Sécurité routière : l’appel automatique et obligatoire en cas d’accident pour 2015

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Le système d’appel automatique peut être converti en système de péage pour les routes ou pour faciliter la surveillance des véhicules par l’État, leur vitesse et pour des opérations de police automatique.

L’UE veut rendre obligatoire dans nos voitures un système téléphonique qui appelle automatiquement les autorités en cas d’accident.

Par Richard North, depuis Bradford, Royaume Uni.

J’ai écrit la première fois sur ceci en septembre 2005, puis encore en septembre 2007, et ensuite en août 2009. Il s’agit du système désigné comme eCall, de l’UE.

Logo eCall

Au départ, c’était supposé être pour les volontaires, un système connu techniquement comme « signalement automatique d’accident ». Ça repose sur des capteurs dans une voiture, qui détectent un impact, ou d’autres événements, et envoient automatiquement un appel aux services d’urgence, en utilisant les services du GPS pour déterminer la localisation de l’incident.

Bien que ce soit assez couronné de succès comme initiative du secteur privé aux États-Unis, où le système est commercialisé sous le nom de OnStar, l’Union européenne voulait le transformer en un système européen géré par l’État.

Sous cette forme, ça n’a pas trouvé preneur, entre autres parce que le système est coûteux et difficile à gérer au niveau de l’UE. Et, pour l’individu, il y a de sérieux inconvénients. Le système peut aussi être facilement converti pour former la base d’un système de péage pour les routes, et pour faciliter la surveillance par l’État des mouvements des véhicules privés, le contrôle de la vitesse à distance, et pour des actions de police automatique.

Pas la peine de préciser que la liberté de choix de la part des États membres et des « citoyens européens » n’est pas acceptable pour le parlement européen. Malgré l’opposition de quelques députés britanniques, son Comité Transports a appelé à une adoption obligatoire d’ici 2015.

C’était en juin, et maintenant, le parlement dans son ensemble a endossé cette obligation, ce qui ouvre la voie à la Commission pour mettre sur la table une proposition de loi d’ici la fin de l’année.

Ainsi se trouve démontrée une des meilleures raisons pour laquelle nous devons sortir de l’Union européenne. De telles décisions ne devraient pas être prises par l’UE, particulièrement dans des domaines si controversés, où l’implication du secteur privé est presque certainement une meilleure chose, avec entre autres raisons, et non des moindres, d’éviter la croissance imperceptible et continue du système étatiste.

La leçon clef, toutefois, est que l’UE n’abandonne jamais. Une fois qu’une idée est dans le système, les « collègues » n’acceptent jamais « non » comme réponse. Ils vont continuer à revenir à la charge encore et encore, et encore, jusqu’à ce qu’ils obtiennent ce qu’ils veulent. C’est comme ça que l’intégration fonctionne, et la seule façon de l’arrêter, c’est de sortir.

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