Zone Euro : une si longue liste de sauvetages

Tous sur les sauvetages de début 2010 à nos jours.

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Zone Euro : une si longue liste de sauvetages

Publié le 16 août 2011
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Un article d’Open Europe

Mardi seize août, une nouvelle réunion entre les chefs d’État et de gouvernement français et allemands aura lieu à Paris.

Pour qui aurait perdu trace de tous ces sommets de l’UE conçus pour réparer la zone euro, nous avons tenté ici d’assembler une liste. Nous commençons par le commencement, en 2010, quand la crise de l’euro a réellement émergé.

2010

Père Noël EuroLe 11 février – réunion informelle du Conseil Européen. Les chefs de l’UE trouvent un accord pour sauver la Grèce. Le président du Conseil Européen Herman Van Rompuy déclare :

« Les membres de la zone euro vont agir de façon déterminée et coordonnée pour sauvegarder la stabilité de la zone euro dans son ensemble. Le gouvernement grec n’a demandé aucun soutien financier ».

Le 25 mars – les chefs de la zone euro se mettent d’accord pour un filet de sécurité commun de l’UE et du FMI pour la Grèce, d’un montant de « 20 à 22 » milliards d’euros.

Le 2 mai – L’UE et le FMI décident d’un sauvetage de 110 milliards d’euros pour la Grèce.

Le 9 mai – l’UE et le FMI décident d’un plan de sauvetage « nucléaire » de 750 milliards d’euros (juste après les élections nationales au Royaume Uni, et en plein pendant des élections locales en Allemagne). Le Royaume-Uni, bien que n’ayant pas de gouvernement élu en place, et n’étant pas un membre de la zone euro, décide de prendre part au fonds de sauvetage EFSM de 60 milliards d’euros, mais pas au plus gros EFSF, de 440 milliards d’euros.

Le 17 juin – le sommet européen aborde le thème de la « gouvernance économique » européenne.

Le 18 octobre – Merkel et Sarkozy se rencontrent à Deauville, et se mettent d’accord sur des changements à apporter aux traités européens pour faire face à de futures crises. Les discussions incluent des propositions telles que confisquer le droit de vote dans l’UE, et des sanctions préemptives et automatiques pour les pêcheurs budgétaires.

Les 28 et 29 octobre – le sommet européen « scèle un pacte solide pour renforcer l’euro », d’après le président du conseil européen Herman Van Rompuy. Un fonds permanent sera mis en place pour soutenir l’euo en temps de crise, et l’UE aura des pouvoirs accrus de surveillance sur les budgets nationaux.

Le 28 novembre – les ministres des finances de l’UE donnent le feu vert pour un plan de sauvetage de 85 milliards d’euros pour l’Irlande lors d’une réunion d’urgence à Bruxelles.

Les 16 et 17 décembre, un sommet de l’UE décide de changements aux traités qui la gouvernent pour mettre en place un mécanisme de stabilité européen (ESM) pour remplacer les solutions temporaires de sauvetage au-delà de 2013.

2011

Le 4 février – les chefs de l’UE n’arrivent pas à se mettre d’accord sur le « pacte de compétitivité » franco-allemand qui verrait une plus forte coordination des six domaines de politique économique et fiscale dans la zone euro, en échange de l’augmentation de la taille et de la portée du fonds de sauvetage temporaire de l’UE

Le 11 mars – le sommet des chefs de la zone euro décide d’un « pacte pour l’euro qui établit une plus forte coordination de la politique économique pour la compétitivité et la convergence », arrive à un accord pour le gonflement de la capacité de prêts de l’EFSF à 440 milliards d’euros, et détermine que l’ESM sera de 500 milliards d’euros.

Les 24 & 25 mars – le sommet de l’UE endosse les décisions de la zone euro sur son mécanisme permanent de sauvetage post 2013, et son plan de gouvernance économique, mais n’arrive pas à prendre de décision sur un plan de sauvetage du Portugal.

Le 3 mai – le Portugal annonce qu’il s’est mis d’accord avec l’UE et le FMI pour un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros.

Le 6 mai – réunion secrète des ministres de finances de l’UE au Luxembourg pour disctuer des contributions du secteur privé pour un possible deuxième sauvetage de la Grèce. Le chef de l’Eurogroup Jean-Claude Juncker déclare que les politiques économiques de la zone euro devraient être menées à partir de chambres « obscures et secrètes ».

Le 17 mai – les ministres des finances de la zone euro se mettent d’accord pour un plan de sauvetage de 78 milliards d’euros pour le Portugal.

Les 23 & 24 juin – les chefs de l’UE décident que Mario Draghi va devenir le nouveau président de la BCE, alors même que la Grèce est forcée de donner son accord pour plus de coupes et d’austérité, après que l’UE, le FMI et la BCE aient trouvé un trou noir de 5,5 milliards d’euros dans le plan d’austérité existant.

Le 21 juillet – les chefs de la zone euro se mettent d’accord sur un deuxième sauvetage pour la Grèce d’une valeur de 109 milliards d’euros et élargissent la portée de l’EFSF pour qu’il puisse émettre des « lignes de crédit de précaution », possiblement pour l’Espagne et l’Italie, aider à la recapitalisation de banques en difficultés, et acheter des obligations d’État sur les marchés secondaires.

Le 16 août – Merkel et Sarkozy se rencontrent à Paris. Le gouvernement allemand tempère les attentes des investisseurs. Les deux gouvernements excluent les Eurobonds, pour le moment.

Gardez vos agendas vides, parce que cette liste a bien des chances de s’allonger considérablement avant qu’on n’en voie le bout.

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