Nation et Liberté

La question de la nation est de nature individuelle, et non globale et anonyme. Vue sous cet angle individuel, elle est un aspect social essentiel de tout libéralisme.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
place de la nation 1a

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Nation et Liberté

Publié le 6 juin 2011
- A +

Par Stéphane Geyres

Les récents débats sur l’immigration ont contribué à mettre en avant un concept corollaire et extrêmement mal cerné, celui de la nation, beaucoup craignant qu’une immigration trop forte soit de nature à dénaturer (!) la nation française – ou allemande si nous étions en Allemagne. Les conservateurs sont, sur le paysage politique, parmi ceux qui sont habituellement les plus attachés à la nation et à sa préservation, prenant dès lors des positions plutôt radicales en matière d’immigration. Là où les choses deviennent moins claires, c’est lorsque les « libéraux-conservateurs » – terminologie obscure pour le libéral que je suis – montent également au front pour crier à la patrie-nation en danger.

Le concept de nation fait partie de ces notions dont les contours ne sont pas découpés au scalpel. Chacun comprend la nation à sa manière, tout en tombant plus ou moins d’accord avec celle du voisin ou de la voisine. Souvent, la nation fait appel à des concepts proches, tel le pays, le peuple, l’État, la culture, la langue, le territoire ou encore l’histoire, sans pour autant les regrouper tous.

Wikipedia nous propose d’ailleurs deux définitions, c’est dire si le terme est libre d’ambiguïtés : a) « [le concept de] nation est assez proche de celui de peuple, mais ajoute souvent l’idée d’État-nation » et b) « une communauté humaine identifiée dans des limites géographiques parfois fluctuantes au cours de l’histoire, mais dont le trait commun supposé est la conscience d’une appartenance à un même groupe.» On retrouve cette dichotomie sur Wiktionary : 1) « ethnie, peuple, communauté humaine qui possède une unité historique, linguistique, culturelle, économique plus ou moins forte,» et 4) « État-nation, ensemble des personnes d’une même ethnie et vivant sous un même gouvernement.» Mais la 3ème est tout aussi intéressante car quasiment inverse : « ensemble des citoyens considérés comme constituant un corps social distinct du gouvernement qui les régit.»

La première définition, avec sa collusion entre État et nation, ne peut convenir – s’il y avait équivalence entre État et nation, pourquoi les différencier dans les termes ? Un Français vivant au Québec cesse-t-il d’être Français ? L’État français de Vichy nous a douloureusement appris combien État et nation pouvaient diverger. Par contre, une nation, c’est en effet proche d’un peuple, mais ce peuple peut avoir été façonné par l’histoire et ne pas être homogène, nous le voyons aujourd’hui. La seconde définition est plus géographique, elle évite cet écueil de l’État grâce à cette astuce. Elle a aussi l’avantage de s’articuler autour de la conscience d’appartenance, même si cela reste à un niveau global. Mais que dire des diasporas du monde ? Les Français de l’étranger, parce que hors du territoire national, ne seraient-ils pas parties prenantes de la nation ? La suivante, première reprise de Wiktionary, se focalise sur l’unité socio-culturelle. Elle est en effet très intéressante, mais butte sur l’unité, qui implique une nation unique et claire, dont on est ou on n’est pas, sans ambiguïté ni nuance. C’est ce genre de vue à mon sens qui contribue aux crispations que nous connaissons. Je saute rapidement la quatrième qui s’arc-boute sur un État-nation, pour finir avec la dernière. Elle a l’avantage de parler des citoyens et de les éloigner de l’État. Mais parler de « corps social » les re-globalise. Et on se demande qui est le sujet qui les « considère » comme un « corps social.» Pas clair donc non plus.

Pour un libéral, pour lequel l’État n’a ni légitimité ni nécessité, la nation prend un sens beaucoup plus précis et tous les autres tombent dans le vide des mots creux. Le libéral est individualiste et considère que la compréhension des phénomènes sociaux ne peut se faire de manière globale, c’est-à-dire en rapport à un groupe, mais au contraire uniquement par rapport à chaque individu, pleinement fort de son libre-arbitre. De ce fait, parler de nation de manière absolue, comme s’il s’agissait d’un ensemble homogène et auto-proclamé n’a aucun sens. On ne vous croise pas dans la rue pour vous dire : « vous, vous faites partie de la nation arabe,» – ou autre – car tout simplement seule la personne interpellée peut statuer. L’individu peut avoir toutes les caractéristiques ethniques communes à la population qui se reconnaît sous ce nom sans pourtant considérer soi-même être arabe – on peut très bien imaginer une personne se considérant avant tout comme française, ou canadienne, allez savoir. Quelle nation Gad El Maleh reconnaît-il comme sienne parmi ces trois, par exemple ? Les trois ensemble peut-être ?

On voit tout de suite que la question de la nation est en fait de nature individuelle, et non globale. C’est une notion qui est en effet de nature culturelle, historique, linguistique et autres, mais il s’agit de la culture, de l’histoire et de la langue d’un individu, de chaque individu. Car chacun a son histoire et c’est le vécu de cette histoire qui crée le sentiment d’appartenance nationale. La nation ne peut se comprendre que lorsqu’elle est abordée de manière individuelle et non globale et anonyme.

