Interview de Frédéric Georges-Tudo, auteur de Salauds de Riches !

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Salauds de riches

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Interview de Frédéric Georges-Tudo, auteur de Salauds de Riches !

Publié le 30 mai 2012
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Quoi de plus détesté par tous nos politiques pendant la campagne présidentielle que « les riches », désignés en ennemis à la vindicte populaire. Pour comprendre, nous avons interrogé Frédéric George-Tudo, auteur de Salauds de Riches ! (Bourin, 2012), dans lequel il analyse les mythes sur les riches, les pauvres ou les inégalités.

Pourquoi avez-vous eu envie d’écrire un tel livre ?

Atterré par tout ce que j’entendais chaque jour dans les médias sur les riches, l’idée m’est venue début 2011. J’ai été bien inspiré, car depuis les choses n’ont fait que s’aggraver. À l’approche des élections présidentielles, la stigmatisation a pris une ampleur inimaginable.

Dans notre pays, le riche est devenu pour l’extrême gauche – et hélas pour une partie de plus en plus fournie de la gauche dite modérée – ce que l’étranger est à l’extrême droite : un parfait bouc émissaire. Le responsable de tous ses malheurs quels qu’ils soient.

Est-ce une raison suffisante pour défendre les riches ?

Je ne défends pas les riches. Certains sont généreux d’autres égoïstes. Vénaux ou totalement désintéressés. Bref, ils sont comme tout le monde.

En revanche, ce que je défends, c’est le droit de s’enrichir. D’abord parce qu’il n’y a rien de moralement condamnable à s’enrichir. Ensuite, parce que c’est bon pour l’économie. Une société qui confisque les fruits de l’enrichissement est une société dans laquelle tout le monde est assuré de souffrir, en particulier les plus pauvres. Notamment à travers le chômage qui ne peut qu’exploser dès lors que l’on décourage l’entrepreneuriat.

Reste toutefois la question des inégalités qui sévissent dans notre pays…

D’abord, comme je le démontre dans mon livre, les inégalités sont d’une étonnante stabilité en France depuis 30 ans. Bien sûr qu’il convient de venir en aide aux vrais nécessiteux. Mais l’égalitarisme ce n’est pas du tout cela. C’est une logique qui revient à refuser les inégalités liées au mérite.

En outre, j’aimerais comprendre comment il est possible de réclamer plus d’égalité entre les Français tout en parvenant à trouver le sommeil face aux écarts monumentaux entre les pays du Nord et les pays du Sud. Nous sommes là dans un cas typique de générosité à géométrie variable. Oui, au partage des revenus imposé quand j’en suis le bénéficiaire, point trop n’en faut lorsque c’est à mon tour de mettre la main au porte monnaie. Bref, il est toujours plus facile d’être généreux avec l’argent des autres…

Mais surtout, je le proclame haut et fort : vive les inégalités ! Prenons l’exemple éloquent de la Chine. Depuis la libéralisation de Deng Xiaoping entamée en 1981, les disparités de revenus ont explosé. Dans le même temps, la population vivant avec 3 dollars par jour est passée de 95% à moins de 33%. Tout est dit.

Plus que les entrepreneurs, n’est ce pas avant tout les héritiers et les rentiers que les français montrent du doigt ?

C’est faux, les Français n’aiment pas davantage les entrepreneurs que les héritiers. Ou plutôt ils aiment uniquement les entrepreneurs en difficulté. Vive le petit patron qui trime 70 heures par semaine et qui ne s’en sort pas. Honte au capitaine d’industrie prospère. Ce sont pourtant les mêmes à la base. Le gros n’est rien d’autre qu’un petit qui a réussi. Qu’y a-t-il donc d’obscène à voir le compte en banque de celui qui a vendu 100 milliards de clous, mille fois plus garni que celui qui n’en a vendu que 100 millions ?

Revenons aux héritiers. Selon quel fondement vertueux un individu ne pourrait pas être autorisé à transmettre aux siens ce qu’il a mis toute une vie à acquérir ? Libre à chacun de tout donner à une fondation, bien sûr. Mais à condition de conserver la possibilité de choisir la trace que l’on souhaite laisser.

D’une manière générale, prenons garde à ce populisme qui consiste à décerner les bons et les mauvais points. Le bon riche qui crée des emplois et le mauvais qui n’en crée pas. Il est certes judicieux d’encourager l’entrepreneuriat, mais ce n’est pas une excuse pour punir les autres. En la matière, le seul distinguo concerne ceux qui se sont enrichis honnêtement et les autres.

Comment expliquez-vous que la France stigmatise à ce point ceux qui réussissent ?

Au-delà de raisons historiques et religieuses, notre pays reste profondément marquée par la tentation marxiste. À chaque nouveau sondage, nous apparaissons comme le peuple le plus anticapitaliste du monde. En outre, nous sommes de fervents adeptes de l’État providence chargé d’assurer notre bien être. Lorsque l’on compte sur une force supérieure pour s’occuper de soi, on finit par mépriser l’entrepreneuriat et par extension la richesse.

Ne sous-estimons pas non plus l’influence des grands médias publics. Leur parti pris idéologique plus ou moins larvé oriente les débats dans une direction grossièrement « anti-riches ». On le voit notamment avec leur empressement à nous relayer toutes les contre-vérités des égalitaristes sur le sujet. C’est pourquoi, chiffres incontestables à l’appui, mon livre s’attache à démonter les sept mensonges suivants :

  • Il y a de plus en plus de pauvres,
  • Les pauvres le sont de plus en plus,
  • les inégalités explosent,
  • les grandes fortunes paient proportionnellement moins d’impôts que les autres,
  • le capital est moins imposé que le travail,
  • toujours plus d’argent dans les poches des actionnaires et toujours moins dans celles des salariés,
  • les entreprises sont de moins en moins imposées…

N’y a t-il donc rien à améliorer en matière de redistribution des richesses ?

