Paris Plages, par ici les subventions

Paris Plages, par ici les subventions

Alors que le budget 2011 de la ville de Paris prévoit un accroissement de 215 millions € de la dette (+10%), la mairie de ne se prive pas pour dépenser cette année pas moins de 2,2 millions € pour sa classique opération de communication avec Paris Plages 10e édition qui débute le 21 juillet. Au moment où les collectivités françaises n’arrivent plus à emprunter (Marseille n’a levé que 100 millions sur les 200 qu’elle cherchait à lever), on aurait pu espérer que Bertrand Delanoë trouve meilleur usage à nos impôts. Après tout, si Paris Plages était si géniale et viable, pourquoi l’opération aurait-elle besoin de subventions?

Les optimistes verront une stabilité par rapport aux dépenses de 2010, les pessimistes une hausse de 50% par rapport à 2002 et un nouveau gaspillage de l’argent public. Il faut bien financer les 6 000 tonnes de sable, trois fois plus qu’en 2010, un « scénographe » attitré avec Jean-Christophe Choble, des buvettes à tarifs sociaux, des concerts à toute heure du jour et de la nuit pour le sommeil des voisins, des chaises longues et des parasols pour les enfants qui courent et hurlent.

Pour ne rien arranger, cette année, pour certains parmi lesquels je ne compte pas, les strings et les seins nus seront proscrits sur les quais de la Seine pendant toute la durée de l’opération. Se balader seins nus ou les fesses à l’air sera passible d’une amende de 38€. Un arrêté municipal a été passé en ce sens selon le journal Le Parisien. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, entend avec cette interdiction lutter sic contre « les tentations et les comportements dangereux ». Une règle qui fera sourire certains conservateurs, après la Gay Pride 2011 à Paris où rien de tel n’avait été verbalisé.