Repenser la révolution française

Aujourd’hui la France commémore le 223e anniversaire de la prise de la Bastille. Cet épisode est généralement considéré comme le symbole de la Révolution française, dont il marque le commencement. Mais, comment analyser et apprécier les événements de 1789 d’un point de vue strictement libéral ?

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Repenser la révolution française

Publié le 14 juillet 2012
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Aujourd’hui la France commémore le 223e anniversaire de la prise de la Bastille. Cet épisode est généralement considéré comme le symbole de la Révolution française, dont il marque le commencement. Mais, comment analyser et apprécier les événements de 1789 d’un point de vue strictement libéral ?

Un article de David Boaz, traduit par l’Institut Coppet.
Traduction Marie-Adeline Rothenburger, Institut Coppet

Prise de la Bastille

Aujourd’hui, la France commémore le 223ème anniversaire de la prise de la Bastille. Cet épisode, survenu le 14 juillet 1789, est généralement considéré comme le symbole de la Révolution française, dont il marque le commencement. Mais, comment analyser et apprécier les événements de 1789 d’un point de vue strictement libéral ?

Au sujet de la Révolution française et de ses impacts, la légende attribue à l’ancien premier ministre chinois Zhou Enlai cette célèbre citation : « il est encore trop tôt pour savoir quoi en dire». Rapportons également, pour le plaisir, les paroles d’un autre grand penseur du 20ème siècle, Henry Youngman, qui – lorsqu’on lui demandait comment était sa femme – se contentait de rétorquer « mais par rapport à quoi ? ». Et il en va finalement de même pour la Révolution qui nous intéresse ici : un véritable libéral la jugera sans doute très décevante par rapport à la Révolution américaine, mais bien plus bénéfique que la Révolution russe et, en en considérant les effets à long terme, que l’ancien régime qui l’a précédée.

Les conservateurs, eux, se retrouvent généralement dans les opinions critiques exprimées par Edmond Burke dans ses Réflexions sur la Révolution en France. Il se peut même que certains d’entre eux se plaisent à citer John Adams :

Helvetius et Rousseau ont prôné la liberté du peuple français, avant de transformer les citoyens en esclaves ; l’égalité des Hommes, avant de détruire tout principe d’équité ; l’humanité, avant de se muer en dangereux prédateurs ; et la fraternité, avant de se tourner vers l’échafaud et d’ordonner au bourreau de trancher une nouvelle tête.

Les touristes qui visitent la résidence privée qu’occupait George Washington, Mount Vernon, et qui y découvrent une clé exposée en bonne place, n’admirent rien d’autre qu’une des clés de la Bastille, que le marquis de La Fayette a offerte à Washington par l’intermédiaire de Thomas Paine. En effet, comme l’a souligné l’historien A. V. Dicey, pour les révolutionnaires français de l’époque, « la Bastille était le signe visible du pouvoir sans Loi », et par conséquent, l’appropriation de ses clés matérialisait la fin de la tyrannie.

Il arrive que certains conservateurs traditionalistes éprouvent une certaine nostalgie à l’évocation de ce « monde perdu » dont l’ordre naturel se serait trouvé bouleversé par l’avènement du libéralisme et du capitalisme. Dans ce sens, le diplomate Talleyrand se plaisait à dire que « ceux qui n’ont pas vécu au 18ème siècle, avant la Révolution, ne connaissent pas la douceur de vivre ». Cependant, tous ses contemporains étaient loin de partager cette idée. Lord Acton a ainsi décrit ces décennies qui ont précédé la Révolution en France et qui ont vu « l’Eglise opprimée, les Protestants persécutés ou forcés à l’exil, … le peuple harassé par les impôts et les guerres. » La montée de l’absolutisme ayant centralisé le pouvoir et conduit à l’expansion de bureaucraties administratives s’arrogeant l’exploitation exclusive de certaines terres et régissant les corporations.

Les causes économiques de la Révolution française sont parfois sous-évaluées. Certaines d’entre elles sont justement décrites et analysées dans l’ouvrage de Florin Aftalion, L’Économie de la Révolution Française. Ainsi, tout au long des 17ème et 18ème siècles, l’État Français s’est engagé dans différentes guerres. Pour supporter le coût de ces conflits, une fiscalité lourde et complexe fut déployée, les activités agricoles taxées, des emprunts lancés, les dettes d’État répudiées, le Franc dévalué, et les prêteurs contraints à rembourser certains intérêts… Considérant l’ensemble de ces éléments d’ordre économique, Lord Acton a estimé que le peuple français devait se préparer depuis plus d’un siècle à sa révolution avant qu’elle ne survienne réellement.

La plupart des libéraux et des libertariens ont toujours admiré les valeurs fondamentales propagées par la Révolution française. Ludwig von Mises et F. A. Hayek ont tous deux loué les « idées de 1789 » en les opposant aux « idées de 1914 » – c’est-à-dire l’exaltation de la liberté contre le dirigisme d’État.

La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, dont les articles ont été adoptés en France un mois après la prise de la Bastille, énonce des principes de liberté similaires à ceux de la Déclaration d’Indépendance :

Art 1 – Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits… Art 2 – Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression… Art 4 – La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres Membres de la Société, la jouissance de ces mêmes droits… Art 17 – La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé…

Elle comprend néanmoins quelques paragraphes dissonants, à l’instar des suivants :

Art 3 – Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. Art 6 – La Loi est l’expression de la volonté générale…

Une interprétation libérale de ces derniers points voudrait que la souveraineté réside dans le peuple, et non pas dans un seul individu, dans une seule famille, ou dans une classe bien particulière ; et cela selon les principes d’institution des gouvernements par les citoyens et de légitimation de leur pouvoir par le consentement des gouvernés. Mais ces articles, qui n’ont pas été pensés dans une optique véritablement libérale, sont sujets à une toute autre interprétation que celle que nous venons d’en faire. C’est d’ailleurs l’objet des griefs de Benjamin Constant contre Jean-Jacques Rousseau (souvent considéré à tort comme libéral) : et si l’orientation vague de certains articles de la Déclaration était à l’origine des graves problèmes que la France a traversés après la Révolution ? « En transportant dans nos temps modernes une étendue de pouvoir social, de souveraineté collective qui appartenait à d’autres siècles, ce génie sublime qu’animait l’amour le plus pur de la liberté, a fourni néanmoins de funestes prétextes à plus d’un genre de tyrannie », dit Constant. Cela posé, Rousseau, à l’instar de bon nombre d’autres français de l’époque, était d’avis que la liberté consistait à prendre part dans une communauté auto-gouvernée plutôt que dans l’attribution à chaque individu de droits fondamentaux : droit de commercer, de s’exprimer, d’aller et venir comme bon lui semble, de choisir son culte…

Les résultats de cette erreur philosophique  – que l’État serait l’incarnation de la « volonté générale », cette dernière étant souveraine et ne pouvant tolérer la moindre contrainte – se sont souvent révélés désastreux, et les conservateurs ne se privent pas de dénoncer la Terreur qui régna en France de 1793 à 1794 comme précurseur des régimes totalitaires, de l’Union Soviétique au Cambodge de Pol Pot.

En Europe même, les conséquences de l’instauration de tels gouvernements démocratiques ont fort varié, sans toutefois jamais satisfaire les idéaux libéraux. Comme l’a écrit Hayek dans La Constitution de la Liberté :

Le facteur décisif qui a rendu vains les efforts de la Révolution en faveur de la promotion de la liberté individuelle, fut qu’elle créa l’illusion que, dans la mesure où tout le pouvoir avait été remis aux mains du peuple, toutes les précautions contre l’abus de ce pouvoir étaient devenues sans objet.

Sur de telles bases, les gouvernements, légitimés à la fois par leur respect relatif des libertés civiles et individuelles et par de régulières échéances électorales, pourraient rapidement tendre vers la démesure, le sur-coût, le sur-endettement, l’intrusion, et la sur-imposition des administrés. Un siècle après la Révolution Française, Herbert Spencer s’inquiétait déjà du fait que le droit divin des rois avait été tout simplement remplacé par « le droit divin des parlements ».

De pareilles dérives n’entrent pas dans le cadre de la liberté telle que la concevait Benjamin Constant, et telle qu’il l’a célébrée en 1816 en Angleterre, en France et aux États-Unis :

La liberté est le droit pour chacun de n’être soumis qu’aux lois, de ne pouvoir être ni arrêté, ni détenu, ni mis à mort, ni maltraité d’aucune manière, par l’effet de la volonté arbitraire d’un ou plusieurs individus. C’est pour chacun le droit de dire son opinion, de choisir son industrie, et de l’exercer, de disposer de sa propriété, d’en abuser même ; d’aller, de venir sans en obtenir la permission, et sans rendre compte de ses motifs ou de ses démarches. C’est, pour chacun, le droit de se réunir à d’autres individus, soit pour conférer sur ses intérêts, soit pour professer le culte que lui et ses associés préfèrent, soit simplement pour remplir ses jours ou ses heures d’une manière plus conforme à ses inclinations, à ses fantaisies.

