Enseigner l’étatisme aux enfants

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Enseigner l’étatisme aux enfants

Publié le 28 août 2011
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Par Pierre-Guy Veer (*), depuis le Québec

Les enfants sont des êtres curieux. À chaque jour, ils veulent connaître quelque chose de nouveau. Il se pourrait même qu’ils vous questionnent sur le gouvernement. Si cela arrive, plutôt que de vous fier aux contes de fées créés par les bureaucrates du genre La tarte aux merveilles, agissez exactement comment agirait un politicien au pouvoir.

Pour les tout jeunes, commencez par leur apprendre à jouer à la Bataille. Après quelques tours, ils auront compris que les cartes les plus fortes ont le dessus. Après, apprenez-leur à jouer au Gouvernement. Dans ce jeu, peu importe les cartes jouées par les enfants, vous gagnerez. Ils risquent de se lasser très vite, mais ils auront au moins appris une leçon très importante pour la vie.

Lorsque les enfants voudront obtenir plus de responsabilités, vous pourrez en profiter pour leur enseigner le système fiscal. Laissez-les tondre le gazon en leur promettant, disons, 10 $. Lorsqu’ils ont terminé, ne leur remettez que cinq dollars. Après des protestations prévisibles, expliquez-leur que c’est de l’impôt. Donnez un dollar à leur frère cadet sous prétexte que c’est plus «juste» ainsi; le reste servira aux coûts administratifs de cette division de l’argent. Après les avoir laissé crier à l’injustice, accusez-les copieusement d’égoïsme et d’avarice. Ils vous en remercieront plus tard.

Pour tous les âges, créez autant de règle que possible aux justifications aussi obscures que possible. Appliquez-les arbitrairement et accusez vos enfants de les briser même s’ils n’en ont jamais entendu parler. Faites en sorte qu’ils aient le sentiment que les règles sont totalement irrationnelles. Cela les préparera à vivre sous un gouvernement démocratique.

Promettez-leur souvent des sorties (cinéma, parc), mais à l’heure promise, installez-vous confortablement dans votre fauteuil devant la télévision en déclarant que vous avez changé d’idée. Devant les protestations de bris de promesse, expliquez que ce n’était qu’une promesse électorale.

Lorsqu’ils auront grandi encore plus, ils seront prêts à apprendre le fonctionnement du système judiciaire. Annoncez-leur une heure de coucher et exigez, une heure avant, qu’ils aillent au lit. Devant les accusations de bris de règlements, défendez-vous en affirmant que les règles peuvent être interprétées de façon différente selon le moment de la journée. Ils seront ainsi prêts à accepter l’idée que la Constitution est un «document vivant» qui change de sens selon les époques, comme le croient les juges qui siègent à la Cour suprême du Canada et des États-Unis.

De temps à autre, et sans crier gare, frappez vos enfants. Précisez immédiatement que c’est de la défense; vous devez toujours être prudent afin de contrôler un ennemi potentiel avant qu’il ne devienne trop puissant et vous fasse mal. Vos enfants apprécieront ce geste; peut-être pas tout de suite, mais plus tard dans la vie.

Évidemment, devant un tel traitement, vos enfants seront mécontents de vos méthodes d’éducation. Ils pourraient même souhaiter vivre dans une autre famille. Pour minimiser cette réaction, dites-leur qu’ils sont chanceux de vivre avec les parents les plus aimants et indulgents du monde. N’oubliez pas de mentionner les histoires d’horreur d’autres parents dont vous avez entendu parler. Ils vous seront ainsi loyaux et, plus tard, ils seront réceptifs aux affirmations voulant que le Canada (ou n’importe quel autre pays industrialisé) et son État-providence représentent un summum de liberté.

Enfin, n’oubliez pas la règle d’or pour élever des enfants: mentir. Mentez constamment à vos enfants. Enseignez-leur que les mots ne veulent rien dire, ou plutôt que les mots «évoluent». Ainsi, un mot ayant certaine définition aujourd’hui pourrait en avoir une diamétralement opposée demain.

Certains lecteurs pourraient être choqués par mes suggestions; d’autres pourraient même m’accuser d’encourager la violence envers les enfants. C’est exactement l’intention: c’est le meilleur cadeau que vous pouvez leur offrir. Ils seront ainsi bien mieux préparés, une fois adulte, à affronter la réalité et à accepter avec sérénité notre forme actuelle de gouvernement.

—-
Note : Ce texte est inspiré de «Teach Your Children Well».

Article publié originellement sur le Blogue du Québécois Libre, repris avec l’aimable autorisation du Québécois Libre.

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