Comment économiser plus de 44.000 postes d’enseignants

L’iFRAP demande l’augmentation du nombre d’heures de cours assurées par les professeurs

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Comment économiser plus de 44.000 postes d’enseignants

Publié le 14 septembre 2011
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Combien l’État pourrait-il économiser de postes si les professeurs de l’enseignement secondaire donnaient deux heures de cours de plus par semaine ?

Plus de 44.000 postes d’enseignants, selon les calculs de la fondation libérale iFRAP qui a décidé de s’attaquer à ce sujet d’actualité : la question du statut des enseignants est en effet considérée comme l’une des plus importantes par l’Élysée dans le cadre de la prochaine campagne présidentielle.

En substance, l’iFRAP demande l’augmentation du nombre d’heures de cours assurées par les professeurs.

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  • et seraient-ils plus payés pour ce surplus de travail?
    dans ce cas je ne vois pas très bien la différence pour l’état
    dans l’autre cas, c’est juste dire « les profs pourraient travailler plus » alors que les profs qui font sérieusement leur travail sont largement à 35 heures par semaine, en comptant, outre leur 15 ou 18h, la préparation des cours (en moyenne 1h de prep pour 1h de cours), la correction des copies (38 élèves, une demi-heure par copie – c’est très variable suivant les matières, mais ça donne une estimation – et un ds toutes les trois semaines ça fait 6h20 de correction par semaine, et je ne compte pas les dm, les petits travaux à la maison), les heures de réunion, le temps passé à gérer les absences, les retards, faire des rapports. Je vous rappelle que ce métier peu rémunéré par rapport au niveau de formation, très stressant et usant psychologiquement, auquel la considération sociale attachée n’a cessé de décroître, est de moins en moins attractif chez les étudiants et que c’est assez mauvais signe sur le niveau futur des profs
    il y a sûrement de profondes réformes à faire pour l’enseignement en France, mais ça ne sert à rien de taper plus que nécessaire sur les profs
    après on peut libéraliser le statut, mais c’est autre chose

  • Posons la question autrement :

    N’avons-nous pas trop de profs ? Ou plutôt, n’y a-t-il pas trop d’élèves dans les lycées ?

    Les profs de l’Education Nationale se protègent d’abord eux-mêmes, et pour cela, ils reproduisent les schémas idéologiques marxistes qui leur ont réussi, à eux. En résumé, leur idéal serait : tous profs ! Avons-nous besoin de tant d’élèves dans les lycées, qui seront poussés à faire des études sans débouché ?
    Chevènement Ministre de l’Education Nationale et son 80% d’une classe d’âge au bac, parce qu’il avait vu au Japon des balayeurs bacheliers, ne porte-il une très grande responsabilité dans la situation actuelle ?

    Il y a quelques jours, Calvi consacrait son émission à l’image véhiculée sur le monde agricole. Ce numéro de C’ dans l’Air s’intitulait « L’amour n’est plus dans le pré ».
    L’un des intervenants expliquait que les élèves des lycées agricoles étaient embauchés à quasiment 100%.
    Pourquoi ? Parce que ces lycées dépendaient du Ministère de l’Agriculture et non de l’Education Nationale, et n’avaient pas ni ses pesanteurs ni son étouffement idéologique. Que les jeunes étaient en alternance, voyaient la réalité du travail, pouvaient changer en cours d’étude et se réorienter.

  • adrien « en comptant, outre leur 15 ou 18h, la préparation des cours (en moyenne 1h de prep pour 1h de cours »
    ——————
    La préparation de cours s’applique surtout aux profs débutants ou aux contractuels (qui sont constamment baladés d’un établissement à l’autre, une matière à une autre). L’immense majorité des profs utilisent des vieux cours, dont certains datant de dizaines d’années, prétendre qu’il y en moyenne (sic) 1h de préparation pour 1 h de cours, c’est du foutage de gueule.

    Quant à dire que le métier est stressant et usant, c’est vrai mais les profs n’ont qu’à s’en prendre à eux-même. Pendant des décennies et encore maintenant, ils ont tout fait pour casser la discipline, résultat, la plupart passe l’heure à négocier le calme avec des sauvageons au lieu de faire cours et le cours est fait dans des conditions tellement exécrables que le métier de prof est devenu un enfer.
    Les profs pourraient faire sans problème bien plus d’heures effectives (ou pour parler en novlangue, de face à face pédagogique) il suffit d’imposer le silence en cours, avec punition sévère à la clé. Mais cette solution, qui marche partout, sur toute la planète, y compris et surtout dans les écoles de la réussite des beaux quartiers, les profs de l’Ed Nat ne veulent pas en entendre parler parce que c’est contre leur idéologie (il n’y a qu’à voir le tollé récent quand il s’était agi de rétablir l’enseignement du civisme). On ne peut pas faire boire à un âne qui n’a pas soif.

    • Une heure de préparation pour une heure de cours? Vous rigolez et je sais de quoi je parle! Après quelques années d’enseignement, inutile de préparer ses cours; il suffit de les actualiser à partir de ses lectures si une actualisation s’impose. Et la lecture du Monde ou des Echos est largement suffisante pour ce faire. Ce qui laisse beaucoup de temps pour préparer conférences ou interventions autrement rémunératrices,
      surtout si on enseigne dans le supérieur où le nombre d’heures de cours peut ne pas dépasser 4 heures par semaine hors vacances.

  • Il suffirait de remettre devant les élèves les dizaines de milliers d’enseignants dont on ne sait plus la situation, détachés, à l’étranger, ou à glander dans un coin dans une formation bidon, ou syndicalistes. Il y en aurait 50.000 dit-on dont on aurait perdu toute trace…

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