Le fichier des gens honnêtes, bientôt Orwell grâce à l’UMP

Toujours prompt à ficher les français « pour leur bien », l’UMP entend aller plus loin encore, sous couvert de de vouloir protéger les honnêtes gens. Un projet lourd de menaces.

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Le fichier des gens honnêtes, bientôt Orwell grâce à l’UMP

Publié le 6 mars 2012
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Toujours prompt à ficher les Français « pour leur bien », l’UMP entend aller plus loin encore, sous couvert de de vouloir protéger les honnêtes gens. Un projet lourd de menaces.

Par le Parisien Libéral.

Les gens honnêtes n’ont rien à craindre de l’État (…?) N’est ce pas ? Dans ce cas, rien à craindre du grand jour qu’est ce mardi 6 mars 2012.

Pour info, la Proposition de loi de MM. Jean-René Lecerf et Michel Houel relative à la protection de l’identité, n° 682, déposée le 27 juillet 2010 et renvoyée à la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d’administration générale, doit être adoptée.

C’est drôle comme, à l’instar de ce que prévoyait Georges Orwell dans 1984, le faux devient vrai et vice & versa. La loi en question s’appelle « loi de protection de l’identité », alors qu’il s’agit très concrètement d’un fichage généralisé des empreintes biométriques de l’ensemble de la population sur une seule base.

Déjà, l’objet de la loi est incorrect. L’État, par définition, ne peut pas créer une base de données des données biométriques de tous les citoyens, à moins qu’il veuille exposer les militaires en Opex et les agents secrets. Autrement dit, une fois de plus, certains seront plus égaux que d’autres. Pour le citoyen ordinaire, les contrôles dignes de Bienvenue à Gattaca. Pour les fraudeurs légaux ou illégaux, les passe-droits.

Ensuite, c’est de l’État qu’il faut se protéger. Au Royaume Uni, une base rassemblant moins d’informations a déjà été perdue (lire UK government loses financial data on 25 million citizens) en 2007. Que pensez-vous qu’il soit arrivé à ces données fiscales ? Qu’elles se sont réellement volatilisées dans la nature, ou bien que la République Populaire de Chine ou des mafias aient mis la main dessus ?

Enfin, à l’heure où on voit l’usage qui est fait du fichier STIC (cf. l’affaire Ikea), on aurait pu espérer que l’État lève le pied sur les bases de données tournées contre ses citoyens. Mais non.

Les candidats à la Présidentielle ne se prononcent pas sur ce sujet du fichier des gens honnêtes, mais vous, indignez-vous ! Et envoyez des députés libéraux au parlement en juin prochain !

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