La Slovaquie ne veut pas d’une nouvelle Union Soviétique

Richard Sulik, président du parti libéral de Slovaquie, membre de la coalition gouvernementale

Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque, a comparé l’Union européenne à l’Union soviétique

Un article d’Open Europe

Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque

À Open Europe, on a tendance à trouver les comparaisons faites entre l’Union Européenne et l’URSS plutôt farfelues. La raison est simple : l’UE n’a pas seulement, malgré tous ses défauts, permis des choses positives, telles que l’ouverture des frontières et le marché libre (même s’il pourrait l’être davantage), l’UE n’est tout simplement pas une dictature totalitaire où les personnes sont contrôlées, torturées et tout le reste (même si lire du début à la fin les « acquis communautaires » revient presque à de la torture parfois).

Et pourtant, c’est bien la comparaison à laquelle Richard Sulik, porte-parole du parlement slovaque, a fait allusion mercredi, en critiquant les renflouements continus de l’eurozone. DPA le cite :

C’est comme l’Union Soviétique. Mais nous n’avons jamais rejoint une telle union. Personne avant notre référendum d’adhésion (à l’UE) ne nous avait dit que la Slovaquie devrait désormais payer des milliards et des milliards pour les pensions grecques et les je-ne-sais-quoi italiens.

Indépendamment de la justesse d’une telle comparaison, cela démontre clairement la colère qui se trame dans certaines capitales au sujet de la confiance aveugle envers les créances sans fin.

Sachant que la Slovaquie a sauvé sa plus importante banque sans aucune aide extérieure il y a une dizaine d’année, un effort qui avait coûté au pays près de 12% de son PIB, M. Sulik résume parfaitement bien le sentiment général des Slovaques ici.

Dans les mois prochains, chaque pays membre de l’eurozone va devoir approuver les changements de l’EFSF, le fond commun de créance temporaire, ce qui ne va pas seulement étendre son pouvoir mais également augmenter sa taille. Sulik, qui est le leader du jeune parti au pouvoir, Liberté et Solidarité (Sloboda a Solidarita, SaS), a déjà déclaré : « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que le parlement ne l’approuve pas. »

Le chemin sera long et tortueux.

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Article repris depuis OpenEurope avec l’aimable autorisation de l’auteur.
Traduction : Virginie Ngo.