Manifestations à Londres : vous vous trompez de cible, camarades

Les manifestants se trompent de cible : les gens qu’ils doivent blâmer ne sont pas les financiers, mais les politiciens

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Manifestations à Londres : vous vous trompez de cible, camarades

Publié le 18 octobre 2011
- A +

Les manifestants se trompent de cible : les gens qu’ils doivent blâmer ne sont pas les financiers, mais les politiciens.

Par Daniel Hannan, depuis Oxford, Royaume-Uni

Non, camarade, ils sont neutres moralement. Contrairement aux politiciens grâce auxquels vous les subventionnez.

Très bien, à tous les manifestants, nous avons compris à quoi vous vous opposez : le capitalisme, les banques, les riches, le libre-échange, la création de richesse et les droits de propriété. Mais vous êtes pour quoi exactement ?

La chose la plus proche d’une réponse est venue de Peter Tatchell qui a déclaré aux manifestants de Londres que la solution à nos problèmes économiques était des impôts punitifs pour les dix pour-cent les plus riches.

« Les gens riches qui ne sont pas prêts à payer leur part sont des traîtres à ce pays », a-t-il déclaré. « Ils mettent leur propre égoïsme avant l’intérêt du public. »

Et quelles proportions de nos impôts pensez-vous que ces traîtres dans le décile supérieur paient, Peter ? Allez, devinez. Cinq pour-cent ? Dix ? Quinze ? Voici la réponse, selon le fisc britannique :

Eh oui : les dix pour-cent les plus riches payent 53,3 pour-cent de l’ensemble des impôts sur le revenu. Maintenant, les gens raisonnables peuvent être en désaccord sur ce qui constitue une part équitable, mais il est difficile d’éviter au moins une conclusion ferme : si vous appauvrissez, exilez, ou découragez les gens qui paient plus de la moitié de nos impôts, notre économie s’effondrera.

Ne vous méprenez pas. Je comprends pourquoi les gens sont en colère contre le renflouement des banques. À travers mes billets, j’ai été l’un des rares chroniqueurs à les critiquer à l’époque plutôt que rétrospectivement. Les manifestants d’extrême-gauche qui ont défilé dans les villes à travers le monde aujourd’hui ont tort sur beaucoup de choses, mais ils ont absolument raison sur un point : renflouer nos principales banques, et ensuite des pays entiers, est une forme de guerre de classe envers les travailleurs.

Le souci est que les manifestants se trompent de cible. Les gens qu’ils doivent blâmer ne sont pas les financiers, mais les politiciens qui ont obséquieusement accepté de les sauver des conséquences de leurs mal-investissements.

S’il-vous-plaît, comprenez, mes amis gauchistes, que ce qui a eu lieu depuis 2008 est tout sauf le capitalisme. Dans un système capitaliste, les banques incompétentes auraient été autorisées à échouer, leurs opérations rentables vendues à leurs concurrents. Les actionnaires, les détenteurs d’obligations et certains déposants auraient perdu de l’argent, mais les contribuables n’auraient pas dépensé un sou.

Ne blâmez pas les « riches » : blâmez ceux qui, à la Banque d’Angleterre et au Trésor, malgré l’échec patent de leurs politiques « renflouer-et-emprunter » (bailout-and-borrow), sont déterminés à poursuivre dans la même voie.

—-
Sur le web.
Traduction : Éclipse pour Contrepoints.

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • oui mais qui fait pression sur le gouvernement anglais pour ne rien changer a leurs pratiques et etre soutenues par le contribuable?nos amies les banques.désolé mais il y a deux coupables:le gouvernement et les banques

    • Exact. C’est le cas pour tous les domaines où il faut couper dans l’action étatique. Un exemple parmi des centaines: l’éducation nationale. Certes le coût par élève, rapporté à l’effondrement de la qualité, montre très clairement qu’il faut coupe (en fait, supprimer et laisser les écoles établir leurs propres programmes et recruter leur propre personnel) mais qui réclame malgré tout à corps et à cri toujours « plus de moyens » ? Les syndicats. Il y a deux coupables : le gouvernement et les syndicats.

      Votre remarque et très juste et s’applique à tous les secteurs qui réclament qu’on nous prenne plus des fruits de notre travail par la force : sécu, transports, énergie, écologie, partout où vous tournez la tête, cette tragédie se répète, des lobbies (syndicats, industrie …) qui hurlent pour que l’on pille leurs semblables (vous et moi) encore un peu plus.

  • [IMG]http://smileys.sur-la-toile.com/repository/Divers/banane-salut.gif[/IMG]

  • N’importe quoi! La vérité c’est que le capitalisme a toujours échoué et qu’il subsiste grâce aux deniers publics qui financent l’économie car les entrepreneurs préfèrent thésauriser qu’investir. Le capitalisme, s’il était vraiment appliqué comme vous le préconisez, s’effondrerait en dix ans maximum

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
1
Sauvegarder cet article

Pour comprendre pourquoi les hommes politiques font fausse route face à la crise, il est bon de se rappeler les thèses défendues par Friedrich Hayek. Voici 10 idées-clés de l'auteur autrichien. Par David Azerrad. Un article de l'Institut Coppet.

Inspiré d’un essai de Bruce Caldwell, éditeur de The Collected Works of F. A. Hayek, dans lequel ce dernier identifie les 10 thèmes clés de la pensée de Hayek.

1.  Les récessions sont inévitables

Des alternances de périodes de croissance économique et de périodes de stagnation ou... Poursuivre la lecture

Obi-wan choix publics
1
Sauvegarder cet article

Par Byron B. Carson. Un article de l'American Institute for Economic Research

 

Star Wars peut-il être une passerelle intergalactique pour mieux comprendre la théorie du choix public ? Obi-Wan Kenobi, qui aura bientôt sa propre série, n'est pas seulement l'un des plus grands maîtres Jedi de l'univers et un maître rhétoricien, mais il est aussi un important professeur d'économie politique.

 

L'avertissement d'Obi-Wan

En protégeant la sénatrice Padmé Amidala de la menace d'un assassinat dans L'Attaque des c... Poursuivre la lecture

C’est un fait regrettable, la France est le pays développé le plus taxé au monde. Elle est devenue malheureusement et pour longtemps un enfer fiscal.

Principalement sous la présidence Macron, le ministre des Finances veut nous faire croire que les impôts ont diminué. C’est vrai pour certains tandis que d'autres ont augmenté. Et ce n’est pas fini car deux domaines vont aggraver la situation : la transition écologique et surtout le retour de l’inflation et donc obligatoirement une remontée des taux d’intérêts.

 

Prélèveme... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles