Quand les politiques s’en mêlent ou s’emmêlent?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Quand les politiques s’en mêlent ou s’emmêlent?

Publié le 11 juin 2011
- A +

Comme les lecteurs s’en sont sans aucun doute rendus compte, les marchés financiers depuis plus de 10 ans ont été quelque peu… difficiles.
Les crises ont succédé aux crises, les crashs aux crashs, et bien sûr il est de bon ton de rendre responsables de tous ces malheurs la mondialisation, l’ultra-libéralisme, l’avidité des financiers ou des banquiers. Bref, comme dans tous les temps difficiles, la recherche du bouc émissaire bat son plein.

A mon humble avis, toutes ces excuses ne valent pas tripette.

Nous sommes dans une situation difficile parce que nos hommes politiques nous y ont collé alors que personne ne leur demandait rien.

Ces braves gens ont décidé que les investissements dans le monde devaient non pas suivre la rentabilité marginale du capital investi, comme cela avait été le cas de 1980 à 2000, mais les directions obligatoires que dans leur grande sagesse ils savaient être les bonnes.

Pour faire simple, nous sommes en crise parce que nous avons des hommes politiques qui veulent laisser leurs noms dans l’Histoire (à ce propos, quelqu’un connait-il le nom d’un homme politique Suisse ? Est-ce pour cela qu’il n’y a pas de crise en Suisse ?…) et  bien sûr ils s’y sont tous mis…

Les Chinois ont décidé de suivre une politique mercantiliste en sous-évaluant systématiquement leur monnaie. Le capital là-bas est donc investi  non pas en fonction de la rentabilité du capital dans une économie libre mais en suivant un « faux prix » (le taux de change est anormalement bas). Tout le monde sait que cette politique n’est pas durable et entraîne de graves déséquilibres à l’échelle du monde. Pour assurer le succès de cette brillante idée, les dirigeants Chinois pratiquent inévitablement  le contrôle des changes et empêchent donc leurs citoyens d’investir à l’étranger les surplus que leur travail a engendré, ce qui déchaîne l’inflation et la spéculation immobilière chez eux. On se croirait en France en 1981

Les Européens pour ne pas être en reste ont créé un monstre financier sous le beau nom d’Euro. J’ai écrit il y a 10 ans que ce « machin » comme aurait dit de Gaulle allait amener à la plus mauvaise allocation de capital depuis l’invention de l’Union Soviétique et qu’il allait mener à trop d’usines en Allemagne, trop de maisons en Espagne et trop de fonctionnaires en France, tout cela se terminant par la faillite de certains États lorsque l’Allemagne, selon une tradition bien établie, ne voudrait plus payer. Nous y sommes, l’épargne française a été dirigée manu militari vers les obligations d’États européens, tous plus malades les uns que les autres et a donc une valeur « faciale » élevée, mais une valeur réelle douteuse. La nymphe Europe avait été enlevée par le Dieu Grec Zeus déguisé en taureau, il est à craindre que l’Euro ne souffre à nouveau du fait des Grecs. L’histoire se répète.

Enfin, aux USA, les keynésiens qui avaient disparu de la scène après les désastres qu’ils avaient créés dans les années 70 sont revenus au pouvoir et expliquent à qui veut les entendre que la solution pour les USA est de ruiner les épargnants en maintenant  des taux réels négatifs, d’appauvrir le consommateur  en faisant baisser la monnaie et de créer de la richesse en faisant croître le poids de l’État dans l’économie (la base philosophique de toute bonne politique keynésienne), ce qui là encore n’incite personne à investir ou à embaucher, à la grande surprise des économistes, en particulier français convertis depuis longtemps à la religion étatique qui les nourrit .

Comment ? La croissance de l’État ne nourrit pas la croissance économique ? Stupéfaction générale.

Cette description est un peu inquiétante, aussi pour ne pas désespérer non pas Billancourt mais la mythique veuve de Carpentras je me dois de signaler quand même trois très bonnes  nouvelles.

