Présidentielle US : Pourquoi Romney va gagner

Les choses semblent très mal engagées pour le Président Obama. Il est très probable que le parti Républicain inflige une déroute sans précèdent à ses adversaires Démocrates.
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Présidentielle US : Pourquoi Romney va gagner

Publié le 25 juin 2012
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Les choses semblent très mal engagées pour le Président Obama. Il est très probable que le parti Républicain inflige une déroute sans précédent à ses adversaires Démocrates.

Par Charles Gave.
Publié en collaboration avec l’Institut des libertés.

Mitt Romney

Aujourd’hui, environ 42% des Américains se reconnaissent comme conservateurs tandis que 35% se disent « indépendants » alors que seulement 20% se disent « liberals », ce qui en terminologie politique locale veut dire « de gauche ».

Ces 20% ont une influence tout a fait anormale par rapport à leur nombre en raison du fait qu’ils dominent complètement le monde de la culture, des media et des grandes universités, mais cette influence commence à être battue en brèche par l’émergence des réseaux sociaux, de Fox News et des radios (talk shows), tous totalement sous le contrôle des forces conservatrices.

Le combat électoral va donc se produire pour les votes des « indépendants », tant il est certain que le Président sortant n’a convaincu aucun conservateur de changer d’idées. Et c’est là que les choses semblent très mal engagées pour le Président Obama. Quand on interroge ces indépendants sur ce qui les inquiète, les mêmes réponses reviennent comme une antienne.

1. Quand on parle du passé les « Indépendants » sont tous déçus par les résultats des politiques keynésiennes suivies par l’Administration Obama : chômage persistant, croissance molle, hausse inimaginable des réglementations en tout sens qui brident l’économie, stupidité incompréhensible de la réforme de la santé qui va faire exploser les déficits publics déjà calamiteux et qui de plus risque d’être déclarée inconstitutionnelle par la Cour Suprême, ce qui montre bien l’extraordinaire amateurisme de cette Administration.

2. Quand on parle du futur, le principal sujet d’inquiétude pour la masse des citoyens, c’est bien entendu l’explosion inimaginable de la dette et des dépenses publiques sous le président sortant qui a toujours refusé d’exercer le moindre leadership dans les efforts nécessaires pour remettre de l’ordre dans les dépenses de l’État.

3. Nos « indépendants » trouvent un autre sujet d’inquiétude dans la détérioration constante des systèmes éducatifs aux USA, complètement contrôlés par les syndicats d’enseignants qui gèrent les écoles non pas en fonction des besoins des enfants mais en fonction des demandes syndicales. Ces syndicats sont la première source de financement du parti Démocrate et ils viennent de subir une défaite invraisemblable dans l’État du Wisconsin où ils avaient demandé le rappel du Gouverneur local qui voulait mettre de l’ordre dans les écoles et les services publics. Leur effort a échoué et du coup leurs effectifs s’écroulent puisque l’une des lois qu’avait fait passer ce Gouverneur prévoyait que les professeurs n’avaient plus besoin d’être syndiqués pour exercer leur métier. Partout naissent des mouvements pour que les écoles puissent être gérées directement par les parents au travers de « vouchers » que les parents présentent à l’école de leur choix et le pouvoir du parti Démocrate sur les systèmes d’éducation et leurs financements est en train de s’écrouler à vive allure.

4. Enfin, le Président sortant et ses thuriféraires incompétents du style Krugman, au moment de la précédente élection, avaient poussé l’idée qu’il était temps pour les USA de suivre l’exemple des pays Européens et de transformer donc les États-Unis en sociale-démocratie. Compte tenu des résultats remarquables obtenus par les pays du vieux continent depuis quatre ans, voilà une perspective qui n’attire guère les citoyens US.

5. Le désenchantement vis-a-vis de Washington atteint des sommets et une demande de plus en plus forte se fait jour pour que les pouvoirs exercés à tort et à travers par l’État Fédéral soient renvoyés au niveau des États, or cette revendication n’est portée que par le parti républicain.

L’élection de novembre va donc se faire sur deux thèmes très simples :

  • Faut-il augmenter les impôts ou diminuer les dépenses de l’ État pour combler le déficit budgétaire ?
  • Faut-il augmenter les pouvoirs de Washington et centraliser plus, ou au contraire faut-il décentraliser comme le prévoit d’ailleurs la Constitution américaine ?

Seul le parti républicain porte ces deux revendications qui sont soutenues par la quasi totalité des « indépendants ». Il est donc très probable que le parti Républicain inflige une déroute sans précédent à ses adversaires Démocrates et que le parti dominant s’attelle immédiatement aux reformes fiscales et sociales dont les USA ont bien besoin pour libérer le système économique, comme l’avait fait le Président Reagan en son temps.

Prenons une vue à 4 ans.

Les États-Unis d’ici-là seront sur le bon chemin dans le domaine fiscal.

Ils sont et resteront dominants financièrement compte tenu de la prépondérance de Wall Street. Ils sont dominants et le resteront dans les domaines scientifiques et culturels. Soixante dix des 100 meilleures universités dans le monde sont aux USA (classement dit de Shanghai), ce qui dans l’économie de la connaissance dans laquelle nous sommes est absolument primordial. Enfin ils sont et resteront dominants militairement et technologiquement puisque les USA dépensent plus dans leurs armées que les 14 nations suivantes toutes ensemble.

Quand le second mandat de monsieur Romney commencera, les USA domineront donc le monde comme jamais aucune nation ne l’a dominé.

Le XXe siècle a été le siècle américain. Le XXIe le sera encore plus, et j’en suis désolé pour certains.

J’ose espérer que ce n’est pas le moment qu’ils choisiront pour retirer la protection militaire qu’ils offrent gratuitement à l’Europe contre les dangers qui existent au Moyen-Orient puisqu’à ce moment-là ils seront auto-suffisants énergétiquement (révolution du gaz de schiste).

Espérons… contre toute logique. Car déjà les USA sont en train de rediriger leurs forces de l’Atlantique vers le Pacifique, un peu comme la marine anglaise quittant la Méditerranée où plus rien ne se passait.

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (37)

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  • Go, Mitt, go!

  • Charles Gave, n’oubliez pas que Mitt Rowney est une girouette, à qui il arrive de pourfendre Obamacare, mais également de le défendre; et il n’y est pas tellement opposé, en somme. (Faut-il rappeler qu’il a lui-même instauré un modèle de sécu dans le Massachusetts?)

    Quant à un candidat vraiment capable de changer les choses d’un point de vue économique, c’est bien Ron Paul, que vous ne mentionnez même pas, ce en quoi vous rejoignez la censure mainstream.

    Si vous citez Reagan comme champion de la libéralisation économique, vous devriez aller lire un excellent article de Murray Rothbard, qui a démystifié ce mythe. http://www.lewrockwell.com/rothbard/rothbard60.html

  • j’ai juste des doutes sur la « solidité » doctrinale de ce Romney !

    j’aurais préféré un Tea Party pur et dur ……………………….ou mêm Ron Paul qui est favorable à un Etat minimal.

  • Frédéric Jollien
    25 juin 2012 at 17 h 01 min

    Lol pas d’accord avec la conclusion… mais bref.

    Quand on ridiculise la valeur de la monnaie à ce point, qu’on a un endettement aussi faramineux et que les autres pays du monde commencent à ne plus avoir confiance en vous… on finit mal !

    Les US vont sombrer… plusieurs économistes le disent, dont beaucoup de libéraux. Le nuage de fumée dans lequel ils vivent va bientôt s’estomper et révéler l’ampleur du désastre économique.

    Ron Paul aurait pu tenter de limiter les dégâts… (car la cata arrivera sans aucun doute) mais Mitt Romney et son militarisme interventionniste et son soutien au maintien de l’intérêt bas ou Obama et ses initiatives socialistes ne vont guère améliorer les choses…

  • Romney a commencé sa carrière au parti démocrate. Il change de position comme de chemises. Dommage que les américains n’ont fait le seul choix du changement c’est à dire Ron Paul

  • Quand on voit les appuis invraisemblables dont a bénéficié Obama pour arriver là où il en est, croyez bien que ceux qui manipulent cette marionnette n’ont rien à redouter de la marionnette Romney.
    C’est le système qui fait les présidents et certainement pas les électeurs (il suffit de voir comment en 2000 Bush fut élu avec moins de voix que Gore -c’est tout simplement parce qu’il avait été décidé en haut lieu de ce serait Bush, et point final).
    Comment pouvez-vous encore gober les mythes de la « démocratie » ?

    • Cher Monsieur
      De nombreux Presidents aux USA ont ele elus avec moins de voix que leur adversaire, dont Kennedy, ce qui est le resultat de la Constitution Americaine
      Quant a Bush, les Democrates en Floride ont essaye de passer en force pour faire elire leur candidat. Les decisions illegales prises en Floride ont ete immediatement cassees par la Cour Supreme
      Conformement a la Constitution encore une fois, Bush a ete declare vainqueur
      Un recontage des votes en Floride paye par le NY Tines et le Washington Post a montre que Bush avait gagne la Floride et que donc il etait celui qui de toutes facons etre le President
      Tout cela a ete explique encore une fois par JF Revel en long et en large
      Il est tuant de voir comment les Europeens qui sont a l’origine de toutes les tyrannies au xx siecle passent leur temps a dire que le SEUL pays qui ait ete toujours une Demicratie est un repaire de fascistes
      Mais apres tout, comme le disait Voltaire, il n y a pas de plaisir plus raffine que de se faire tariter de cretin par un idiot
      CG

      • Je ne vois pas ce qu’il y a de démocratique à avoir le choix entre deux partis majoritaires, qui défendent tous deux la même vision de l’économie: capitalisme de connivence et marché ultra réglementé; alors ok, les démocrates défendent des vues plus redistributrices, et les républicains promeuvent les valeurs traditionnelles, mais les différences s’arrêtent là. Qu’y a-t-il de démocratique dans un tel système, allez-vous me le dire?

      • « Il est tuant de voir comment les Europeens qui sont a l’origine de toutes les tyrannies au xx siecle passent leur temps a dire que le SEUL pays qui ait ete toujours une Demicratie est un repaire de fascistes »

        Je pense qu’il vous serez utile de lire « A People’s History of the United States » de Howard Zinn : peut-être que toutes les tyrannies de XXè ne sont pas uniquement venues d’Europe. Quand à la démocratie des USA elle a été longtemps incomplète (droit de vote des indiens et des noirs ?), et la lutte pour que on ne se retrouve pas dans un système du type X$=1 voix est un véritable sujet d’actualité (tellement la déréglementation sur le financement des campagnes a été intense ces dernières années).

