Le capitalisme, moteur du progrès

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Le confort qui vous entoure n’est pas le résultat d’un heureux hasard, ni une gracieuseté de l’intervention de l’État.

Le confort qui vous entoure n’est pas le résultat d’un heureux hasard, ni une gracieuseté de l’intervention de l’État. Notre mode de vie, c’est à l’économie de marché que nous le devons.

Par Nathalie Elgrably-Lévy, Montréal, Québec.

Presque quotidiennement, le système capitaliste fait l’objet d’attaques virulentes. On le rend responsable des crises économiques et des comportements frauduleux. De nombreux dirigeants et intellectuels martèlent qu’il doit être réformé. Aujourd’hui, le terme « capitalisme » est tabou et le mot d’ordre est de vilipender cette philosophie. Quant à ses défenseurs, c’est tout juste s’ils ne sont pas représentés avec deux cornes, une fourche et une queue pointue.

Remettons les choses en perspective. Pendant des siècles, se nourrir et satisfaire ses besoins primaires était une lutte de chaque instant, l’hygiène était minimale, les moyens de production étaient primitifs et les épidémies décimaient des millions de personnes. Nos ancêtres travaillaient 75 heures par semaine dans des conditions éreintantes, ils vivaient dans des maisons offrant peu de confort, voyageaient rarement, communiquaient difficilement et mourraient jeunes.

S’il est vrai que l’accès à l’alimentation est encore problématique pour une partie de l’humanité et que nous devons nous en soucier, n’oublions pas pour autant que des milliards de personnes jouissent à présent d’un niveau de vie inimaginable il y a à peine deux siècles. Les supermarchés regorgent de nourriture, la médecine a réalisé des progrès spectaculaires, l’espérance de vie atteint des sommets, la semaine de travail a diminué de moitié, les emplois sont physiquement moins exigeants, les communications sont instantanées et accessibles à tous, la littérature et les arts se sont démocratisés. Nos vies sont agrémentées de mille et une commodités matérielles dont personne ne voudrait se passer et qui nous permettent de consacrer du temps à des activités intellectuelles ou spirituelles.

Regardez bien autour de vous. Le confort qui vous entoure n’est pas le résultat d’un heureux hasard. C’est encore moins une gracieuseté de l’intervention de l’État. Notre mode de vie, c’est à l’économie de marché que nous le devons. Certes, les acteurs dans une économie de marché poursuivent leur intérêt personnel. Cependant, les motivations n’ont aucune importance, ce sont les résultats qui comptent. On se fiche bien de savoir que ce n’est pas l’altruisme qui motive l’entreprise Apple à proposer des produits révolutionnaires. Ce qui importe, c’est qu’elle développe et rende accessibles de formidables technologies.

Dans un système où règne la concurrence, seul celui qui offre un bon produit à bon prix peut améliorer son sort. Voilà pourquoi la libre entreprise est un extraordinaire moteur de croissance et de progrès. Voilà également pourquoi il faut la défendre et la réhabiliter. Quant aux comportements frauduleux, aucun régime n’en est exempt. En revanche, aucun système ne récompense mieux l’honnêteté, l’effort, l’initiative et la prise de risques que le capitalisme.

Que le capitalisme présente des failles, personne ne le conteste. Toutefois, quelle est la solution de rechange ? Un système dirigé où le népotisme, le copinage, le favoritisme et la corruption sont systémiques et universellement répandus ? Un système dans lequel l’État ment pour pouvoir accaparer le travail de la classe moyenne afin de « sauver » des banques et des entreprises amies ? Non, merci !

Le capitalisme n’est pas parfait, mais je n’ai pas peur d’affirmer que c’est le meilleur système économique que l’humanité ait connu !

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