C’est en ce sens que le libéralisme aurait pu véritablement triompher de l’ancien régime monarchique, aristocratique, dirigé par des classes privilégiées, sous lequel régnaient les monopoles, le mercantilisme, l’uniformité religieuse, et le pouvoir arbitraire.

Source : David Boaz, Thinking about the French Revolution

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  • Sous cet angle, le libéralisme à tout de séduisant, il le devient beaucoup moins quand on évoque l’économie, le marché, et la cupidité des acteurs.

    • La liberté est insécable. Votre idée de gens « libres » à qui on a le droit de confisquer les fruits de leur travail quand bon vous semble, n’est pas la liberté, mais bien son contraire.

      • Oui, Robinson Crusoé aurait pu crier « La liberté est insécable », seulement après avoir rencontré Vendredi, il aurait été obligé d’admettre qu’elle a quelques limites.
        C’est qu’on peut appeler les obligations (donc liberticides) du vivre ensemble.

        • Je ne vois pas en quoi Vendredi limiterait la liberté de Robinson.

        • C’est pourtant simple….
          La liberté c’est de ne pas avoir de maître.
          Robinson n’est pas le maître de vendredi
          Vendredi n’est pas le maître de robinson.

          Mon dieu mon dieu ….

        • « Et vu la nature Humaine, l’un des deux cherchera à être le Maître du second. »
          En réalité c’est plutôt la nature animal qui veut que certains individus en dominent d’autres. La particularité de l’homme c’est justement de pouvoir résister à ses pulsions grâce à son éthique. Conclusion: plus on est étatiste, plus on se rapproche de l’animal.

    • surtout la cupidité des politicards et des syndicats

  • Je réagis de mémoire et sur un point particulier. Le 14 juillet, fête nationale française ne commémore pas la prise de la Bastille mais la Fête de la fédération du 14 juillet 1790. La Constituante s’est rendu compte que le 14 juillet approchait et qu’il fallait occuper les bras-cassés parisiens, les sicaires stipendiés par les factions révolutionnaires (faubourgs Saint-Antoine et Saint-Martin). Elle a donc décrété le 19 juin une fête nationale « de réconciliation » au champ de Mars. Ce fut un succès (j’ai des sources), selon Duval, la préparation n’était pas triste mais le but était atteint, les sicaires étaient occupés. Le peuple scandait « vive la loi, vive la nation, vive le roi ! » avec la bénédiction de Talleyrand.

    • Oh je suis vraiment content de voir que d’autres rappellent à juste titre ce que commémore véritablement notre fête nationale !! Je suis toujours surpris d’ailleurs des « polémiques » sur les défilés militaires et non citoyens…

    • Certes mais le fait de faire la Fête de la Fédération ce jour là n’est pas innocent et aujourd’hui tout le monde l’a oubliée.

  • Dans le genre, lire l’excellent « Les deux révolutions françaises » de Guglielmo Ferrero.

  • La commémoration de la nuit du 4 août eut été plus justifiée d’un point de vue libéral.

  • J’ai toujours eu un problème avec la Révolution de 1789. Ceux là même qui ont proclamé les Droits de l’Homme et du Citoyen se sont ensuite empressés de les violer par la suite. Déclaration civile du clergé => violation de la liberté religieuse; Nationalisation des biens du même clergé => violation du droit de propriété. De plus l’on parle bien de Déclaration, c’est à dire un texte sans portée pratique que le Constitutionnel redécouvrira qu’en 1970 et que les citoyens pourront utiliser à partir de 2011…

    Enfin je rappel que la naissance du parlementarisme moderne ne date que de la Restauration. La révolution a elle engendré le premier régime totalitaire au monde, où qui se voulait totalitaire, avec la Convention Nationale (dont Lénine proclamait la filiation avec sa révolution), cette même convention qui vota et organisa le 1er génocide au monde avec la Vendée. Bref comme héritage libéral on fait mieux !

  • Sur la Révolution, il faut lire et relire Les origines de la France contemporaine , d’Hippolyte Taine, chef d’oeuvre d’histoire, et chef d’oeuvre littéraire.