Tout n’est pas parfait, bien sûr. Notamment dans notre pays où les hauts fonctionnaires fricotent avec les dirigeants des grandes entreprises. Le capitalisme d’État à la française a créé une endogamie des énarques dans les hautes sphères. Je n’ai rien contre les énarques. Je dis juste qu’il y a un mélange des genres, un petit réseau d’amitiés fidèles qui perturbe le libre fonctionnement de l’économie.

A minima, notre pays n’a rien à gagner à cette consanguinité. Car le risque est grand de voir des renvois d’ascenseurs dans tous les sens. Le libéral que je suis est le dernier à défendre ce type d’enrichissement…


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  • Excellent article!

  • Commandé!

  • Salaud de riches. le dialogue ou l’entente social va bon train dans notre pays. En fonction du contexte politique ou économique, nous avons inventé le bouc émissaire à géométrie variable. aujourd’hui les riches hier les RMistes, les RSAistes, les fonctionnaires, les enseignants, les médecins, les immigrés, les politiques, les syndicats, les étudiants, les retraités. on trouve des salauds dans toutes les couches de a société.
    C »est une tare de s’enrichir aujoud’hui? hier c’était d’être pauvre, fonctionnaire. A qui le tour demain?? On stigmatise, on condamne à tour de bras chacun estimant que le profiteur, le fraudeur c’est l’autre, forcément la faute de l’autre en oubliant que notre incurie et notre incapacité de réforme est complètement lié à cette incapacité de dialogue, de concertation et d’entente. Notre pays ne va pas bien, il suffit de prendre la température social pour s’en rendre compte. Malheureusement, le remède est loin d’être trouvé. En tout cas aux pourfendeurs des riches , quitte à passer pour un salaud, je préfère être un salaud riche.

  • Les septs mensonges qui n’en sont pas !

    Et pour le réaliser il faut juste descendre de sa planète !

    • @citoyen :

      un vrai citoyen commence à réfléchir au lieu de répéter des bétises dites par d’autres. Ces 7 mlensonges sont des énormités économiques que tous les chiffres démontrent.

      Affirmation n’est pas raison, il vous faut descendre de votre planète socialiste pour regarder le réel ….

      prouvez moi (autrement que par des affirmations péremptoires et dogmatiques) qu’un seul de ces mensonges est vrai …

      j’attends, et je vais attendre longtemps…

    • @ citoyen :

      prouvez donc qu’un seul de ces mensonges n’est pas un mensonge ?

      La charge de la preuve vous incombe, puisque c’est vous qui l’affirmez.

      je vais attendre longtemps …

  • @Stéphane

    C’est très simple, vous allez intéroger une association caritative dans votre quartier, cela vous sortira de vos chiffres, et la pauvreté ne sera plus jamais une notion abstraite.

    pour la pauvreté ce n’est donc pas moi qui vous l’apportera.

    Pour le coup des actionnaires, j’ai personnellement vécu cela et si cela vous intéresse je peux vous en faire le récit.

    • Un cas isolé/personnel n’a pas valeur de règle.

      Merci de démontrer quelle mensonge est vrai (!?) et merci de le faire chiffres à l’appui (parce que oui les chiffres ont une signification, même s’ils semblent aller dans le sens contraire de votre situation personnelle)

      J’ajoute également, que le fait que ces mensonges soient réels ne font pas pour autant de la France un pays qui va bien. Juste, les français, à cause de ces mensonges s’attaquent aux mauvaises causes.

      • Les chiffres ont leur fait dire ce que l’on veut, c’est bien connu,

        Mais allez donc intéroger les bénévols du secours populaire, cela va certainement changer votre vision du monde.
        Des chiffres, à l’occasion, je peux en trouver, tout comme vous, et on pourra en dIscuter des nuits entières, mais seulement rien ve vaut le terrain ou du moins ceux qui se frottent à cette réalité, ils sauront vous démontrer l’augmentation de la pauvreté.

  • Il est dommage de n’avoir pas dit clairement que le national-socialisme du FN était en tout point identique au socialisme « modéré » (tu parles) du PS : l’un stigmatise les riches et les autres les étrangers, mais tous les deux stigmatisent un groupe de personnes en leur attribuant des caractéritiques « moyennes » fantasmées. C’est une grande erreur de vouloir dissocier le FN du front de gauche et du PS, de la même façon que c’était une grande erreur de dissocier le national-socialisme allemand des année 30-40 du communisme soviétique du 20ème siècle. Les deux ont le même combat : la stigmatisation d’un groupe de personnes en leur attribuant des caractéritiques « moyennes » fantasmées, et à terme, l’éradication de ce groupe de personnes, par le biais des chambres à gaz, ou du goulag et des divers procès et exécutions.

    Et comme dirait le Maginifique Malcolm Tucker de « The Thick of It » et de « In the Loop » : Stéphane, allow me to pop a jaunty little bonnet on what you say and ram it up your shitter with a lubricated horse cock !

  • OuiVraimentdesSalauds
    1 juin 2012 at 17 h 25 min

    On devrait tout simplement les mettre en prison. Marre de ces riches. 🙂

  • Salauds de requins de l’internet sans foi ni loi qui se prétendent bouddhistes !

  • Les commentaires sont fermés.

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