Cuba : pénitence communiste après le départ du pape

La visite officielle du pape avait déclenché une vague d’arrestations préventives à Cuba. La fin de cette visite n’a pas signé pour autant la fin de cette répression, au contraire.

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Cuba : pénitence communiste après le départ du pape

Publié le 7 avril 2012
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La visite officielle du pape avait déclenché une vague d’arrestations préventives à Cuba. La fin de cette visite n’a pas signé pour autant la fin de cette répression, au contraire.

Par Yoani Sanchez, depuis La Havane, Cuba.

Après l’orage peut aussi venir l’orage, l’ouragan, la tornade. Il y a quelques jours nous pensions que le châtiment se concentrerait entre le lundi et le mercredi de la semaine dernière, qu’il durerait seulement le temps de la visite de Benoît XVI en terre cubaine. Nous avons vécu ces journées intenses entre prières et cris, avec des places couvertes de monde et des prisons remplies. Les téléphones mobiles au lieu de servir à la communication se sont transformés en boîtes silencieuses, en appareils inutiles. C’est seulement lorsque le pape a décollé que les libérations ont commencé et que certains portables affichant « hors service » ont été reconnectés. On pensait que le samedi et le dimanche, le repos des forces répressives nous aurait laissé un répit.

Pourtant tout père autoritaire sait qu’après la punition le fils choisit de se soumettre ou bien de désobéir davantage. Dans certains points à l’Est de Cuba ont eu lieu des protestations de rue  suite à l’arrestation d’activistes, et elles ont déclenché en suivant la vague de répression policière. Mercredi un groupe d’officiels et de membres de la Sécurité Nationale ont encerclé la maison de l’opposant José Daniel Ferrer, et ils l’ont emmené lui, son épouse et quelques autres collègues. Ils ont également emporté tous objets jugés subversifs : livres, journaux, photos, ordinateurs. Aucun des témoins ne se souvient qu’ils aient montré quelque ordre de mission ou de confiscation, encore moins un mandat d’arrêt.

Lorsque le riz sous les genoux, les coups de fouets sur le dos et la réclusion dans l’obscurité ne fonctionnent plus, le patriarche despote sait qu’il doit serrer les poings. Il croit qu’en augmentant la gravité de la correction il fera revenir le rejeton à la raison, mais en réalité il ne fait qu’accroître la rébellion. Y compris ceux qui n’ont jamais osé contrarier le gouvernement savent que ces pénitences de plus en plus fréquentes génèrent chez eux de la sympathie pour l’agressé et non pour l’agresseur. Être témoin de la répression accélère ainsi le processus de complicité entre citoyens face au totalitarisme. Chaque coup donné à l’un peut réveiller l’autre, qui fait semblant de dormir tranquillement à côté. Ensemble ils ont l’opportunité de trouver la fenêtre pour échapper à l’enfermement ou, autre solution, de préciser le moment où c’est le papa qui passera par la fenêtre.


Sur le web – Traduit par Jean-Claude Marouby
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Créer un compte Tous les commentaires (17)
  • mais à part ça Cuba n’est pas une dictature, pas vrai Jean-Luc ?

  • il y a , il est vrai des aspect tres negative dans la politique mené par les frere castro, néanmoins ce qui me choque le plus c’est que l’on parle systematiquement de la dictature de cuba et non pas de l’embargo mené par les etats unis et israel depuis 60 ans ,là ça ne choque personne!!! il n’ya pas autant d’article pour critiquer le non respect des droits de l’homme des états unis envers cuba que les points négatives de la politique Castriste. Je serais curieux de voir comment un pays dit civilisé (canada, france, angleterre etc…) resisterais à un embargo pendant 60 ans. il serait egalement temps d’admettre que sur certain point la politique mené à Cuba est exemplaire et devrait meme etre suivi (éducation, medecine, sport,…)

    • Ah la bonne vieille rhétorique coco, usée jusqu’à la corde, qui, pour justifier l’horreur de la dictature castriste, veut faire porter le chapeau aux États-Unis.

      Pour rappel, les États-Unis sont le cinquième plus large exportateur vers Cuba, représentant 6,6% de toutes les importations de l’île. Donc le coup de l’embargo, ça va bien 5 minutes… En outre, les États-Unis ne sont pas le seul pays au monde avec lequel on peut commercer, hein… Enfin, rappelons que pour Reporters sans frontières, « Cuba tient toujours son rang de deuxième prison du monde pour les journalistes ».

      Donc, les Mélenchons et autres communistes qui osent nier que Cuba est une dictature ne sont que des belles ordures.

    • Heuuuuuuuuuuu… T’es pas sur le bon site là, mon coco, va donc faire un tour sur Mélenchon.com, tu vas voir, y’en a d’autres comme toi.

    • Je croyais que les cocos étaient contre le libre-échange. Faudrait savoir.

    • Quelle politique exemplaire ? L’éducation cubaine et le secteur de la santé à Cuba – qui était les meilleurs d’Amérique latine AVANT la dictature castriste
      avant castro le general fulgencio batista exerçait une dictature encore plus repressive et sous couvert car dans leur interet du gouvernement americain mais là on ne disait rien..je ne peux pas convaincre tout le monde de mafaçon de voir les chose et il est vrai qu’il n’existe pas de politique parfaite mais si il y en a une qui me repugne par dessus tout c’est bien le capitalisme pour lequel on peut laisser faire bcp de chose sous couvert des interet financier….

  • C’est marrant, Cuba n’est pas une dictature. C’est le paradis sur terre et pourtant, aucun communiste français ne demande à aller y vivre.

    Faudra que les cocos m’expliquent pourquoi 20 % de la population du paradis socialiste sur terre se barrent par tous les moyens possibles dans cet enfer capitaliste que sont les USA.

  • La loi Helms-Burton prohibe à n’importe quelle personne ou entreprise dans le monde de «trafiquer» avec des biens américains qui ont été nationalisés par Fidel Castro or En octobre dernier, six mois seulement après que la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, de British Petroleum, a déversé près de 5 millions de barils de pétrole dans le Golfe du Mexique, le Bureau états-unien de l’énergie océanique approuvait un nouveau plan d’exploration dans le même golfe et par la même entreprise!!!!!Cette complaisance devant le plus grand désastre écologique pétrolier de l’histoire dans la région, contraste avec l’attitude adoptée par les conservateurs qui, le 27 septembre, menés par la congressiste de la Floride, Ileana Ross-Lehtinen, menaçaient la pétrolière espagnole, Repsol, qui explore dans les eaux profondes de la zone économique exclusive de Cuba.Les congressistes conservateurs disent craindre pour l’environnement (!) et veulent recourir à la loi Helms-Burton qui permet de poursuivre aux États-Unis les entreprises étrangères qui font des affaires avec Cuba. le petrole aussi a appartiens aux USA? ensuite vous voulez donner des exemple de democracie?? Le gouvernement des États-Unis est seul, défiant la volonté des nations du monde, dans la mise en œuvre de ce crime contre l’humanité. Il agit dans l’intérêt d’une poignée de groupes économiques qui veulent s’approprier les richesses de Cuba et appauvrir le peuple cubain dont la révolution apporta la santé, les libéra de la misère et apporta aussi une éducation universelle partagée avec les pauvres de la planète.pour exemple résolutions proposant aux États-Unis de cesser leur embargo sur Cuba ont été votées,
    2003 Novembre 179 pour 3 contre2 États-Unis, Israël, Îles Marshall
    2004 Octobre 179 pour4 contre1 États-Unis, Israël, Îles Marshall, Palau
    2005 Novembre 182 pour 4 contre États-Unis, Israël, Îles Marshall, Palau
    et ainsi de suite … oui le regime castriste laisse peu de liberté , je vousl’accorde neanmoins il serait peut etre temps de voir que quand vous me dites que les usa sont un des plus gros importateur de maechandise à CUba , ça reste queand meme dans leur interet financier…!!!

    • Je connais personnellement une personne de conviction socialiste qui est partie visiter Cuba pour voir se des yeux les belles réalisations du régime. En fait, ce qu’elle a vu, c’est un homme adulte tomber à genoux devant elle et fondre en larme en lui demandant, de grâce, de bien vouloir expliquer aux gens dans son pays quelle horreur est ce régime et la vie sur l’île.

      Elle est toujours socialiste -à partir d’un certain âge, c’est très rare de changer- mais pour le soutien au régime Castro, ça c’est bel et bien fini.

    • malheureusement vos affirmations sont historiquement fausses, batista etait un dictateur cynique à la botte des usa, et la santé n’était pas universalisée comme actuellement ni l’ecole universelle pour tous les cubains.
      Quand à ce qui est de defendre les usa je ne reprends que les chiffres du posteur anterieur sur les votes MONDIAUX de l’ONU contre l’embargo américain:

      Résolutions proposant aux États-Unis de cesser leur embargo sur Cuba :

      2003 Novembre 179 pour 3 contre 2 États-Unis, Israël, Îles Marshall

      2004 Octobre 179 pour 4 contre 1 États-Unis, Israël, Îles Marshall, Palau

      2005 Novembre 182 pour 4 contre États-Unis, Israël, Îles Marshall, Palau

      petite lecture conseillées : cuba ce que les journalistes ne vous diront jamais de salim lamrani, enquête fouillée et documentée .

      Cordialement,

      juan.

  • Je suis d’accord avec « ? » la plupart de ceux qui s’expriment ne connaissent ni Cùba ni les cubains et n’y ont kjamais été sauf pour venir avec leur mentalité gros riche dans un palace au pays des pauvres, venus voir la misère dans un bocal en fulant des cigares et en buvant du rhum, ouvrez un livre d’histoire, voyez la vie d’avant sous le tyran batista puis celle d’aujourd’hui, rien n’est parfait mais aujourd’hui tout le monde va a l’ecole, la santé est GRATUITE pour tou cubain partout sur l’ile, il y a la retraite a 62 ans, les conges parentaux, l’obligation d’egalite salariale homme femme, le minimum alimentaire pour tous (la libreta qui commence a peiner a depasser 15 jours de nourriture)… tout cela malgré votre desinformation et votre embargo americain qui n’afaiblit pas notre revolution mais afame le puple et le prive des medicaments de premiere necessite, honte a vous! Cuba , si cubano.

    • Va vivre dans une banlieue française, si tu peux en sortir c’est certainement que tu deales au marché noir des trucs pas très autorisés.
      En France tu peux sortir quand tu veux si le patron veux bien te donner des euros. Tu peux aussi pratiquer librement « cause toujours », la télé fait assez de bruit. Alors la prison à ciel ouvert, c’est sous ton nez. Faut t’enlever le bandeau pour que tu voie ?
      En toute cordialité,

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