La première, comme je ne cesse de le répéter, c’est que, parallèlement à ce désastre étatique, les sociétés industrielles ou commerciales n’ont jamais été aussi bien gérées et profitables.

La deuxième, c’est que nous arrivons à la fin de ce que j’ai appelé le social clientélisme. Ce qui veut dire que nous avons devant nous non pas une crise économique mais une crise des États, ce qui n’est pas du tout la même chose et ce qui va les forcer à se reformer comme l’avait fait la Grande Bretagne de Mrs Thatcher, la Suède après sa faillite de 1992, le Canada après 1994, la France sous Pinay il y a hélas bien trop longtemps déjà.

La troisième, c’est que tous ces blocages vont sauter un jour ou l’autre, et que quand ils sauteront, ce sera une bonne nouvelle et non pas une mauvaise.

La stratégie d’investissement que je préconise est donc fort simple et n’a pas bougé depuis plusieurs trimestres :

  • Acheter les sociétés à cash flow positif qui ne dépendent pas pour leurs chiffres d’affaires de l’un ou l’autre des États endettés.
  • Mettre des limites stupides (à l’achat) sur ces valeurs, en espérant que dans une panique elles seront touchées. Les conserver précieusement ensuite puisqu’elles ont une valeur intrinsèque, ce qui n’est pas le cas du reste.
  • N’avoir aucune obligation d’État a l’intérieur de l’Euro sauf allemande : qu’est-ce que vaut une obligation émise dans une monnaie qui ne devrait pas exister par une État qui a vocation à faire faillite ?
  • Pour les plus braves faire du « trading » en achetant au son des canons quand le marché est bien « survendu » pour vendre aux sons des violons quand il est bien « suracheté »
Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • « Pour faire simple, nous sommes en crise parce que nous avons des hommes politiques qui veulent laisser leurs noms dans l’Histoire (à ce propos, quelqu’un connait-il le nom d’un homme politique Suisse ? Est-ce pour cela qu’il n’y a pas de crise en Suisse ?…) et bien sûr ils s’y sont tous mis… »

    Je suis d’accord avec cet argument. Après tout, excepté les grands scientifiques, artistes ou philosophes, l’histoire retient principalement les grosses crapules, les conquérants, les malheurs, les guerres, les massacres…

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pour les uns l’euro serait la cause de tous nos maux économiques : hausse des prix, chômage, désindustrialisation, etc.

Pour les autres, l’euro est une bénédiction, un des socles sur lequel sera construite une Europe fédérale rayonnante des droits de l’Homme, puissante et paisible à laquelle tout individu cultivé et évolué doit aspirer.

Pratiquement, l’euro est à terme condamné.

Concrètement, il a simplifié la vie de ceux qui exportaient et circulaient en Europe, c’est indéniable. Plus de comptes en devises, de frais de c... Poursuivre la lecture

Par Ben Krishna. Un article de The Conversation.

La question de savoir si les virus sont vivants reste controversée. Cependant, comme tous les êtres vivants, ils évoluent. Ce fait est apparu très clairement au cours de la pandémie de SARS-CoV-2, le coronavirus responsable du Covid-19 : de nouveaux variants préoccupants ont émergé régulièrement, venant bousculer l’actualité.

Certains de ces variants se sont révélés plus efficaces que les précédentes versions du SARS-CoV-2 pour se propager d’une personne à l’autre et ont fini par ... Poursuivre la lecture

À quelques mois de l’élection présidentielle de 2022 il est de bonne guerre pour tous ceux qui s’opposent au capitalisme et à la cupidité des actionnaires de dénoncer les pratiques condamnables des grandes entreprises cotées comme les rachats d’actions. Cette dénonciation est d’autant plus performante qu’elle s’appuie sur un raisonnement qui se veut sérieux et compétent. Or, il n’en est rien. C’est ainsi que le journal Le Monde consacrait son éditorial du 24 décembre 2021 à cette pratique condamnable, selon lui, qu’est le rachat d’actions par... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles