Ne rangez pas encore les ciseaux, señor Rajoy

Mariano Rajoy et son ministre des finances Cristóbal Montoro ont offert comme cadeaux de Noël aux Espagnols hausses d’impôts et restrictions budgétaires

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Ne rangez pas encore les ciseaux, señor Rajoy

Publié le 6 janvier 2012
- A +

Mariano Rajoy et son ministre des finances Cristóbal Montoro ont offert comme cadeaux de Noël aux Espagnols hausses d’impôts et restrictions budgétaires. D’autres réjouissances devraient suivre…

Un article d’Open Europe

Le nouveau gouvernement espagnol de centre droit a pris ses fonctions le 22 décembre, juste le temps de lâcher un véritable cadeau pourri dans les souliers de Noël des citoyens de toute l’Espagne: un ensemble de réductions des dépenses publiques et de hausses des impôts d’un montant d’environ €16 milliards pour 2012. Pour être correct envers le cabinet du Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy, quelques-unes des mesures qui doivent être adoptées sont assez franches.

En particulier:

  • Les impôts sur le revenu individuel ainsi que sur le capital seront soumis à une augmentation temporaire, au prorata du revenu individuel. Le ministre du trésor espagnol Cristóbal Montoro (voir photo) a expliquéque la décision a été prise afin d’éviter de répercuter l’augmentation sur la TVA, une option qui, selon lui aurait été plus dommageable pour la croissance du pays.

    Cristóbal Montoro, ministre des finances et des administrations publiques d'Espagne
  • Les salariés du secteur public verront leurs salaires gelés cette année. Ils devront également travailler davantage : 37,5 heures par semaine au lieu des 35 actuels. Les traitements de ceux qui refusent d’effectuer ce volume horaire seront diminués en conséquence.
  • La fonction publique sera considérablement allégée, avec la suppression de 30 directions générales.
  • Les subventions d’État aux partis politiques, syndicats et associations patronales seront réduites de 20%.

En dépit de ce plan d’austérité historique, un autre pourrait se profiler. En fait, la cible d’une coupe budgétaire de 16 milliards € était basée sur l’objectif de l’Espagne d’atteindre un déficit de 6% du PIB d’ici la fin de 2011.

Malheureusement, à en juger par ce que plusieurs ministres espagnols ont annoncé au cours du week-end dernier, la cible va être manqué par au moins 2% du PIB. Le ministre de l’intérieur, Jorge Fernández Díaz, a déclaré lundi que le déficit espagnol pourrait être de 8,2% du PIB à la fin de 2011. Si tel était le cas, a t-il ajouté, le gouvernement devrait procéder à une réduction budgétaire d’environ €38 milliards pour coller à son engagement qui est de réduire le déficit public à 4,4% du PIB d’ici à la fin de cette année.

En d’autres termes, des sacrifices difficiles attendent les espagnols, et ils ne vont pas être reçus particulièrement bien dans le pays qui a engendré le mouvement indignados et dans celui où, selon des chiffres gouvernementaux publiés mardi matin, près de 4,5 millions de personnes n’ont pas trouvé un emploi en 2011 (une augmentation de 7,86% sur les chiffres de 2010).

Une chose est certaine, le plus grand test pour Rajoy reste la réforme radicale du marché du travail, qu’il avait promise lors de la dernière campagne électorale. Les syndicats – éventuellement avec l’appui du Parti socialiste dans l’opposition – pourraient descendre dans la rue, avec plusieurs manifestations et des grèves générales qui pourraient avoir lieu à travers le pays. Cependant, si Rajoy et son cabinet ne tiennent pas leurs promesses maintenant et ne parviennent pas à les mettre en œuvre, l’économie espagnole va rater une occasion cruciale de tenter de renforcer sa compétitivité à long terme – ce qui, dès lors, pourrait soulever des questions sur l’avenir de l’Espagne au sein de la zone euro.

—-
Sur le web
Traduction : JATW pour Contrepoints

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

C’est un fait regrettable, la France est le pays développé le plus taxé au monde. Elle est devenue malheureusement et pour longtemps un enfer fiscal.

Principalement sous la présidence Macron, le ministre des Finances veut nous faire croire que les impôts ont diminué. C’est vrai pour certains tandis que d'autres ont augmenté. Et ce n’est pas fini car deux domaines vont aggraver la situation : la transition écologique et surtout le retour de l’inflation et donc obligatoirement une remontée des taux d’intérêts.

 

Prélèveme... Poursuivre la lecture

Une majeure partie, soit 80 % des impôts que nous payons s’inscrivent dans une logique gagnant-perdant, voire perdant-perdant. Les échanges gagnant-gagnant augmentent la prospérité d’une société. Les échanges gagnant-perdant la laissent inchangée. Les échanges perdant-perdant appauvrissent tout le monde.

Voici des exemples concrets de ces catégories.

Gagnant-gagnant : vous achetez votre pain chez le boulanger parce qu'il fait du meilleur pain que vous ou bien que vous y passeriez trop de temps si vous deviez le confectionner vou... Poursuivre la lecture

Mesdames et messieurs les Français, vous avez les félicitations de Antonio Luis Santos da Costa, de Pedro Sánchez Pérez-Castejón et d’Olaf Scholz, et vous ne serez donc pas sanctionnés par Ursula von der Leyen comme de simples pays africains.

Dans un mouvement tout à fait inédit sur le plan diplomatique, les chefs des gouvernements socialistes du Portugal, de l’Espagne et de l’Allemagne ont exercé leur « devoir d’ingérence » en intervenant dans les élections démocratiques d’un autre pays de l’Union Européenne (UE), et pas des moindres,... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles