La politique agricole commune a cinquante ans

Le seul intérêt de la PAC aura été électoral. Pour le reste, échec complet.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
PAC

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

La politique agricole commune a cinquante ans

Publié le 2 février 2012
- A +

Un article de l’aleps

Grande opération de communication autour du cinquantième anniversaire de la PAC, qui n’en est pas tout à fait un puisque c’est en 1957 que l’affaire commence. On n’a pas manqué de vanter les mérites de cette initiative européenne : l’indépendance alimentaire des pays européens a été assurée (c’est important en cas de conflit mondial), la qualité des produits a été améliorée (on n’a donc plus besoin de se protéger contre les producteurs étrangers), le monde rural a pu se développer (on sait que tous les agriculteurs sont restés au pays).

En fait, la seule retombée positive a été la manne versée aux paysans européens. D’après l’INSEE, la part des subventions dans le résultat des exploitations agricoles européennes, qui était de 18 % en 1991, atteignait 97 % en 2005, ce qui veut dire que sans subventions la plupart de ces exploitations devraient disparaître. Le coût de ce soutien est considérable. Il a représenté jusqu’à 80 % du budget européen, mais après les réactions de Madame Thatcher et la révision de la PAC elle est encore aujourd’hui de près de la moitié. Elle coûte donc un demi point de TVA au contribuable européen.

La PAC aura eu pour principale conséquence l’apparition d’excédents agricoles énormes, et le développement d’une culture très intensive, qui révolte les écologistes. C’est que les paysans ont été payés en fonction des quantités produites et sur la base de prix européens très supérieurs aux cours mondiaux. On a fini par les obliger à geler 10 % des terres, à pratiquer des jachères. Les pertes subies alors par les paysans ont été « compensées ». Aujourd’hui les indemnités ne sont plus liées à la production mais sont forfaitaires, et leur niveau est objet de négociations annuelles et détendues avec les autorités de Bruxelles. Quant aux consommateurs européens, ils surpayent leurs produits alimentaires.

Il n’en demeure pas moins que la PAC demeure un modèle pour les partisans de l’Europe supranationale, planifiée et centralisée. Ils veulent une politique industrielle commune, une politique commerciale commune, sans parler évidemment d’une politique budgétaire commune.

—-
Sur le web

La liberté d’expression n’est pas gratuite!

Mais déductible à 66% des impôts

N’oubliez pas de faire un don !

Faire un don

Un article de Conflits

Le premier tour de l’élection présidentielle de la République tchèque a eu lieu le 13 et 14 janvier 2023. Si les pouvoirs du président de la République sont faibles dans ce pays, cette élection met en évidence des divisions. D’un côté se trouve Andrej Babis, l’ancien Premier ministre centriste considéré comme populiste, de l’autre Petr Pavel, l’ancien chef des armées de la République tchèque et ancien président du comité militaire de l’OTAN. Second tour à la fin du mois.

Ainsi, en matière de politique étra... Poursuivre la lecture

Le citoyen lambda a l'opportunité de se prononcer sur un projet d'arrêté posant une question très technique. S'il est pris, les lobbies antipesticides pourront clamer que le gouvernement est à la botte des betteraviers et du lobby des pesticides. Dans le cas contraire, ce sont les betteraviers qui risquent de prendre un bouillon.

(Source)

Le contexte

Le ministère de l'Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire a mis en consultation publique jusqu'au 24 janvier 2022 un « projet d’arrêté autorisant provisoirement l'emploi de se... Poursuivre la lecture

Un article de l'IREF Europe

Pour soutenir son industrie et lutter contre l’inflation, Washington a déclenché un plan massif de subventions : l’Inflation Reduction Act (l’IRA). Promulgué en août, il prévoit une enveloppe de 430 milliards de dollars.

En pratique, l’IRA consiste à subventionner la production nationale (automobile électrique, batteries, énergies renouvelables) et à verser des crédits d’impôt aux industriels du monde entier pour les inciter à s’installer sur le sol américain. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, é... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles