Les Britanniques pratiquent-ils vraiment l’austérité ?

Krugman et Delong prétendent que l’austérité britannique ne permet pas de sortir de la crise. Mais de quelle austérité parlent-ils ?

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Les Britanniques pratiquent-ils vraiment l’austérité ?

Publié le 4 février 2012
- A +

Londres

Un article de David Weinberger

D’éminents commentateurs de gauche ont consacré des chroniques hebdomadaires et des blogs à l’idée que la Grande-Bretagne a malencontreusement poursuivi une très sévère cure d’”austérité”, et qu’en faisant cela le pays est inutilement abandonné à l’angoisse.

Dans la page opinion du New York Times, Paul Krugman vocifère:

La Grande-Bretagne, en particulier, est montrée comme une vitrine de l’”austérité expansionniste”, c’est-à-dire qu’au lieu d’augmenter les dépenses gouvernementales pour combattre la récession, il faudrait faire des coupes claires dans les dépenses – et ainsi la croissance économique reviendrait plus rapidement.

De telles idées reviennent à croire au Père Noël; des chercheurs du Fond Monétaire International et d’ailleurs ont rapidement démonté la stupidité du raisonnement  qui consiste à penser que couper dans les dépenses crée des emplois.

Dans le même temps, Brad DeLong, un économiste distingué, fulmine que la préoccupation de la Grande-Bretagne soit que « les dépenses du secteur public et leurs investissements produisent un « effet d’éviction » auprès du secteur privé ».

Il en conclut que « l’échec de l’ « austérité expansionniste » en Grande-Bretagne devrait permettre à ses avocats à travers le monde de trouver des raisons de réfléchir et repenser leurs politiques.»

Bien sûr, ni Krugman ni DeLong ne montrent de chiffres pour étayer leur propos, alors le professeur d’économie Don Boudreaux s’est ennuyé à vérifier factuellement les données. Et il a découvert que bien loin de s’engager dans l’austérité, les dépenses publiques britanniques ont augmenté :

Je me suis connecté quelques minutes sur Internet pour découvrir que les dépenses du gouvernement britannique, ajustées de l’inflation, ont augmenté chaque année depuis le début de la crise financière. Cette dépense en 2011 était de 16% supérieure à celle de 2007, et les prévisions sont bien plus élevées en 2012.

Si les professeurs Krugman et DeLong qualifient d’”austérité” les augmentations de dépenses, demandons-nous comment ils décriront des baisses de dépense…

—-
Originellement paru sous le titre Are British Practicing ‘Austerity’ ? sur The Foundry, le blog de la Fondation Heritage.
Traduction Nicolas B. pour Contrepoints.

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