Djihad : La face cachée du salafisme en Tunisie

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Le récent démantèlement d’un réseau terroriste en Tunisie ne cache-t-il pas la montée d’un autre, plus puissant, plus solide, mieux organisé ?

Le démantèlement d’un « réseau » composé de trois djihadistes n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt ? En tout cas, un autre réseau salafiste djihadiste, plus solide, plus consistant et plus inquiétant agit en toute impunité.

Article publié dans le magazine Réalités – N° 1372 du 12 avril 2012, disponible aussi en ligne sur  le blog d’Habib Sayah .

Alors que Ben Ali se présentait comme le seul rempart efficace contre le terrorisme en Tunisie, avec l’annonce, le 14 février 2012, du démantèlement d’un réseau lié à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI) composé de trois personnes, le Ministre de l’Intérieur Ali Laarayedh entendait démontrer le contraire en persuadant le monde que la lutte contre le terrorisme n’est pas l’apanage des despotes prétendument éclairés qui gouvernaient le monde arabe, mais que c’est aussi l’affaire des dirigeants islamistes. On peut toutefois se demander si l’arrestation de trois djihadistes n’est pas qu’un coup d’épée dans l’eau, destiné à rassurer le public sur la capacité du gouvernement islamiste à maintenir la sécurité, et à se montrer à la hauteur des attentes des partenaires occidentaux.

Le démantèlement d’un « réseau » composé de trois djihadistes n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt ? En tout cas, un autre réseau salafiste djihadiste, encore anonyme pour le grand public, plus solide, plus consistant et plus inquiétant agit en toute impunité. Ses actions, qui agitent régulièrement la société tunisienne depuis un an, sont souvent attribuées à tort au parti non autorisé Hizb ut-Tahrir, qui appartient en réalité à la mouvance du salafisme « politique », qui prône l’islamisation de la société par la voie de la persuasion.

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