Les grands mythes économiques (4) : Stimuler les exportations crée de la richesse

Mythe #4: La stimulation des exportations, notamment en dévaluant la devise et en les subventionnant, est un bon moyen de créer de la richesse.

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Les grands mythes économiques (4) : Stimuler les exportations crée de la richesse

Publié le 10 juin 2012
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Mythe n°4: La stimulation des exportations, notamment en dévaluant la devise et en les subventionnant, est un bon moyen de créer de la richesse.

Par Le Minarchiste, depuis Montréal, Québec.

Conteneurs en Chine, prêt à être exportés?

Lorsqu’une banque centrale annonce un assouplissement de sa politique monétaire, lequel sera accompagné d’une accélération de la création de monnaie, la réponse des marchés monétaires se traduit par une dépréciation de la devise du pays. Cela rend les exportations de ce pays moins chères aux yeux des étrangers, qui importeront davantage de biens de ce pays. On peut donc dire que la compétitivité des exportateurs de ce pays s’améliore lorsque la devise se dévalue.

Cependant, les citoyens de ce pays doivent maintenant payer plus cher pour les biens qu’ils importent d’autres pays étant donné la perte de pouvoir d’achat de leur devise. En somme, en raison de la perte de valeur de sa devise, ce pays obtient moins d’importations pour la même quantité d’exportations et sa population doit donc moins consommer (i.e. le niveau de vie a diminué).

Au bout d’un certain temps, l’inflation engendrée par la création de monnaie fera augmenter les prix, et donc les coûts de production des exportateurs, ce qui fera en sorte de réduire leur compétitivité sur les marchés étrangers. Ce sera donc le retour à la case départ, mais avec une devise dépréciée et donc des d’importations plus dispendieuses.

Par ailleurs, les supporteurs de la dévaluation compétitive tiennent mordicus à obtenir une balance commerciale positive (c’est-à-dire générer plus d’exportations que d’importations), ce qui est ridicule. Il est mathématiquement impossible que tous les pays affichent un surplus à leur balance commerciale. Autrement dit, la somme de toutes les balances commerciales de tous les pays est de zéro. Est-ce que les pays affichant un déficit commercial sont plus pauvres que ceux qui ont un surplus ? Absolument pas, certains des pays ayant les déficits commerciaux les plus élevés figurent parmi les plus riches de la terre. Parmi ceux-ci, on retrouve la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, le Portugal, la France, l’Italie, l’Australie, le Royaume-Uni et les États-Unis.

La richesse se crée par l’accumulation et l’amélioration du capital productif de l’économie, ce qui est favorisé par une économie libre et la protection des droits de propriété. Plus ce capital est performant, plus il y aura de production et plus il y aura de biens à exporter. C’est de cette façon qu’on s’enrichit et non pas en dévaluant son pouvoir d’achat.

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