La Slovaquie ne veut pas d’une nouvelle Union Soviétique

Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque, a comparé l’Union européenne à l’Union soviétique

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Richard Sulik, président du parti libéral de Slovaquie, membre de la coalition gouvernementale

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

La Slovaquie ne veut pas d’une nouvelle Union Soviétique

Publié le 13 août 2011
- A +

Un article d’Open Europe

Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque

À Open Europe, on a tendance à trouver les comparaisons faites entre l’Union Européenne et l’URSS plutôt farfelues. La raison est simple : l’UE n’a pas seulement, malgré tous ses défauts, permis des choses positives, telles que l’ouverture des frontières et le marché libre (même s’il pourrait l’être davantage), l’UE n’est tout simplement pas une dictature totalitaire où les personnes sont contrôlées, torturées et tout le reste (même si lire du début à la fin les « acquis communautaires » revient presque à de la torture parfois).

Et pourtant, c’est bien la comparaison à laquelle Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque, a fait allusion mercredi, en critiquant les renflouements continus de l’eurozone. DPA le cite :

C’est comme l’Union Soviétique. Mais nous n’avons jamais rejoint une telle union. Personne avant notre référendum d’adhésion (à l’UE) ne nous avait dit que la Slovaquie devrait désormais payer des milliards et des milliards pour les pensions grecques et les je-ne-sais-quoi italiens.

Indépendamment de la justesse d’une telle comparaison, cela démontre clairement la colère qui se trame dans certaines capitales au sujet de la confiance aveugle envers les créances sans fin.

Sachant que la Slovaquie a sauvé sa plus importante banque sans aucune aide extérieure il y a une dizaine d’année, un effort qui avait coûté au pays près de 12% de son PIB, M. Sulik résume parfaitement bien le sentiment général des Slovaques ici.

Dans les mois prochains, chaque pays membre de l’eurozone va devoir approuver les changements de l’EFSF, le fond commun de créance temporaire, ce qui ne va pas seulement étendre son pouvoir mais également augmenter sa taille. Sulik, qui est le leader du jeune parti au pouvoir, Liberté et Solidarité (Sloboda a Solidarita, SaS), a déjà déclaré : « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le parlement ne l’approuve pas. »

Le chemin sera long et tortueux.

—-
Article repris depuis OpenEurope avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Traduction : Virginie Ngo.

Voir les commentaires (2)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (2)
  • expliquez moi en quoi le projet européen a été un succès ?

    Et expliquez aux dizaines de millions de chômeurs européens en quoi ce projet était « génial »

    Où est la propérité et le plein emploi promis ? Où est la sécurité ?

    Quand on exige d’un Peuple (Irlande) qu’il revote parcequ’il a » mal voté » expliquez moi comment ne pas croire que nous subissons une dictature qui ne dit pas son nom ?

    Dans les faits, le projet européen c’est toujours plus d’Etat, donc toujours plus de socialisme, donc toujours plus d’impots et de taxes et ………………pour quels résultats ?

    Et alors que nous comptons des dizaines de millions de chômeurs, expliquez nous pourquoi nos zélites continent d’organiser l’immigration invasion ?

    réponses sur les faits attendues .

  • bien dit umps = oligarchie

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

J'ai trop souvent prévenu que la richesse et la prospérité de l'Occident pouvaient disparaître en un clin d'œil à cause de politiques irrationnelles. L'Europe a pillé les dividendes de la paix de l'après-guerre froide, emprunté à la génération suivante et est maintenant confrontée à un hiver long et froid, sans autre choix que la misère. Tout cela en se pliant à une idéologie verte qu'elle ne peut plus se permettre économiquement et qu'elle semble incapable d'abandonner politiquement.

Après un départ émotionnellement brutal de ma carri... Poursuivre la lecture

Les négociateurs du Parlement européen et des États membres de l'UE (Union européenne) sont récemment parvenus à un accord sur de nouvelles règles européennes visant à lutter contre ce que l'on appelle le "blanchiment écologique", par lequel des entreprises se présentent comme plus respectueuses de l'environnement qu'elles ne le sont réellement. Les nouvelles règles imposent une série de nouvelles exigences en matière de rapports - d'abord aux grandes entreprises, puis également aux PME - dans le but de "mieux informer" les citoyens de "l'imp... Poursuivre la lecture

Un récent roman bulgare de Theodora Dimova paru en 2022 nous permet de plonger dans un épisode historique méconnu qui fait écho à l’actualité en Europe de l’Est : Les Dévastés.

Retour dans une Bulgarie passée sous le joug soviétique.

 

La Bulgarie choisit l’Axe

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie a décidé de s’allier à l’Allemagne nazie qui a vu en elle un pion majeur dans sa volonté de conquérir la Grèce et la Yougoslavie. Pourtant, après le déclenchement de l’opération Barbarossa par l’Allemagne, le... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles