L’UNAPEL réclame le libre choix de l’école

Béatrice Barraud, présidente nationale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, prône le renforcement de l’autonomie des chefs d’établissement, le respect de la liberté et le financement équitable du libre choix de l’école.

Béatrice Barraud, présidente nationale de l’Association des parents d’élèves de l’enseignement libre, prône le renforcement de l’autonomie des chefs d’établissement, le respect de la liberté et le financement équitable du libre choix de l’école.

Article publié en collaboration avec le site de la liberté scolaire.

Béatrice Barraud, présidente nationale de l’association des parents d’élèves de l’enseignement libre (Apel), a adressé le 8 mai une lettre ouverte au nouveau Président de la République au sujet des réformes concrètes qu’elle souhaite voir appliquer à l’école.

Nous ne retiendrons ici que celle qui concerne la liberté scolaire, sachant qu’elle a parlé aussi des programmes scolaires, du redoublement, des rythmes scolaires, de la notation, de la formation par alternance des professeurs…

Elle a demandé un renforcement de l’autonomie de gestion des ressources humaines et de l’autonomie pédagogique des directeurs d’établissement : « Monsieur le Président de la République, notre volonté, à l’Apel, est de voir l’école se transformer profondément. […] Nous demandons que soit permis aux chefs d’établissements de choisir leurs enseignants tout en renforçant leur autonomie dans l’élaboration de leur projet éducatif. […] »

La présidente de l’Apel a discrètement mais réellement contesté la coutume des 20 % qui, en pratique, revient à donner une lecture des plus restrictives dela loi Debré. Eneffet, au lieu de créer des postes de professeurs dans le privé proportionnellement à la réalité de la demande formulée par les parents (ce que l’on appelle « le besoin scolaire reconnu »), l’État gère l’ouverture (ou la fermeture !) de classes et d’établissements privés sous contrat au regard de la coutume (sans fondement juridique depuis 1985) qui veut que le privé sous contrat ne représente pas plus que 20 % du total des postes budgétaires alloués à l’école publique. Béatrice Barraud affirme : « Vous devez savoir, Monsieur le Président, que l’enseignement catholique doit refuser 35 000 élèves chaque année par manque de postes d’enseignants. Nous vous demandons instamment que l’État respecte le besoin scolaire reconnu, exprimé dansla loi Debré[…].

Elle a défendu aussi la liberté de choix de l’école, en rappelant les résultats du sondage que son organisation avait fait réaliser, avec La Croix, en décembre 2009 : 84 % des Français sont attachés à la liberté de choix de l’école (sondage CSA Apel/La Croix, décembre 2009). Ce sondage montrait de manière éclatante que l’exigence de pouvoir choisir l’école de son enfant au lieu de subir la décision arbitraire de la puissance publique était partagée aussi bien à gauche qu’à droite. Les Français de gauche veulent aussi pouvoir mettre leur enfant dans une école libre.

Enfin, restant sur des revendications très concrètes et pragmatiques, elle rappelle qu‘il n’y a pas de liberté sans moyens ; c’est pourquoi l’Apel veillera à ce que chaque parent puisse choisir librement l’école de son enfant et s’assurera que les lois de financement des établissements associés par contrat à l’État soient bien respectées et appliquées.

En toute rigueur, il est bien évident qu’un tel programme invite comme une conséquence naturelle à défendre la disparition du rationnement par l’État de l’offre scolaire privée et à promouvoir les financements publics du libre choix, que ce soit par subventions, crédits d’impôts, chèque-éducation. Ce serait là une vraie politique de justice sociale par l’école.

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