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Grèce : nous ne paierons pas !

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On paiera jamais !

Publié le 15 juin 2011
- A +
La Grèce obtient de l'aide en échange de plus d'austérité
"Organisez-vous et luttez pour un renversement. Grève générale"

Si par chance vous étiez passé Place Syntagma dimanche dernier, site de nombre de manifestations depuis des semaines, vous auriez eu une chance de méditer sur les divers slogans scandés par les protestataires grecs frustrés par les rudes mesures d’austérité de leur gouvernement, du FMI et de l’UE.

Du plus basique « VOLEURS ! VOLEURS ! VOLEURS » (kleftes en Grec) qui, d’après les médias grecs, était le plus souvent entendu il y a quelques semaines, les protestaires sont désormais en train de devenir relativement plus créatifs dans l’expression de leurs frustrations.

Par exemple, « Nous ne partirons pas en vacances, nous n’irons pas à la plage, nous serons ici tous les jours sur la place » (il parait que ça rime, en Grec), s’y faisait entendre ce dimanche.

Ou encore le très entrainant, « La junte n’a pas disparu en 73, c’est nous qui allons l’enterrer ici sur cette place », une référence au régime dictatorial des colonels de 1967 à 1974 (en Grec, 73 rime avec place, et est donc le choix naturel des protestataires en dépit des légères imprécisions historiques). « Leur parlement deviendra leur prison ! » était un autre refrain populaire, bien qu’il ne soit pas clair sur qui est désigné par ce « leur ». Et pour ceux qui voulaient dire les choses de façon directe, « Rien ne nous arrêtera, nous ne payerons jamais » était une autre option. Par bonheur, les protestataires semblent avoir laissé tomber un slogan favori d’une minorité, « Politiciens, politiciens, sortez, nous allons vous bouffer » qui, bien que pourvu d’une immédiateté certaine, pourrait sembler pousser un peu loin (surtout en traduction).

Grèce : nous ne paierons pas !

D’après des reportages récents, il y avait moins de manifestants que les dimanches précédents mais, d’après les manifestants eux-mêmes, c’était à cause d’une pluie battante. D’autres pointent du doigt le fait que lundi était férié en Grèce, et que de nombreuses personnes ont choisi de profiter d’un week-end de trois jours en dehors de la ville.

Après tout, manifestations contre l’austérité ou pas, un jour férié est un jour férié.

—-

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  • Bref , comme en France , avec ses 1800 milliards d’€ d’endettement , avec dette sociale , la dette grecque de 350 milliards d’€ a servi à perpétrer l’assistanat , le fonctionnariat et son double politique , la classe politique , qui via les deux partis , en alternance au pouvoir dans ces pays , est régulièrement réélue depuis trente ou quarante ans …

  • La cigale ayant chanté tout l’été se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue..

    Merci aux socialistes qui, pour payer pleins de fonctionnaires, d’avantages et autres acquis sociaux ont saigner une génération en endettant ceux qui ont voté pour eux et donc ceux qui les ont mis au pouvoir. ^^

  • Stéphane Lallement
    15 juin 2011 at 22 h 32 min

    L’un des problèmes des Grecs (et des autres), c’est que chaque fois qu’un gouvernement veut prendre des mesures d’austérités, il s’empresse, plutôt que de modérer son train de vie, d’augmenter les impôts. Les pratiques des gouvernements sont honteuses, condamnables, et les citoyens grecs ont bien raison de manifester contre leur gouvernement criminel qui veut accroître ses crimes (via des hausses d’impôts).

  • Les Grecs ont eu les élus qu’ils méritaient. Ils refusent d’en assumer les conséquences. C’est une bonne illustration de ce qu’on vit en France, pays beaucoup plus riche et avancé, mais autant menacé par ce type d’ajustement dans les années qui viennent. Ce ne sera pas faute de l’avoir prévenue.

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