son expression de la liberté mais bien dans une espèce d’unification aplatissant tout sur son passage ; aucune tête ne doit dépasser ! Et que voilà du désir impérieux d’un universalisme imposé, ici par la persuasion et le côté sympathique & guimauve, feu d’artifice en début et en fin de spectacle, mais au besoin, par les armes et la dictature (on se rappelle que le bonhomme proposait d’envoyer, de force, des experts aux Japonais pour éteindre Fukushima, trop cons qu’ils étaient pour le faire eux-même).

Et puis, n’oublions pas que le sport, c’est le moyen le plus simple d’amener des groupes de jeunes à faire, tous ensemble, les mêmes choses, à les répéter tous en groupe jusqu’à ce que tous se meuvent d’un même élan. Après tout, marcher tous en cœur au pas de l’oie, c’est aussi du sport. J’exagère ? Allons ! Le sport a toujours pris une place importante dans tous les régimes étatiques, qu’ils fussent de l’internationale socialiste ou du national-socialisme. Le sport, dans la vision universaliste d’un Jacques Attali, c’est un bon moyen pour faire perdre au citoyen de son individualité au profit du groupe. Et puis, il est clair qu’il n’y a pas besoin de pousser beaucoup les gens dans cette tendance : il est toujours plus facile de se laisser porter par le groupe, débrancher son cerveau et faire ce qu’on nous dit de faire, plutôt que penser et agir par soi-même, avec d’une part le risque d’échec et surtout, le risque de singularisation.

Que le sport permette pour certains de se sentir bien, d’entretenir sa santé, voire de s’insérer dans un groupe de gens qui, pendant une saison ou plus, partagent un même plaisir à faire des efforts collectifs, c’est une évidence. Mais qu’on en arrive à sortir, comme le Jacques, qu’il n’y a pas de respect de soi sans pratique du sport, ou, aussi idiot, que « Quiconque n’a pas fait de sport ne peut pas estimer qu’il a une formation complète. », il y a bien plus qu’un pas que seuls les idiots franchissent sans sourciller.

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  • Quand on voit le physique de Jakataly, le penseur à la photocopieuse, on se dit qu’il n’a probablement jamais fait de sport (et non, tourner les pages des livres à recopier, ce n’est pas du sport). Tirons-en les conclusions qu’il nous propose lui-même…

  • Attali, le plus grand humoriste Français de tous les temps
    http://youtu.be/bVFBNhrWGqo

  • h16:
    publiez un recueil de vos articles….je retrouve les fous rires que j´avais avec feu Bastiat

  • @H16 :

    Merci encore pour ces éditos délicieux !! Ne serait-il pas possible de dézinguer Joffrin qui nous gratifie d’un édito complètement absurde dans le nouvel obs du 18 juillet 2012 : « La finance, c’est le vol »

    http://tempsreel.nouvelobs.com/laurent-joffrin/20120718.OBS7580/la-finance-c-est-le-vol.html

    c’est complétement délirant de lire de telles conneries au 21 ème siècle, mais de la part de quelqu’un qui n’a déjà pas compris ce que disait proudhon au 19ème, comment s’étonner ?

    et pour la bonne bouche, si personne n’a vu cette perle (dans le nouvel obs encore ou l’express) :

    http://www.lexpress.fr/actualite/politique/a-tulle-la-hollandemania-fait-un-flop_1145297.html

    à mourir de rire !!! (ou à pleurer ? …..)

  • Ou comment faire du vent avec pas grand chose. Non sérieusement, j’ai trouvé cet édito un peu indigeste et sans grand intérêt. Si vous trouvez un article bidon et inintéressant, pourquoi en faire plus de lignes que l’article lui-même ?

    Enfin bref, j’ai l’impression que cette analyse ne comprend même pas ce qu’ Attali essaye de dire. Dans la Grèce Antique, où même dans les pays d’Asie, la culture du sport et le développement physique sont tout aussi importants que le développement intellectuel et spirituel. Et ce sens là, le sport peut porter des valeurs morales et de respect de soi.

    Et le petit parallèle entre le sport et les régimes totalitaire est un raccourcis bien facile. Les Nazis s’asseyant sur des tabourets, les tabourets sont donc le symbole du maaaaaal. Les régimes totalitaires ont simplement compris que le sport avait des vertus éducatives, et en ce sens, notre société devrait aussi utiliser ce vecteur pour former des citoyens moraux/libre/équilibrés.

    • Oui, un esprit sain dans un corps sain, c’est tout à fait vrai…

      Mais votre « utiliser ce vecteur pour former des citoyens moraux » laisse penser que h16 n’a pas tort lorsqu’il parle de régimes totalitaires…

    • @Alexandre :

      mais bien sûr, c’est à la société à former des citoyens moraux/libres/équilibrés. La société, dans votre prose, c’est l’état je présume ?

      De la novlangue, encore et toujours, où l’état, la soiété, bref le léviathan cher à Hobbes et tous les démagogues, doit (dé)former l’être humain et seul l’état ou la société est capable d’enseigner à l’être humain ce qu’est la morale et la liberté …

      discours parfaitement stalinien (mais on retrouve les mêmes affirmations pour les partis nazi et fascistes…)

      • Pas besoin de s’enflammer sur des propos pourtant évidents: Cet édito fait de l’anti Attali pour de l’anti Attali. Pourtant le personnage est suffisamment grotesque pour qu’on lui trouve d’autres défauts. Mais en l’espèce Le Jacques ne dit pas grand chose, si ce n’est quelques banalités confondantes:
        Oui le sport peut être perçu comme une forme de respect de soi, de son corps et de son esprit. Les grecs l’ont toujours perçu ainsi, et l’activité physique constituait une partie importante de leur éducation (je précise au passage que je ne suis pas du tout sportif, ce qui ne m’empêche pas de rejoindre son propos). Dans la citation proposée, Attali ne fait d’ailleurs aucun rapprochement avec la sécu ou un risque collectif. Bon bien sûr le bonhomme exagère avec un ton catastrophiste bien connu, mais cela méritait-il un article? N’y a t-il pas plus grave?
        Oui le sport devient hors norme, le dopage en est une preuve. C’est une vérité banale, que peut-on retirer de cette citation à part de la polémique inutile. De même pour sa remarque, au passage plutôt juste, sur la mondialisation.

        Bref, je ne vois pas les griefs que l’on peut porter contre Attali sur ces citations. Pourtant c’est pas comme s’il avait dit des tas de conneries bien plus grave (qu’h16 a d’ailleurs toujours bien su démontrer). Polémique pour polémiquer n’a jamais mené bien loin. Ces déclarations ne méritaient pas un article.

      • Vous présumez mal. Je n’ai nullement parlé d’État. Mais bon, l’Homme libéral pour certains est une sorte de Kirikou qui sait déjà parler, faire ses propres choix et tuer des petits chatons dès la naissance. Une sorte de sur-homme en somme, capable seul et envers tous de se construire lui-même… Quelle humilité et quel réalisme !

        Admettre l’apport d’une influence extérieure dans sa construction personnelle n’est pas forcément le signe d’une acceptation du totalitarisme et/ou du déterminisme comme compréhension du monde.

        La société est aussi composée de la multitude d’individus et d’éventements qui s’imposent à nous comme l’éducation, nos parents, notre famille… Et je pense que la société en elle même n’est pas une mauvaise chose (ni une bonne). Mais elle peut être le vecteur qui peut nous permettre de faire nos choix, rien de plus. Cependant, si vous voulez voir des méchants partout et du Staline entre chaque mot, je ne peux rien y faire.

        • @alexandre : vous n’avez pas parlé d’état, non, mais de « société ».

          Concept ou réification, la « société » ne forme pas, les parents, la vie, oui, pas la « société », donc, c’est à une société état léviathan à laquelle vous faites forcément référence.

          Ai-je dit que l’être humain libéral est un sur-homme sans influence extérieure ? que je sache, vous ne parlez pas d’influence », mais de « la société qui doit utiliser ce vecteur pour former le citoyen », ce n’est pas du tout pareil !!!

          A moins de considérer que l’état léviathan est une influence comme les autres … la société n’est pas une mauvaise ni une bonne chose => la société n’existe pas (Thatcher), c’est un concept qui correspond à une communauté d’individus. la société est un « vecteur » qui permet de faire nos choix ??? ça ne veut rien dire.
          Si vous ne voyez même pas le totalitarisme dans votre vision d’un supra individu appelé société qui saura former l’individu mieux que lui-même (et à laquelle, pour son bien, il sera un jour normal de sacrifier certains individus), je ne peux rien y faire non plus …

          • @stéphane

            Faut arrêter la masturbation intellectuelle 5min. La société est effectivement une somme d’individus: ni plus ni moins, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’existe pas d’ailleurs. Si Alexandre, pense, sûrement à raison, que la société (c’est à dire de façon diffuse, l’ensemble des individus) devrait utiliser le sport pour former les jeunes, cela ne fait en rien de lui un démon totalitaire. Faut pas trop pousser la paranoia et voir du dirigisme sanguinaire à chaque déclaration.

            Lorsque Alexandre dit que la société est un vecteur qui permet de faire des choix je pense qu’il fait référence au regard social des autres sur l’individu, que l’individu est situé dans un monde social et que ce monde l’influence nécessairement. Rien de neuf là aussi…

            Vous vous enflammez pour rien, vous galvaudez le terme de société au même titre que les gauchistes. Si je déclare que notre société devrait parfaire sa culture économique par exemple (reproche souvent fait à la société française) suis je un démon totalitaire?

          • @ Remus :

            vous faites la même erreur intellectuelle qu’Alexandre il me semble.

            « Notre société devrait parfaire sa culture économique », oui, et bientôt « notre peuple » et bientôt, « notre société est immorale »

            etc etc etc…

            comme Alexandre, vous faites de la réification, et c’est très dangereux.

