La BCE a jeté 500 milliards d’euros par les fenêtres mais les marchés continuent de chuter

Les politiques de plan de sauvetage de l’Union Européenne sont prises dans leur propre élan

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La BCE a jeté 500 milliards d’euros par les fenêtres mais les marchés continuent de chuter

Publié le 26 décembre 2011
- A +

Les politiques de plan de sauvetage de l’Union Européenne sont prises dans leur propre élan.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

Je ne suis pas sûr que tout le monde ait saisi l’ampleur de ce qui vient juste d’arriver. La Banque Centrale Européenne a jeté 489.190.000.000 d’euros dans le système bancaire de l’eurozone. Cinq cent vingt-trois banques se sont jetées avidement sur cet argent pas cher. Et le marché a chuté.

Cela fait trois ans que je m’insurge dans mes chroniques contre la manie de prêt/sauvetage de ces institutions. J’en suis, j’en ai conscience, devenu barbant sur le sujet. Mais ces sommes sont presque devenues littéralement inimaginables (Ceci vous donnera un aperçu de ce que représente la moitié d’un milliard en billets de banque).

Réfléchissez-y juste un instant. La BCE n’a aucune ressource propre : elle est soutenue par les contribuables européens. Donc la monnaie qu’elle a prêtée aux banques doit être prise depuis les gouvernements européens ou directement aux citoyens sous forme d’inflation. Et où va tout ce fric ?

Eh bien la BCE espère que les banques vont racheter la dette publique avec – vu qu’elles sont, évidemment, plus ou moins obligées de le faire sous les règles de la Bâle III. Donc les gouvernements de la zone euro empruntent de l’argent afin de le prêter à des banques privées qui le prêtent euh… aux gouvernements de l’eurozone.

J’ai posté un billet il y a environ deux mois sur la politique de prêt/sauvetage de l’Union Européenne qui était prise dans son propre élan, un peu comme un train incontrôlable. Le train va désormais à sa vitesse maximale et a passé le point où l’on peut encore appuyer sur le bouton « marche/arrêt ». La seule question est : quand va-t-il se prendre le mur. À mon avis, il ne reste que quelques mois.

—-
Article repris depuis The Telegraph avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Traduction : Virginie Ngo

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  • n’oubliez pas de nous prévenir un peu avant le mur si c’est possible ; comme ça au lieu de payer mes charges sociales au rsi , je garderai l’argent pour faire des réserves de survies ; parait que les traders ont déjà commencé ;

  • Vous voyez bien que c’est la fin .Ce sont les banques et leur absence de règles ,qui ne font que spéculer et n’investissent nulle part qui nous mènent dans le mur : un régime de pure spéculation financière (80% de la bourse ) n’est as tenable, Jorion ou Delamarche expliquent très bien que ce sont désormais des ordinateurs qui prennent des décisions (60% des échanges boursiers ) et cela change la donne :on peut tester des options sans limite et n’acheter que gagnant ,mais c’est une fausse gagne,purement spéculative (bulles) Les états ne pourront pas sauver ces abrutis une seconde fois , il y aura des faillites en cascades ,on rasera très court ,bien moins que les 70 000 euros garantis aujourd’hui,20 000 peut être (achetez des voitures ….)

    • Ce que vous écrivez est totalement erroné car le système bancaire est totalement réglementé : règles de Bâle I (1988); règles de Bâle II (2004) er règles de Bâle III (en cours), mais aussi Solvency III (actuelle), Code monétaire et financier, etc.
      Vous êtes sur un site ouvert au public où les lecteurs n’ont pas forcément la culture des thèmes abordés et viennent chercher de la compréhension. Il ne faut pas répéter n’importe quoi, copié ici où là, où règne souvent la désinformation et/ou la vindicte partisane, pour faire tendance. Il faut s’informer pour ne pas accumuler le fatras d’âneries qui se lit sur la toile – pour ceux qui recherchent un moment de gloire éphémère en croyant avoir inventé quelque chose – sous couvert d’un anonymat total. Contribuez donc à l’information objective, transmettez votre savoir et tout le monde en profitera.
      D’ailleurs votre billet, si on peut appeler ça un billet est un tissu d’incohérences et d’amalgames sans construction aucune. Au plaisir de lire un billet moins vindicatif mais constructif avec les idées pour améliorer la situation et sortir les peuples de la situation catastrophique où ils ont souhaité venir, à leur insu peut-être, mais avec la faiblesse de politiciens prêts à tout leur concéder à condition de parvenir au pouvoir. Les solutions pour sortir de la crise existent, elles seront soit consenties soit subies mais elles seront appliquées, n’en doutez aucun instant, mais elles ne sont pas écrites là où vous les lisez.

  • Je cite :

    Ceci vous donnera un aperçu de ce que représente la moitié d’un milliard en billets de banque » oui et chacun comprend que cela ne signifie rien, car la valeur d’un billet de banque est nulle en soi.

    C’est la quantité relative de monnaie émise vis à vis de la monnaie existante qui a de la valeur, par son nombre absolu.

    D’ailleurs la suite l’explique mieux :

    Donc la monnaie qu’elle a prêtée aux banques doit être prise depuis les gouvernements européens ou directement aux citoyens sous forme d’inflation

    Au lieu de « doit » le terme « sera » est juste. Car dans les faits tant qu’une quantité de monnaie émise d’achète rien, et reste immobile, elle n’influe en rien sur les prix. C’est l’acte d’achat qui concourt aux prix, pas la seule présence potentielle de monnaie.

    Ce qui est corroboré par l’excellente répartie suivante :

    Et où va tout ce fric ?

    Mais oui, où ? C’est bien la seule question question qui importe. Qui aurait le DROIT d’émettre de la monnaie SOUVERAINE, permettant d’acheter tout et n’importe quoi dans la zone euro, sans être lui même « tout le monde » de la zone euro ? Qui aurait le droit d’émettre de la monnaie souveraine, de « tout le monde » permettant d’acheter ce qui n’est pas à soi même ? Ou qui aurait le droit de prétendre être le garant de la « monnaie de tout le monde » pour en faire bénéficier les uns au détriment des autres ? Les vieux au détriment des jeunes ? Les habitants de telle zone au détriment des autres zones ? Les tenants d’un secteur économique au détriment des autres secteurs économiques ? Les tenants des valeurs du passé au détriment des créateurs des valeurs du futur ?

    La Théorie Relative de la Monnaie y répond. Les seules monnaies souveraines respectant les trois libertés économiques ainsi que le principe de relativité de toute valeur, ne peuvent être basées que sur un Dividende Universel dont la démonstration implique qu’il doit être inversement proportionnel à l’espérance de vie.

    http://www.creationmonetaire.info/2011/11/le-revenu-de-base-voie-de-sortie-de.html

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