Conversation avec Nicolas Sarkozy

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Nicolas_003

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Conversation avec Nicolas Sarkozy

Publié le 6 mai 2012
- A +

Notes d’une conversation privée, en  décembre 1997, dans le bureau de Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly.

Par Guy Sorman.

Des bûches flambent dans la cheminée.

GS — La France n’est plus coupée en deux, droite et gauche, mais en trois, car le Front national est là pour durer et il est ailleurs.

NS — Cet éloignement du FN est provisoire : ses électeurs sont les nôtres. Quand je serai Premier Ministre de Chirac – après Jospin – ma politique réintégrera les électeurs du FN dans notre camp.

GS — Vous serez peut-être Ministre de Chirac mais Premier ministre, j’en doute car Chirac ne vous supporte pas.

NS — Bon, alors je serai Président.

GS — La question du FN restera entière. Vous ne la résoudrez pas par des moyens tactiques mais en convertissant l’UMP à un nouveau projet politique qui réduirait le chômage, renforcerait la solidarité tout en éliminant la fraude.

NS — Je note. Mais je l’avais lu dans La nouvelle solution libérale.

GS — Totale liberté du marché du travail pour que les entreprises recrutent des jeunes ; création d’un Revenu minimum universel (RMU) remplaçant toutes les prestations sociales, inspiré par l’impôt négatif de Milton Friedman.

NS — Et l’immigration?

GS — Faire voter chaque année un quota d’immigrants acceptables par le Parlement français et par le Parlement européen.

NS — Mais c’est une proposition de Cohn Bendit !

GS — Raison de plus pour le faire.

NS — Mouais.

—-
Sur le web.

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • hi, hi, hi C’est une photo d’avant carla. Maintenant, il est interdit de constume marron…. Ok,je sors…

  • « Des bûches flambent dans la cheminée. »
    Oulah, on sent le grand écrivain inspiré ! Encore ce bobo-libéral de Sorman dont les positions sont compréhensibles par son mode de vie (il passe sa vie à Science Po et dans des aéroports), en ce qui concerne l’immigration, je préfère m’en tenir aux positions de Ron Paul, un sacré stalinien antilibéral comme chacun sait.

  • Ah, et Sorman est un clown mythomane ! Il écrit « Vous ne la résoudrez pas par des moyens tactiques mais en convertissant l’UMP à un nouveau projet politique blabla »
    Si la conversation date de 97, comment peut-il parler de l’UMP, qui n’a succédé au RPR qu’en 2002 ?
    D’ailleurs le clown s’est empressé de corriger sa boulette sur son blog, mais sur les sites qui ont repris ses pitreries (dont Contrepoints), ça reste.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Imaginez un candidat d’extrême gauche expliquer qu’il a très envie d’emm… les 700 000 millionnaires hexagonaux. Admettons que l’exemple est mal choisi tant celui-ci risquerait d'être élu lorsqu’on se souvient de l’effet d’un « mon véritable adversaire, c’est le monde de la finance » sur l’opinion française.

Prenons un exemple plus parlant : imaginez une France alternative dans laquelle un candidat d’extrême droite déclarerait qu’il a très envie de faire la même chose aux 6 millions de musulmans de ce pays. Quel tollé profondément légit... Poursuivre la lecture

Par Fabien Bottini[1. Qualifié aux fonctions de Professeur des Universités en droit public, Université Le Havre Normandie.]. Un article de The Conversation

Le 1er mars dernier, le Tribunal correctionnel de Paris a condamné Nicolas Sarkozy à trois ans de détention, dont un ferme, pour corruption et trafic d’influence. À l’appui de cette sanction, les juges ont souligné que ces infractions avaient porté « gravement atteinte à la confiance publique en instillant dans l’opinion publique l’idée selon laquelle » la justice pouvait « faire l’... Poursuivre la lecture

Par Frédéric Mas.

Après sa condamnation devant le tribunal correctionnel de Paris pour « corruption et trafic d’influence », Nicolas Sarkozy contre-attaque en s’adressant directement aux médias. Condamné ce lundi à trois ans de prison dont un ferme, l’ancien président de la République s’est fendu ce mardi d’un entretien dans Le Figaro en forme de plaidoyer pro domo.

Il y dénonce « une injustice profonde » et affirme ne pas accepter d’être condamné pour une chose qu’il n’a pas faite. Nicolas Sarkozy affirme également que le jugem... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles