La France centre de l’Europe… ou future cible ?

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Crisse de la dette publique

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La France centre de l’Europe… ou future cible ?

Publié le 27 juin 2011
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Jusqu’ici, la France a fait croire au reste du monde qu’elle ne faisait pas partie des « pays du sud », de ces fameux « périphériques » auxquels elle impose en ce moment un remède de cheval. Pressée par l’énergique Nicolas Sarkozy, Angela Merkel a plié, cédé et validé cette communication implicite. La France s’est donc offerte une image de pays aussi solide que l’Allemagne. Par conséquent, la crise de la dette ne la concerne pas. C’est plus simple comme ça, d’ailleurs. C’est bien simple, c’est un non-sujet de nos médias. Le désarroi des Grecs fait peur, sans qu’on comprenne bien s’ils l’ont cherché ou s’ils sont victimes. On parle à peine de l’Espagne, et personne n’a suivi la menace de dégradation pesant sur les banques italiennes. Bref, personne n’évoque le fait que cet incendie rampant se rapproche de nos frontières mois après mois. Et à ce stade, personne ne saurait non plus clairement dire si la France fait plutôt partie des « pays du sud » ou des « pays du nord », les seconds faisant figure d’orthodoxes puritains à côté des premiers. Comme l’économie n’intéresse pas encore grand-monde, on s’en fout un peu, il faut bien l’avouer.

Si la cour des comptes s’y met aussi…

Et pourtant, cette crise, elle avance par à-coups. Entre des courtes périodes d’euphorie, elle consume la confiance des investisseurs dans le monde, elle incite les gouvernants à promouvoir des politiques populistes de repli nationaliste et protectionniste. Les questions culturelles et religieuses font à nouveau surface. Nous ne savons pas ce que l’avenir nous réservera comme surprises (dégonflement de la bulle en Chine par exemple), une seule certitude : avec son déficit de 150 milliards d’euros, la France avance à grande vitesse vers la catastrophe comme ose le souligner en termes convenus la Cour des Comptes :

Si la France ne réduit pas son déficit primaire (le solde avant paiement des intérêts de la dette), la dette publique atteindra 110% du PIB en 2020, contre 85% cette année. La charge de la dette absorbera alors 10% des prélèvements obligatoires (impôts nationaux et locaux, cotisations sociales, etc).

Help !

Notre dette est déjà largement détenue par des investisseurs étrangers, elle s’est raccourcie avec la crise financière récente (vous savez, ce dernier épisode qui permet à chacun d’oublier qu’une crise larvée frappe la France depuis 1981 – Rappelez-vous « La France qui tombe » en 2004, etc.). Bref, notre pays est particulièrement exposé au sentiment de confiance d’acteurs économiques plutôt rationnels (quoique très moutonniers). Dans ce contexte, que risque-t-il de se passer si la défiance frappe la dette française ? Nous serons dans la même situation que la Grèce, dans une proportion moindre (espérons-le) mais avec une ampleur à la hauteur de notre richesse nationale (encore incontestable). Ce jour-là, quels seront nos alliés pour négocier les ajustements structurels que nous attendons toujours ?

Pas les fameux « périphériques » qui ont le sentiment (faux) que nous ne leur avons fait aucun cadeau. On les imagine bien la bave aux lèvres, le couteau entre les dents, les yeux injectés de sang, attendant que comme eux, nous sabrions les salaires de nos fonctionnaires de 30 %, que nous réduisions le secteur public brutalement et massivement, que nous tranchions dans nos aides sociales et repoussions l’âge légal de départ à la retraite à 70 ans. Ce n’est pas de leur côté qu’il faudra chercher de la compassion. Quant au nord, il se porte très bien après ses années de réformes multiples, de modération salariale en vue de la préservation d’une compétitivité plus qu’enviable. Ce nord, il est en train de dresser un mur entre les pays du sud et lui, et rien ne dit qu’ils nous ont mis du bon côté du mur. En tout cas, leur aide sera certainement parcimonieuse, et soumise à des conditions drastiques. Et comme il est probable que ce jour-là, Nicolas Sarkozy aura été remplacé par un président à la pâte de gouda, ou une ex-alcoolique anonyme au charisme digne d’un centriste, on peut imaginer que ce ne sera pas du côté de l’Elysée que nous trouverons un négociateur de génie pour forcer la générosité de nos voisins.

Ce jour-là, nous serons seuls.

Article repris du site de l’auteur, avec son aimable autorisation.

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