Hausse du prix du gaz, un Etat juge et partie

Les débats sur la hausse du prix du gaz révèlent l’impossibilité pour l’Etat d’être à la fois juge et partie

Les débats sur la hausse du prix du gaz révèlent l’impossibilité pour l’Etat d’être à la fois juge et partie, actionnaire du premier groupe gazier français et régulateur de son activité.
Un article du Parisien Libéral
On attendait les protestations des belles âmes, de préférence de gauche, comme Najat Vallaud Belkacem (lire le Figaro) sur le sujet de la hausse du prix du gaz, et on est pas décus.
En effet, ça n’est pas tant les hausses de prix qu’il faut dénoncer, mais plutôt la schizophrénie d’un Etat qui prétend à la fois être actionnaire et régulateur. Comment peut-on à la fois être actionnaire de GDF Suez, et donc pousser à la maximisation des bénéfices pour avoir des dividendes élevés, et en même temps, en tant que régulateur du secteur de l’énergie, demander à GDF Suez de modérer ses hausses de tarif ? Mystère.
Alors, proposons à Najat Vallaud Belkacem de demander à ses collègues socialistes du Sénat, (de gauche donc démocrates ^^), de reverser la prime de 3531,61 euros qu’ils viennent de s’attribuer « à un rattrapage exceptionnel sur un complément d’Indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) » à un fonds d’aide aux victimes de la schizophénie d’Etat.Ca permettra aussi de soulager les contribuables qui vont financer la hausse de 10% du  montant de l’aide aux clients en difficulté via le Tarif Social de Solidarité (TSS).