Louis XVI, l’homme qui ne voulait pas être roi

Hollande roi (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

L’analogie de la situation de 1789 avec la situation que nous connaissons actuellement est frappante, par certains aspects

L’analogie de la situation de 1789 avec la situation que nous connaissons actuellement est frappante, par certains aspects.

Un article du Parisien Libéral

Est-ce que le gouvernement Fillon faisait partie des 3 millions de spectateurs qui ont regardé « Louis XVI, l’homme qui ne voulait pas être roi », avant-hier soir sur France 2 ?

Synopsis :

Le 10 mai 1774, Louis XVI monte sur le trône de France alors que rien ne le destinait à être roi. Après la disparition de son père et de son frère aîné, il devient le successeur désigné de son grand-père Louis XV, un souverain vieux et détesté. Il n’a que 20 ans. Son projet est de faire le bien du peuple. Avec Turgot, son ministre des Finances, il envisage un train de réformes qui amputeraient les revenus de la noblesse et du clergé. Car les caisses de l’État sont vides. Il rappelle Malesherbes pour réformer la justice alors que les idées des Lumières se répandent. Mais il se heurte à l’opposition des privilégiés et du Parlement. Un échec qui conduira à la fin de la monarchie française… (source Europe 1)

L’analogie de la situation de 1789 avec la situation que nous connaissons actuellement est frappante, par certains aspects : les caisses vides, les privilégiés, les injustices. Cependant, nous ne sommes pas en 1789. Les politiciens qui nous gouvernent ne tombent pas de nulle part. Ils ont choisi leurs responsabilités, après en avoir rêvé le matin en se rasant. D’autre part, ils ne peuvent pas être surpris par la situation. Les warnings sont au rouge depuis des années. Ils ont beau railler Moody’s, Fitch, S&P ou les traders, les faits sont là. Enfin, ils sont fiers de participer à cette entreprise de destruction massive qu’est l’interventionnisme étatique, en cherchant par exemple à « aider » les PME (lire à ce sujet Toujours plus d’économie administrée).

Le pire est que ce qui se passe en Grèce donne une idée de l’ampleur du carnage qui nous attend si nous ne faisons rien, et continuons à payer 5 millions de fonctionnaires, 4 Opex (Côte d’Ivoire, Tchad, Liban, Afghanistan), les déficits de la SNCF, 7 niveaux hiérarchiques de la commune à l’État, des retraites ruineuses à une population toujours plus âgée et cette nouvelle noblesse qu’est la corpocratie oligarchique du pruvé-piblic, étant bien entendu qu’un certain nombre de business du CAC 40 doivent moins au vrai capitalisme pur et dur qu’à la bienveillance de l’État soi-disant neutre.

On comprend que certains commencent à s’organiser, afin d’être prêts quand la France sera devenue l’Argentine de 2001 (lire 99 objets à stocker en cas de crise grave). Car, en cas de crise grave, personne – et surtout pas l’État – ne viendra à votre aide.

En ce qui concerne Louis XVI, nous ne sommes plus en 1789…

… personne ne sera guillotiné en haut lieu. Il n’y a juste que les contribuables, déjà pressurés, qui seront saignés. Qui empêchera leur massacre en 2012 ?

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