        Sur le fond de votre papier et les mesures soit disant exubérantes d’Obama, je rappellerai juste que sur le système de santé, en y consacrant 16% de leur PIB les USA sont classés par l’OMS en 37ème position alors que la France est toujours n°1 avec 11% de son PIB. N’en déplaise au libéraux, un service public qui a vocation à mener sa mission sans dégager de bénéfice peut être beaucoup plus proche de l’optimal attendu qu’un système libéralisé.

        Sur la compagne présidentielle aux US, elle se fait principalement sur des questions morales (IVG, mariage homosexuel, etc.) sur lesquels les conservateurs ont une position qui devrait faire frémir jusqu’aux moins libéraux de vos lecteurs.

        Enfin, votre idée de l’ultra-domination des USA pour le XXIè siècle est d’un ridicule… Que faites vous de l’endettement hallucinant du pays, qui plus est, à la fois public (160% du PIB en 2010) et privé (160% du PIB sans la dette privée du secteur financier) ? Quel est la valeur réelle du dollar dans ces conditions, face une Chine dont l’explosion du marché intérieur va forcément se faire au détriment du soutient implicite à la consommation américaine… Si néanmoins vous voyez juste (sur la domination US aux cours du XXIè), je ne vois pas comment elle pourra se matérialiser sans l’utilisation à outrance de son énorme dispositif militaire… Comme pour l’intervention illégitime en Irak, les responsables de tyrannies risquent de changer de côté de l’Atlantique…

        • « N’en déplaise au libéraux, un service public qui a vocation à mener sa mission sans dégager de bénéfice peut être beaucoup plus proche de l’optimal attendu qu’un système libéralisé. »

          Avec les déficits que l’assurance maladie se trimballe, c’est quand même assez singulier de parler de système « optimal », oui c’est vraiment très curieux… Un besoin de se rassurer ?

          • Le déficit n’est qu’une question d’affichage : soit on veut prélever directement les bénéficiaires (par une augmentation des recettes), soit on finance par de la dette (ce qui peut éventuellement être utile pour faire croire à un système dispendieux…). Mais en pratique 10 milliards d’euros de trou de la branche maladie, ça ne fait que 10/2000= .5% de PIB qui sont de toute façon inclus dans les 11% en question… Et ce fameux trou de .5% de PIB, ne représente au plus qu’un dixième des 5% de PIB que les US dépensent proportionnellement, en plus que nous, le tout pour système beaucoup moins efficace…

            Pour aller plus loin, avec une population vieillissante, il est évident que les dépenses de santé ne peuvent qu’augmenter (en bon économiste, plus de demande implique plus de valeur). Le tout est de savoir quelle part de richesse produite doit être dépenser pour se soigner et rester à peu près en forme lorsque l’on vieilli : c’est une question politique et sociale, qui ne peut se cantonner à une vision comptable… Néanmoins, avec notre système social étatisé, nous avons encore un peu de marge par rapport aux US, où la libéralisation du secteur médical à engendré une explosion des coûts alors même que la grande majorité des personnes âgées n’est pas mieux lotie que nous, bien au contraire…

            Si vous avez d’autres arguments (un peu plus affûtés j’espère), je suis prêt à les affronter.

          • @ Vinsk

            C’est plutôt à vous de nous donner des arguments! Surtout que vous mélangez un peu tout: le système de soins et le système d’assurance (la sécu… dont la maladie n’est qu’une des 4 branches).

            Allez voir d’autres systèmes d’assurance santé, comme celui de Singapour par exemple et dites-nous si l’autoritarisme et le monopole publics sont toujours la meilleure façon d’offrir un service avec un bon rapport qualité/prix…

            Au mais évidemment, comme tout bon anti-libéral inculte qui se respecte USA = ultra-néo-méga-hyper-giga-libéralisme => système de santé et d’assurance américain = système libéral. Et bien non, leur système n’a rien de libéral.

            Et pour conclure vous m’expliquerez pourquoi on devrait vous interdire, m’interdire et interdire à l’immense majorité des Français, le droit de choisir librement votre / mon / leur assurance santé…

  • « Le déficit n’est qu’une question d’affichage : soit on veut prélever directement les bénéficiaires (par une augmentation des recettes), soit on finance par de la dette (ce qui peut éventuellement être utile pour faire croire à un système dispendieux…). »

    Faudra m’expliquer cette phrase…
    Dans notre cas :
    déficit = dépenses supérieures aux recettes dans une période déterminée = besoin de financement complémentaire

    notion comparable à celle de déséquilibre financier
    déséquilibre financier = déficit de trésorerie = emplois stables et BFR supérieurs aux ressources durable = besoin de financement complémentaire

    c’est peut-être pas assez « affûtés » pour vous, mais le problème c’est que c’est assez symptomatique (vu que le déficit de la branche assurance maladie est assez persistant) puisque ça traduit toujours une non viabilité du modèle économique de l’entité (qu’importe les comparaisons alors), donc vous entendre parler de système optimal, ça me fait bien marrer…

    De plus, les critères(comme « l’équité » par exemple) et l’élaboration de ce classement de l’OMS sont très orientés si vous voyez ce que je veux dire…

    • Le deficit vient du fait que l’on alloue pas assez de recettes pour equilibrer le systeme. C’est un etat de fait, il faut donc compter ce montant dans le cout du systeme de sante – c’est tout -. De la meme facon aux USA si vous n’etes pas couvert, on pourra vous propser un pret a vie (voir plus avec solidarite des autres membres de la famille) pour vous pemettre d’obtenir une greffe ou de suivre un traitement contre le cancer… Ca n’en demeure pas moins que le cout du systeme de sante, paye comptant ou a credit est tout a fait quantifiable…

      Quoi qu’il en soit le trou est faible en comparaison de la difference entre les USA et la France pour la part de creation de richesse consacree au secteur de la santee. La comparaison est de toute facon pertinente : il s’agit de savoir a efficacite egale quel systeme est le moins couteux. D’ou la notion d’optimalite vis-a-vis d’un objectif de meilleur efficacite a budget contraint. Quant aux criteres de l’OMS ils sont sans doute criticables, mais faute de mieux, ce sont des donnees qui ont le merite d’exister depuis des annees. Concernant leur possible orientation je ne crois pas, au vu des statuts de l’institution, qu’ils soient particulierement favorables aux systemes socialises.