            Il faut dire plutôt : « nos concitoyens devraient améliorer leur culture économique » car comme cela, des affirmations du genre « notre société est immorale » devient « la totalité de nos concitoyens sont immoraux » et formulé ainsi, on se rends compte de l’absurdité de l’affirmation, et les citoyens ne sont pas d’accord pour accepter une telle anerie qu’ils auraient pu plus facilement accepter avec le terme société.
            Et c’est la base de tout totalitarisme….
            vous comprenez mon raisonnement ? la dépersonnalisation, la conceptualisation, la réification permettent de créer des situations irréelles pour lesquelles on applique des solutions irréelles et donc non adaptées.

          • @ Remus :

            je vous cite encore : « la société est une somme d’individus, ni plus, ni moins » => je suis d’accord.
            et vous rajoutez la phrase de trop : « cela ne veut pas dire qu’elle n’existe pas d’ailleurs » => si c’est une somme d’individus, elle n’a pas d’existence autonome (le sens selon Thatcher), comme donc peut-elle exister par ailleurs ? cad à côté des individus, il y a la société ?
            Et donc, cette société, différente des individus et existante par ailleurs, doit donc avoir des droits ???
            on est en plein délire conceptuel …

          • @stéphane

            « (et à laquelle, pour son bien, il sera un jour normal de sacrifier certains individus) »
            On est pas dans de la théorie de la pente glissante là ? Ironique …

            « Il faut dire plutôt : « nos concitoyens devraient améliorer leur culture économique » car comme cela, des affirmations du genre « notre société est immorale » devient « la totalité de nos concitoyens sont immoraux » et formulé ainsi, on se rends compte de l’absurdité de l’affirmation »
            Faux ! D’abord, la généralisation est un argument fallacieux. A la rigueur, on pourrait plutôt dire : « La plupart de nos concitoyens sont immoraux. »

            Ce n’est pas parce qu’on parle de la société dans son ensemble qu’on inclut systématiquement tout le monde, il faut s’arrêter.

            Par ailleurs, je suis d’accord point après point avec Alexandre. Il est agaçant de se voir brandir le spectre de Joseph S. à chaque argumentation. Je suis sûr d’ailleurs que, pour le coup, les Soviétiques avaient de jolies cibles à fléchettes à l’effigie de l’Oncle Sam, à l’usage de tous les gentils combattants de la liberté … et gare à ceux qui ne visaient pas les yeux !

          • @ Stéphane … Vous faites des glissements conceptuels au lieu d’argumenter.

            <> et ensuite <>.

            Je ne connais absolument pas cette étrange figure de style qui consiste à passer d’une idée quelconque à une autre idée qui n’a rien à voir sans aucune explication. Vous prenez une phrase, vous y ajoutez sans aucune argumentation vos propres idées, vous secouez le tout et POUF ! Vous en tirez une conclusion sortie de nulle part. Je ne demande qu’à vous croire et à vous comprendre, mais quand je lis « notre société doit parfaire sa culture économique », je suis plus animé par une vision optimiste d’une société qui peut évoluer vers du mieux. Certes nous pouvons débattre du concept de société, de qu’est ce qu’est le progrès, de comment nous pouvons définir un « mieux », mais de là à vouloir ou à poser les prémices d’une structure totalitaire, il y a une marge.

            Et c’est pas parce qu’on voudrait que la société aille mieux et qu’elle progresse qu’on a forcément envie d’un pouvoir totalitaire. Il y a d’autres moyens de pouvoir faire avancer le shmilblick que de passer par les instances politiques.

            Mais je crois que l’on s’écarte du débat initial.

        • « Mais bon, l’Homme libéral pour certains est une sorte de Kirikou qui sait déjà parler, faire ses propres choix et tuer des petits chatons dès la naissance. Une sorte de sur-homme en somme, capable seul et envers tous de se construire lui-même… Quelle humilité et quel réalisme ! »

          Quel homme de paille !

        • @Alexandre Skwarczek
          +1

    • «notre société devrait aussi utiliser ce vecteur pour former des citoyens moraux/libre/équilibrés.»

      Et voilà que resurgit la théorie de l’homme nouveau et du contrôle des comportements…

  • h16 : « En revanche, une dizaine de milliers de types qui se rencontrent pour déterminer qui va nager le plus joliment, sauter le plus loin ou courir le plus vite… »
    —————————-
    Sans oublier « sauter le plus ».
    150.000 préservatifs utilisés en quelques jours, ça fait des Olympiques le plus grand baisodrome de la planète. C’est Olymniques que ça devrait appeler.

  • Bref.
    Les habituels poncifs-slogans d’un paranoïaque qui fantasme de créer une « néo humanité »: c’est toujours le même schéma, toujours, ( car oui, Mr Attali en a un « petit coup » sous la casquette , mais n’est pas le seul, rassurez vous)

  • Question à Churchill :  » le secret de votre bonne santé ?  »
    Réponse de Churchill :
    — No sport !

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