« L’Europe, une société en fin de course, vivant d’acquis sociaux »

Pas de langue de bois pour Jin Liqun

Un professeur chinois avait fait la une précédemment pour sa critique à l’acide de l’Europe. Une nouvelle fois un chinois fait la une pour des propos semblables, mais cette fois ce n’est plus un hoax.

Jin Liqun, président du fonds souverain chinois CIC (China Investment Corporation), dit tout haut ce que beaucoup pensent tout bas dans une interview à la chaine quatarie Al-Jazira:

Les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d’acquis sociaux. Les lois sociales conduisent à la paresse, à l’indolence, plutôt qu’à travailler dur. Le système d’incitation est complètement détraqué.

Et d’ajouter ensuite :

En Chine, nous sommes tout à fait en faveur de l’euro et de la zone euro. Nous cherchons activement des opportunités d’investissement intéressantes pour les deux parties. Nous sommes optimistes vis-à-vis de l’euro. Mais il y a toute une série de réformes qui doivent être entreprises sans délai. Avoir 17 membres et 17 gouvernements n’est pas une excuse pour ne rien entreprendre.

Ces propos font suite à ceux du président chinois Hu Jintao qui déclarait la semaine dernière que c’était « surtout à l’Europe de régler le problème de sa dette ». Une série de remarques qui portent d’autant plus que l’Eurozone appelle avec insistance la Chine à acheter la dette souveraine des États qui ont de plus en plus de mal à se financer.

Voir aussi : acquis sociaux sur Wikibéral