      En attendant pour avoir eu l’occasion de m’y frotter, je vous conseil de bien verifier votre contrat d’assurance, pour ne pas faire grise mine lorsqu’on vous presentera une facture de plus de 200$ pour soigner une otite…

      Excusez-moi pour l’absence d’accents : je n’en dispose pas sur ce clavier…

      • « Le deficit vient du fait que l’on alloue pas assez de recettes pour equilibrer le systeme. »

        Ou trop de dépenses, le souci avec un déficit est qu’il ne donne aucune solution, juste constater un problème…

        « il s’agit de savoir a efficacite egale quel systeme est le moins couteux. D’ou la notion d’optimalite vis-a-vis d’un objectif de meilleur efficacite a budget contraint. »

        Je suppose que vous voulez parler de la notion de performance…
        performance = efficacité + efficience
        Et là, ça devient très amusant : d’une part les critères d’efficacité que vous avez présenté sont très très discutables et très subjectifs, vous faites confiance dans les analyses d’organismes intergouvernementaux et vous les trouvez impartiales, moi non voilà (et j’ai donné un exemple le justifiant), je me contente juste des données qu’elles veulent bien nous offrir ;
        d’autre part, et là le plus important : vos 11% et 16% de PIB sont des données globales, prenant en compte indifféremment, à la fois institutions publiques et entités privés, que ça soit pour les USA ou la France, (idem pour votre classement) : donc conclure qu’un système public est plus performant qu’un système privé, à partir simplement d’une comparaison entre données générales incluant chacune le privé et le public, est disons… tout à fait aberrant.
        C’est une conclusion qui va contre la logique et la vérité, donc votre analyse de départ est fausse malheureusement pour vous…

        Non la seule efficience que vous avez pu démontrer est celle de votre raisonnement qui tente de défendre notre modèle avec un minimum d’info ; un minimum hyper optimal d’ailleurs, je ne pense pas qu’on puisse être plus optimal que ça (vous me permettrez bien cette petite moquerie bienveillante, n’est-ce pas ?)
        Un résultat de qualité exige quand même un ensemble de moyens de même qualité…

        « En attendant pour avoir eu l’occasion de m’y frotter, je vous conseil de bien verifier votre contrat d’assurance, pour ne pas faire grise mine lorsqu’on vous presentera une facture de plus de 200$ pour soigner une otite… »
        Merci pour le conseil (qui s’applique d’ailleurs à tous les contrats, vous en conviendrez)

        • Vous ne lisez pas :
          « vous faites confiance dans les analyses d’organismes intergouvernementaux et vous les trouvez impartiales »
          or
          « Quant aux criteres de l’OMS ils sont sans doute criticables, mais faute de mieux, ce sont des donnees qui ont le merite d’exister depuis des annees. »

          « vos 11% et 16% de PIB sont des données globales, prenant en compte indifféremment, à la fois institutions publiques et entités privés »
          -> oui, mais vous conviendrez que le système français est bien plus financé par l’argent public que le système américain => le raisonnement reste valable : toute tentative par Obama visant à rapprocher le système US des systèmes européens est plutôt une bonne chose… à la vue les indicateurs communément admis.

          « un minimum hyper optimal d’ailleurs, je ne pense pas qu’on puisse être plus optimal que ça »
          Pour info, je n’ai jamais parlait d’optimal absolu :
          « un service public […] peut être beaucoup plus proche de l’optimal attendu »
          si vous convenez que l’objectif a atteindre est l’optimal, on y est plus proche avec notre système qu’avec celui des US, c’est tout.

          « C’est une conclusion qui va contre la logique et la vérité, DONC votre analyse de départ est fausse malheureusement pour vous… »
          Alors là, chapeau ! 16%37 ? vous vous moquez de qui !
          pour la part public/privé, voir :
          http://www.google.fr/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=1&ved=0CEsQFjAA&url=http%3A%2F%2Fwww.oecd.org%2Fdataoecd%2F12%2F17%2F49084343.pdf&ei=dgTsT_jZOOG_0QX81I36DA&usg=AFQjCNHrWKGg1uByYSk_X-oHpgIRJNzCAA&sig2=sCFFa_u67KIFeLYihI6Puw
          aux US la part publique est de moins de 50%, évidement, vous pouvez toujours objecter que c’est uniquement le système publique qui est défaillant et qui conduit aux mauvais résultats (selon l’OMS) du système américain. Après tout la mauvaise fois n’a pas de limite !

          De toute façon, à la lecture de vos arguments qui manquent de beaucoup plus de précisions que les miens, je crois qu’avec toute la pédagogie du monde, vous ne pourrez vous détacher de vos a priori qui biaisent totalement votre jugement… tant pis pour vous ! (le DONC dans la dernière citation en est l’illustration parfaite : vous partez de vos a priori pour insinuer qu’une démonstration qui irait à l’encontre de vos idées est nécessairement fausse, quel ouverture d’esprit !)