  • Non, sous l’ancien régime, le pouvoir n’était pas  » a

    • …arbitraire » , quant à  » dirigé par des classes privéligiées  » — combien de bourgeois ( donc du Tiers ) ministres depuis Colbert !

  • La révolution française a surtout permis à la bourgeoisie c’est a dire des des marchants, commerçants et artisans de prendre le pouvoir aux nobles et au clergé. Mais contrairement à se que l’ont peu penser la révolution française n’a jamais mis en place une véritable démocratie, mais un état représentatif. je vous site Sieyès « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. » (Discours du 7 septembre 1789)

  • De lourds impôts ?? Etes vous sur d’avoir fait un comparatif avec aujourd’hui ??

    Quant à cet article, il manque de lucidité historique

  • « les conservateurs ne se privent pas de dénoncer la Terreur qui régna en France de 1793 à 1794 comme précurseur des régimes totalitaires, de l’Union Soviétique au Cambodge de Pol Pot. ».

    Parce que les monarchies n’était ni totalitaires ni violentes, c’est bien connu. D’où les guerres incessantes qui ravageaient l’Europe et qui ont conduit à la Révolution en pompant toutes les richesses. Et les coups d’état, luttes intestines, guerres civiles etc, c’est tout de la faute des méchants révolutionnaires Français de 1789 qui ont inventé à eux tous seul la violence et la soif de pouvoir…

    Soyons sérieux deux minutes !

    • la monarchie était un régime autoritaire mais pas totalitaire (le totalitarisme est apparu au 20 siècle). si vous comparez le nombre de morts qu’a fait la révolution francaise et le nombre de morts qu’ont fait plusieurs siècles de monarchies, vous verrez que la révolution francaise était plus sanglante. les rois de france avaient moins de pouvoir que le président aujourd’hui. la révolution est clairement le précurseur des régimes totalitaires. le totalitarisme s’est le communisme, le nazisme et le fascisme

  • « The French Revolution tried to replace a religion that was weakened by its close link to the monarchy and the state with the ideology of nationalism. The aim was not the tedious and complicated construction of a decentralized democratic state, with the separation of powers and the rule of law, but a powerful state that would create “heaven on earth” for the French people. In the state with religious legitimation, the good Lord in heaven is responsible for divine justice and for paradise in heaven, whereas in a state based on nationalism the state here on earth is responsible for justice and paradise on earth. The logical conclusion of such a nationalistic concept of the state is socialism. (…)The state should grant to all people what they needed and what they deserved. To reach this goal all means of production had to be nationalized and an all-embracing state bureaucracy was necessary. At the end of human evolution, true socialism would be attained »
    La Révolution française a tenté de remplacer une religion qui a été affaibli par son lien étroit avec la monarchie et l’état avec l’idéologie du nationalisme. Le but n’ était pas la construction fastidieuse et compliquée d’un Etat démocratique décentralisé, avec la séparation des pouvoirs et la primauté du droit, mais un Etat puissant qui créerait « paradis sur terre » pour le peuple français. Dans l’état avec la légitimation religieuse, le bon Dieu dans le ciel est chargé de la justice divine et pour le paradis dans le ciel, alors que dans un Etat fondé sur le nationalisme l’état ici sur terre est responsable pour la justice et le paradis sur terre. La conclusion logique d’un tel concept nationaliste de l’Etat est le socialisme. (…) L’Etat devrait accorder à tous les gens ce dont ils ont besoin et ce qu’ils méritaient. Pour atteindre cet objectif tous les moyens de production ont dû être nationalisée et une bureaucratie qui embrasse tout l’État était nécessaire. À la fin de l’évolution humaine, le vrai socialisme serait atteint

  • La Révolution française de 1789 a produite principalement le chaos et un bain de sang, comme l’a fait la Révolution russe 128 années plus tard. Depuis la révolution, la France a eu quatre monarchies, et a maintenant atteint la république numéro cinq. La révolution russe fut le début d’une des dictatures les plus cruelles de l’histoire humaine, qui a duré pendant des années soixante-dix environ. Ni les Français ni la révolution russe étaient disposé à tenir les promesses de règles démocratiquement légitimé. La Révolution française, la Première Guerre mondiale et ses conséquences, et la Révolution russe ont conduit à la fois en Europe et hors d’Europe à une situation dans laquelle la légitimation religieuse a été essentiellement remplacé par le légitimation idéologique du nationalisme et le socialisme et non par la légitimation démocratique

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