Oncle Sam n’est pas sorti de l’auberge (2)

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Oncle Sam n’est pas sorti de l’auberge (2)

Publié le 14 juillet 2011
- A +

Oncle Sam n’est pas sorti de l’auberge (1)

De Montréal, Québec.

On parle beaucoup du duel opposant les républicains et les démocrates sur le plafond de la dette publique aux États-Unis. Mais on oublie que ces mêmes politiciens ont relevé ce plafond de dette 74 fois depuis 1962, selon une étude du Congrès américain. La vraie question n’est pas de savoir si le plafond sera encore relevé — il le sera —, mais plutôt : quand cette pyramide de dettes va-t-elle s’effondrer ?

Le gouvernement américain a atteint son plafond légal de dette – 14.300 milliards $US – le 16 mai dernier. Pour l’instant, des solutions temporaires permettent au Trésor américain de continuer à financer les dépenses du gouvernement. Mais elles s’épuiseront dans un peu plus de deux semaines.

Une entente de dernière minute aura sûrement lieu entre les partis. Cela permettra au gouvernement d’acheter un peu plus de temps. S’il n’y a pas d’entente, le gouvernement n’aura plus accès au crédit pour rembourser ses dettes. Les marchés financiers risquent alors de devenir très nerveux. Les taux d’intérêt pourraient monter un peu partout sur la planète — et crever notre bulle immobilière ici au Canada.

Cul-de-sac

Cette histoire montre bien le cul-de-sac des finances publiques, aux États-Unis comme dans bien d’autres pays. Quand c’est rendu qu’il faut s’endetter davantage pour rassurer nos créditeurs sur notre capacité à les rembourser…

Pensez-y. Plus de 14.000 milliards $ de dettes. Les États-Unis ont beau être une puissance économique (en déclin), jamais ils ne rembourseront cette somme. Avec des déficits budgétaires qui dépassent 1000 milliards chaque année, la dette va plutôt continuer à grossir. Le tout ressemble étrangement à une pyramide (ou un schème de Ponzi). Si vous prêtez au gouvernement américain, c’est que vous avez foi en sa capacité de trouver quelqu’un d’autre (en bas de la pyramide) qui voudra bien lui prêter de l’argent. Ou vous misez sur son pouvoir d’imprimer des dollars.

Si le gouvernement veut réduire sa dette (pas seulement son déficit annuel, mais sa dette), il devra éliminer énormément de dépenses, vendre des actifs, ou hausser les impôts de façon significative. Au risque de replonger le pays en récession à court terme. La nature des politiciens étant ce qu’elle est, les élus vont préférer s’endetter davantage. Les démocrates vont gagner la faveur des républicains – même si ceux-ci sont têtus — en promettant des coupes dans les dépenses publiques, et le plafond de dette sera relevé.

La vraie question

Mais cela ne règlera pas les problèmes du pays à long terme. On ne fait que creuser le trou un peu plus profond. Et ne comptez pas sur la croissance économique pour équilibrer les budgets à venir. Tout indique que les prochaines années vont être moins fastes pour l’économie américaine. Puisqu’autant les individus que les gouvernements — villes, États et fédéral — sont lourdement endettés, et devront se serrer la ceinture.

Augmenter le plafond légal de la dette va seulement repousser le problème à un peu plus tard. Et permettre aux politiciens d’éviter de se poser la vraie question : comment rendre l’État beaucoup plus efficace, réduire substantiellement ses dépenses, et commencer à réduire la dette, au lieu de toujours l’augmenter?

Question que doivent se poser de plus en plus de pays en ce moment, notamment en Europe. Et une question que nous devrons nous aussi nous poser, au Québec, très bientôt.

Article publié originellement sur le site de l’auteur sous le titre « Le cul-de-sac américain », repris avec son aimable autorisation.

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