          Mais, je pense que le problème est plus profond. Ce que certains libéraux n’ont pas encore compris c’est qu’exactement de la même façon que pour les communistes : « EN PRATIQUE », un système libéralisé, va dans certains domaines indispensables comme la santé ou l’énergie produire une opportunité d’entente entre les acteurs pour créer des situations de rente qui faussent la concurrence et n’aboutissent jamais à l’optimal escompté. C’est pourquoi, même avec cette vision des choses, il est toujours nécessaire d’avoir un pouvoir politique fort, qui assure dans tous les cas des contrôles, qui met en perspectives les intérêts privés par rapport à ceux de l’ensemble de la population, c’est ce qui peut permettre finalement au système de fonctionner a peu près correctement. Le tout est le trouver un juste équilibre… ce qui n’est pas une mince affaire !

          • Le site a mangé mes symboles :
            16% est-ce supérieur à 11 ?
            37ème est-ce une meilleur place que 1er ?

          • C’est l’intervention de l’Etat dans l’économie qui créée de la disharmonie entre les intérêts; notamment, dans le domaine de la santé.
            Et c’est valable pour les USA; Medicare, Medicaid ou Obamacare ne sont que des aspects parmi d’autres de l’intervention de l’Etat.

            http://minarchiste.wordpress.com/2010/08/03/les-couts-de-la-sante-aux-etats-unis-gonfles-par-lintervention-de-letat/

            Un petit article pour y voir plus clair… et dégommer vos préjugés, au passage.

          • Article intéressant, en effet, si ce n’est que je ne peux absolument pas souscrire aux conclusions qui s’en dégagent.

            Je pense que la responsabilité du surcoût éventuellement constaté à abuser de la médecine car son financement est indirect ne peut incomber au patient. En effet, dans un domaine aussi pointu que la santé, le patient n’est pas capable de savoir « ce qui est bon pour lui ». Il doit nécessairement se référer à l’avis des spécialistes : les médecins. S’il n’est pas incité à se rendre chez son médecin parce que les coûts d’entrée sont élevés, le problème sera, bien que pour les petites pathologie, il puisse s’en sortir, on découvrira trop tard des maladies lourdes dont les coûts de soin sont souvent beaucoup plus faibles si le traitement est début tôt… De plus, la plupart des indicateurs dans les pays développés s’accordent à montrer que les dépenses sont moindres si l’accès au soin est plus aisé, ce qui favorise la prévention qui est encore le « traitement » le plus efficace aujourd’hui. D’autre part, il existe des maladies pour lesquels la prise en charge des coûts au niveau individuel est impossible : maladie rare, chirurgie complexe, etc. Les systèmes socialisés permettent de ne pas laisser à l’abandon les patients qui en sont atteint. Cette question est d’ordre moral.

            Pour ce qui est de l’intervention de l’état dans le système de santé, il s’agit normalement de contrôler le système pour qu’il remplisse des objectifs de service public. Chose que les libéraux ont semble-t-il du mal à admettre. Il existe, au sein d’une société industrialisé des secteurs où l’on considère qu’il y a un enjeu qui dépasse les lois économiques (l’éducation et la santé, par exemple), le but étant que des indicateurs globaux puisse être satisfait (niveau d’instruction, espérance de vie, etc.) le plus indépendamment des moyens à disposition des individus (à cause des inégalités de naissance, par exemple). Je me répète une fois de plus, un système idéal totalement libéralisé pourrait éventuellement permettre de remplir ces objectifs (même si j’en doute). Mais il va nécessairement à l’encontre de la nature humaine : transmission héréditaire, priorité du proche sur le lointain, cupidité, etc. qui font qu’en pratique, des lobbies se constituent pour favoriser certains intérêts et créer des rentes (dans la santé comme ailleurs).

            Si l’on reprend point à point les arguments de minarchiste :
            (1) on peut aussi voir l’augmentation du coût lié à la « liberté » pour les assurances de maximiser leurs profits…
            (2) c’est un problème lobbying, qui peut aussi se résoudre part un choix politique et démocratique fort lié à la notion de service public (avec un cadre réglementaire bien établi).
            (3) idem, c’est lié au lobbying des entreprises de l’agroalimentaire qui au sein d’un système libéral veulent elles-aussi maximiser leurs profits, peut importe les conséquences sanitaires qui en découlent. Encore un fois c’est un défaut de réglementation => seule la puissance publique peut imposer des règles qui visent à contraindre ces entreprises à ne pas empoisonner le monde alors que leurs profits en dépendent.
            (4) La propriété intellectuelle est malheureusement la seule façon de favoriser le financement de la R&D dans un système libéralisé : si vous avez le droit de copier les fruits de millions de $ d’investissement et d’années de recherche, quelle entreprise voudra encore financer la recherche ?
            (5) Le système légal déficient est essentiellement issu de hyper-judiciarisation américaine, qui est la fois le fruit d’une absence de réglementation et d’une jurisprudence laxiste (si l’on admet que l’erreur est possible, qu’on protège statutairement les médecins derrière un statut civil, et si la puissance publique gère la santé, les assurances n’ont plus intérêt à demander une réparation pécuniaire extravagante en cas d’erreur médicale) mais aussi le fruit du lobbying des cabinets d’avocats qui veulent eux-aussi maximiser leurs profits…

            Bref, même si l’analyse est intéressante, elle illustre parfaitement le fait qu’un système complètement libéralisé idéal est impossible à obtenir et que malheureusement les tentatives pour s’en approcher (libéralisation de la santé, des transports, de l’éducation, etc.), provoquent plus de mal que de bien… Enfin, pour aller à l’extrême la libéralisation des marchés financiers, qui agissent aujourd’hui avec une très grande liberté, montre aussi parfaitement que sans régulation, un système à peu près stable au sein duquel chacun des acteurs agit librement pour maximiser son profit à court terme conduit indubitablement vers l’instabilité (subprimes, bulles spéculatives, endettement déraisonnable, etc.).

          • @ Vinsk

            Mon Dieu, je n’avais pas lu la suite… Et j’aurais dû ne pas la lire… Tous les clichés sont réunis. Avec même des morceaux de services « qui dépassent les lois économiques ». Je vous propose de monter avec moi une boîte pour faire des avions qui « dépasseraient les lois de la gravité ». Ben oui, c’est vraiment trop embêtant la gravité pour les avions, alors faisons comme-ci elle n’était pas là, ce sera certainement plus efficace…

          • @Mateo

            En quoi les lois économiques font elles partie de la nature ? Il faudra m’expliquer… Bien avant que l’argent n’existe il y avait des formes de solidarité chez les humains…

            Enfin pour ce qui concerne les avions, d’une certaine manière il défient déjà les lois de la gravité puisqu’ils volent !

          • Pas besoin de monnaie pour que l’économie existe! Vous pourrez ignorer les lois de l’économie, mais la réalité gagne toujours.

            Et non, les avions ne défient pas les lois de la gravité.

          • Je n’ignore absolument pas les lois économiques, je dis juste que la recherche de l’optimal économique ne coïncide pas toujours avec certains enjeux qui pourraient les dépasser : vous pouvez faire le choix vendre de la drogue et d’en prospérer, de vous enrichir en empoisonnant la population, etc. C’est pourquoi il existe des règles…

            Mais de toute façon l’objet de mon propos qui n’est toujours pas mis en défaut, est la meilleur efficacité à la fois social et économique du système de santé français par rapport à celui des US, il ne s’agit nullement de se mettre hors du champ économique, bien au contraire.

            Pour les avions qui volent, c’est une façon de parler, néanmoins c’est souvent l’imagination, et le fait de ne pas prendre pour des obstacles infranchissables les « limites » de notre observation qui produit les plus belles créations, artistiques, scientifiques et techniques…

          • Et pour être tout à fait exact, on peut quand même dire que les avions défient les lois de la gravité.

            Pour dire les choses simplement, la gravité impose juste que l’on est soumis à son poids qui nous attire vers le sol. Néanmoins, le théorème de Bernoulli nous permet de mettre face à cette force, une réaction mécanique créée au contact d’une aile en mouvement (possédant un profil assurant une dépression entre intrados et extrados) qui permet finalement à un avion de voler (avec un moteur pour assurer le mouvement). C’est donc bien parce qu’il existe un phénomène de mécanique des fluides, moins intuitif et plus difficile à observer (action de l’air en mouvement), que l’on peut faire voler un avion… et contrebalancer la loi de la gravité.

  • (Hors sujet)
    Oups l’affreuse erreur de grammaire :
    « vous faites confiance dans les analyses d’organismes intergouvernementaux »
    c’est plutôt vous avez confiance dans les analyses d’organismes intergouvernementaux…
    (Fin Hors sujet)

    Bref, inutile de vous mettre dans cet état
    Votre analyse est fausse, je ne vais pas dire le contraire juste pour éviter de vous vexer
    Et je l’ai déjà expliqué mais je peux le refaire :
    l’analyse de données entrant dans un cadre précis (cadre national) ne peut donner des conclusions entrant dans un autre cadre bien différent (distinction public/privé).
    Faisons simple : en admettant qu’elles correspondent à la réalité, ces données concernent USA et France ;
    et aussi bien au niveau efficience qu’au niveau efficacité, la France a apparemment l’avantage ; donc : Performance France > Performance USA (soit, c’est intéressant seulement pour les plus chauvins d’entre nous)
    Mais vous, votre conclusion c’est : Performance secteur public > Performance secteur privé
    voilà le problème, pour vous France = secteur public et USA = secteur privé, alors que la réalité est plus nuancée ; voire même, elle présente le contraire des préjugés que se font les individus manquant de sens critique.

    Voilà, votre raisonnement est faux car c’est comme dire : 2 allumettes + 3 allumettes = 5 élephants
    Après vous pouvez me traiter de menteur, d’étroit d’esprit ou d’autre chose, ça ne changera pas le fait qu’il n’y a aucun argument sérieux dans votre démonstration…

    Vous pensiez avoir l’analyse imparable et on vous dit que non, en fait c’est de la m**** ; je peux comprendre que ça peut vous vexer…
    Mais bon, fallait éviter de prendre toute sorte de données qui vous tombent sous la main et les utiliser à tort pour soutenir votre idéologie interventionniste et casser du libéral ; tout le contraire de l’analyse scientifique qui adapte (voire change) les liens de causalité défendus en fonction des données constatées…

    « Quant aux criteres de l’OMS ils sont sans doute criticables, mais faute de mieux, ce sont des donnees qui ont le merite d’exister depuis des annees. »
    Aaah les fameux 3A toujours invoqués par facilité, mais qui malheureusement pour vous, ne sont jamais preuve de vérité indiscutable :
    argument d’autorité
    argument d’ancienneté (le votre)
    argument d’unanimité

    « aux US la part publique est de moins de 50%, évidement, vous pouvez toujours objecter que c’est uniquement le système publique qui est défaillant et qui conduit aux mauvais résultats (selon l’OMS) du système américain. Après tout la mauvaise fois n’a pas de limite ! »

    Exact, on peut se dire ça, mais je ne l’ai pas dit car c’est à vous de prouver que soi-disant ce ne serait pas le cas, ce que vous n’avez pas fait ; peut-être parce que votre démonstration manque de « précisions » malgré la très bonne opinion que vous en avez.

    Et oui c’est bien vous qui avez dit qu’un système public de santé est plus performant qu’un système privé, moi je n’ai rien dit à ce sujet donc je n’ai rien à prouver, contrairement à vous…
    Et encore une fois, malheureusement pour vous, vos 16%, 11% et votre classement ne sont pas appropriés…

    « produire une opportunité d’entente entre les acteurs pour créer des situations de rente qui faussent la concurrence et n’aboutissent jamais à l’optimal escompté. »

    Vous ne devez pas trop vous intéresser à l’actu économique car les faits montrent que les ententes disparaissent toujours très rapidement dans un marché libre (et il y a des explications connus) mais bon c’est un autre sujet…

    • Bon je m’avoue vaincu !

      S’il n’existe pas d’outil de mesure des systèmes de santé, si le PIB n’existe pas, si la maladie est une vue de l’esprit, on peut tout à fait conclure que le système de santé des martiens est beaucoup plus efficace que celui des fourmis…

      « Vous ne devez pas trop vous intéresser à l’actu économique car les faits montrent que les ententes disparaissent toujours très rapidement dans un marché libre (et il y a des explications connus) mais bon c’est un autre sujet… »
      C’est vrai qu’il n’aura fallut attendre que 15 ans pour que Free viennent vous donner raison sur les prix de la téléphonie portable…

      • Pour être plus exact sur la concurrence non faussée, c’est le même problème que l’égalitarisme… Dans les faits ça n’existe pas !

        • Le vrai problème, c’est que vous passez votre temps à défoncer des hommes de paille. Le système privé a plein de défauts, mais ce n’est pas la question. La question est : allez vous résoudre ces problèmes, sans en créer de pire, en confiant la gestion du système de santé à l’état ? Et là, tout s’éclaire, parce que
          * sur le plan théorique, il n’existe pas le début d’un commencement de preuve d’une supériorité du système public, ni sur le financement, ni sur les soin. Par contre, on oublie toujours les inconvénients, qui sont pourtant assez évidents (ne serait-ce que parce que tout règle implique la mise en place d’un système, couteux, pour s’assurer qu’elle est respectée)
          * sur le plan pratique, c’est encore pire : tout indique une supériorité du système privé. En France, par exemple, c’est officiel, le même acte de référence est payé plus cher dans le public ( http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/04/30/hopital-l-alignement-des-tarifs-du-public-sur-le-prive-reporte-a-2018_1187170_823448.html ). Et, non, ce n’est justifié par rien du tout : les contraintes spécifiques de service public (que les organisme privés assurent aussi bien que le public, par parenthèse) sont financées autrement. mais

          La concurrence non faussé, on s’en branle. Il est bien évident que la notion même de concurrence n’aurait aucun sens si les concurrent était parfaitement interchangeables … ce qu’il ne sont pas (heureusement ) ! Alors, ouais, bon, vous n’avez pas le droit de dire que Usain Bolt court plus vite que moi, c’est rien que parce qu’il est plus musclé et plus entrainé que moi, mais tout ça c’est de la triche, du dumping sportif ; seul un système de course non faussé par les efforts fait par l’infâme avant la course devrait être permis.
          Les gens qui parle de concurrence non faussée ne rêvent en réalité que de manipuler les règles pour faire gagner leur champion, et en général au détriment du plus pauvre, et soi-disant pour l’aider (« non non monsieur le chinois, vous comprenez ce ne serait pas correcte d’accepter que vous travailliez pour 2€/heure parce que ça vous suffit pour vivre, seul ceux qui exigent au moins 9 € et ont une TV plasma à se payer ont le droit de postuler ; continuer à crevez, plutôt »)

          • Du point de vue théorique vous rigolez ! On ne parle pas de mathématique pure ici, les modèles doivent se confronter à la réalité… Or, comme je l’indique depuis le début de cette discussion, la suprématie du système de santé français (financé à 80% par le public) est claire par rapport au système américain (moins de 50% de ressources publiques) : en coût comparé (11% du PIB vs 16%) et en efficacité (1ère position vs 38ème, selon les critères « très subjectifs » de l’OMS…).

            Pour continuer sur le plan pratique et la différence de tarification, on peut objecter, par exemple, que le système public assume seul, par l’intermédiaire des CHU la formation des médecins. De même, l’hôpital public ne peut pas compter sur les dépassements d’honoraire pour boucler ses budgets… ni sur un coût exorbitant pour les prestations de confort dans les chambres, etc. L’APHP ne peut pas non-plus choisir les chirurgies les plus lucratives, et doit composer avec un ratio d’opérations complexes et extrêmement coûteuses beaucoup plus important que les établissements privés. La convergence des tarifs, c’est OK si les règles sont les mêmes de chaque côté, sinon c’est du dumping…

            Pour le reste je vous rejoins, sur l’impossibilité de concurrence non faussée et sur le fait que le libre échange ne vise finalement qu’à maximiser les profits des « puissants » en redistribuant des miettes aux émergents… Sauf, que ça risque de finir par changer : à accumuler des miettes à plusieurs milliards, face à des zigotos qui s’endettent pour maintenir un système hyper-consumériste à flots, on finit par inverser les rôles… et gare à la révolution sociale en Chine (on en parle peu, mais le nombre de mouvements sociaux de toute sorte est en explosion !).

          • Des clous ! Votre comparaison de choix et de carottes est fausse par principe, et surtout inutile puisque qu’on peut directement comparer les choux.
            Le système privé français est supérieur au système public français. C’est clair et c’est admis par l’état lui-même. Et ça s’explique très bien par des facteurs facile à comprendre par les plus obtus : le privé utilise plus son matériel couteux et gère son personnel de façon plus efficace (ce qui ne veut pas dire qu’il le fouette, au contraire).

            Tout le reste est foutaise utilisée pour enfumer, comme ces calembredaine sur la formation qui coute (au contraire : un interne = un médecin pour le prix d’un smicard : http://www.cgtlaborit.fr/interne-en-medecine-faisant ; ), les dépassement d’honoraire (?) etc.
            Le dumping, c’est quand on vend à perte, et c’est le public qui vend à perte. Accusé le privé de dumping c’est juste de la doublepensée orwellienne.

            Pour le reste si vous me rejoigniez vous ne soutiendriez pas les puissants (= le public)
            Les mouvements sociaux en chine sont un signe extrêmement positif et encourageant ; ils sont signe d’une libéralisation bien venu, ne serait-ce que parce qu’ils deviennent possibles. Un mouvement social n’est pas un problème en soi, ça ne le devient que quand il se transforme en immobilisation des autres.

          • Bon, c’est quand même délicat de dialoguer avec avec des gens dogmatiques qui n’ont aucune argumentation solide :

            « Le système privé français est supérieur au système public français. C’est clair et c’est admis par l’état lui-même. Et ça s’explique très bien par des facteurs facile à comprendre par les plus obtus : le privé utilise plus son matériel couteux et gère son personnel de façon plus efficace (ce qui ne veut pas dire qu’il le fouette, au contraire). »

            Allez-y franchement c’est parque le privé c’est mieux et pis c’est tout… Mais vous espérez convaincre qui avec ça… sérieusement ! L’efficacité dans le privé c’est valable dans les petites structures. Dans les grands groupes la quantité de personnes payée à ne rien faire est une constante privé/public.

            Pour la dernière fois, je ne compare pas particulièrement le système privé français au public, mais l’efficacité global du système de santé français par rapport à celui des US. Entre ces deux systèmes, il y a des différences, par exemple la part de financement privée/publique, point. Ce ratio est différent, le système français est plus efficace est moins coûteux. Y-a-t’il un lien de cause à effet ? Quand on compare le prix des actes dans le secteur non-conventionné français ou privé US, avec celui du secteur public français, on est en droit de sérieusement se le demander.

            Le dumping c’est aussi quand on bénéfice de l’obligation de service public des hôpitaux pour se concentrer uniquement sur les actes les plus lucratifs et sélectionner les patients bien assurés et/ou pouvant accepter des lourds dépassements.

            « Pour le reste si vous me rejoigniez vous ne soutiendriez pas les puissants (= le public) »
            Dans une démocratie le secteur public n’est que ce l’ensemble des citoyens en font… « les puissants » sont interchangeables, vous les retrouvez aussi bien à la tête des grands groupes privés, que dans les entreprises gérées par l’état, c’est une constante totalement indépendante de répartition globale public/privé. Je ne crois pas, par contre pas que l’ensemble des personnes travaillant dans ces deux secteurs soient fondamentalement différentes…

            Et pour conclure, et pour peut-être trouver un terrain d’accord avec vous. Il y sans doute un véritable déficit de démocratie dans nos systèmes politiques, qui limitent, je pense, la possibilité, pour les véritables alternatives libérales, qui peuvent avoir, je vous l’accorde, des effets bénéfiques sur le développement global de la société, exactement au même titre que les politiques publiques responsables (indispensables, à mes yeux, pour les fonctions de base – éducation, santé, défense, énergie, création monétaire… – dont dépendent l’ensemble des activités qui peuvent être gérées efficacement par le secteur privé).

      • « Bon je m’avoue vaincu ! »
        Est-ce que c’est de l’ironie ?
        Dans le cas contraire, eh bien la discussion est finie, allez bye l’ami

        • Non, non, nul ironie… surtout dans les trois lignes qui suivaient…

          Bonne continuation néanmoins !

          • Au passage pas de soucis, de mon point de vue, pour les fautes d’orthographe ou de grammaire… vue la quantité que je laisse moi-même traîner dans mes posts…

  • Mitt est certainement meilleur qu’obama, mais il y a quand même certains points de son programme qui me font grincer des dents.

    Notamment la question du SMIC qu’il veut indexer sur l’inflation.

    « Les États-Unis d’ici-là seront sur le bon chemin dans le domaine fiscal »

    pas sûr qu’il y arrive, son programme reste assez flou sur les questions de la réduction des dépenses

    http://www.mittromney.com/issues/spending

  • Beau contre-sens , avec l’un ou l’autre des présidentiables l’Amerique du Nord va sauter tout simplement et plus personne ne voudra du dollar .La politique US est morte autant à l’intérieur qu’au dehors.Une monnaie ne vaut que par sa capacité d’achat et que faire de dollars….vivre au USA , investir , avec une legislation si farfelue autant déposer son Or chez le voisin qui en prendra forcément grand soin .

  • Les commentaires sont fermés.

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