Je suis par exemple pour ma part né en France mais ai grandi en Côte d’Ivoire, puis j’ai passé six ans dans divers pays anglo-saxons. Partout j’étais chez moi, et nulle part. Suis-je Français ou Ivoirien, Français mais pas Ivoirien, Européen mais pas Anglais ? On cherche à décalquer la culture avec les frontières nationales, alors que de nos jours celles-ci sont absolument perméables et favorisent au contraire le mélange culturel et ethnique. Cela n’a aucun sens. La nation est encore une de ces inventions qu’a trouvé l’État pour nous amener à lui en tentant d’assimiler notre culture et histoire individuelle à celle d’un peuple dont il serait l’émanation historiquement légitime et le garant naturel des traditions et marques culturelles. Mais le voilà démasqué.

La nation vue sous cet angle individuel est par contre indéniablement un aspect social essentiel de tout libéralisme. La Suisse est là pour nous rappeler que lorsque l’État est réduit et ne prend pas en charge ce que les États-pro-vidange (intellectuelle) européens et américain ont désormais sous leur coupe, les traditions ont un rôle important à jouer – et qu’elles ont toujours joué d’ailleurs avant que les bisounours arrivent. Car le sentiment culturel et les affinités sociales, constitutives du sentiment d’appartenance, jouent un rôle sur les choix de l’individu sur le marché. Dès lors, dans une société libérale où les fonctions régaliennes et sociales sont assurées par le marché, les sentiments culturels, nationaux, sont de nature à orienter les solutions que celui-ci apportera en fonction de ces préférences culturelles. C’est ainsi qu’on peut très bien imaginer une société libre et libérale dont différentes régions, quoique régies par exactement les mêmes règles et institutions, pourront être organisées de manières très différentes par exemple en matière de transport, d’éducation ou encore d’activités sportives, du fait de la culture locale.

Lors d’un échange avec un ‘libéral-conservateur’ affiché, quelques contre-arguments me furent opposés, en réponse à mon « déni de nation » au sens classique. Tout d’abord, ce serait une « erreur de croire que la nation n’existe pas » car cela reviendrait à « ignorer l’histoire de notre pays.» On l’a vu, il s’agit là d’une erreur de logique, on mélange les sujets. La nation n’existe pas en tant que telle, mais ceci peut être affirmé sans pour autant ignorer l’histoire. L’histoire a bien évidemment une influence culturelle sur chacun de nous – et vice versa – cela est incontestable. Et encore, chacun a un vécu différent de l’histoire, mais il n’en résulte pas pour autant que ‘nous’ constituions une ‘nation’, car ‘nous’ ne sommes pas un tout homogène envers qui cette fameuse histoire a une influence unique, homogène et de même ampleur. Une nation qui serait ‘une’ justement, c’est pour des moutons, pas pour des hommes ou femmes libres.

Un autre argument avancé tient que la nation serait faite par « les individus croyant en une destinée commune.» Voilà bien une foutaise profonde, probablement réminiscente d’une vision napoléonienne ou religieuse – le peuple élu peut-être ? Pourtant, nombreux sont ceux, je pense, qui peuvent légitimement revendiquer de faire partie de cette ‘nation’ là  sans pourtant croire en aucune façon en quelque destin commun que ce soit. Quoi ? La ‘nation’ héritière d’une histoire réputée glorieuse déterminerait pour nous et au-delà de nous-mêmes notre propre avenir ? Cela est inconcevable et irrecevable pour un libéral croyant au libre-arbitre individuel.

Confrontés à la crise identitaire actuelle, nous devrions de plus « arrêter de croire que la nation est une honte.» Or ce n’est clairement pas une question de honte, mais une question de principe. Nous nous retrouvons ensemble, différentes communautés apportant des histoires différentes et parfois chargées de douloureux conflits passés. Ce n’est pas une honte, mais un simple fait social et historique dont personne en particulier ne porte responsabilité – à part les États guerriers bien sûr. Aborder les problèmes sociaux sous cet angle ne peut mener à rien car cette nation unique et unifiée n’est pas une représentation valable de la société.

La question de la nation serait ensuite essentielle parce que nous aurions « une identité à préserver. » De quoi parle-t-on ? Quelle est donc cette identité qui dépasserait et s’imposerait à l’individu ? Pour un libéral, nous avons là le germe typique d’une dérive potentielle vers une négation de l’individu porteuse d’une stalinisation ou d’une fascisation que l’histoire nationale, justement aurait dû nous apprendre à redouter à tout instant.

Enfin, sur un thème plus politique « l’Europe des patries et des libertés [serait] un modèle d’Europe plus libérale que l’Europe supra-nationale de Bruxelles » qui seul pourrait répondre à ce besoin de préservation. Certes, Bruxelles illustre une Europe moins libérale qu’une Europe des pays ou des communes, la subsidiarité s’applique. Mais une telle phrase confond État et nation et patrie, pourtant des choses fort différentes et qui impliquent une vision basée sur un intérêt général que tout libéral averti sait bien ne correspondre à aucune réalité socio-économique.

Alors quoi, nation et libéralisme seraient-ils incompatibles ? Les suisses, mais aussi les basques, les corses ou les bretons, si attachés à leur « nation » et à leurs traditions, ne peuvent-ils jamais prétendre à la liberté et au libéralisme ? Certes non, on l’a vu plus haut, un libéral peut ressentir un fort sentiment national, un sentiment d’appartenance à une culture, une tradition ou une communauté chargée d’histoire. Mais cela relève de la démarche propre de chacun, cela n’est jamais qu’un choix et une démarche individuelle. Ceux qui optent pour ignorer cet héritage ou pour en adopter un autre ont tout autant raison que les traditionalistes invétérés. Et tous doivent se respecter. La nation n’est pas un tout. C’est un panachage, une fusion, un patchwork.

Voir les commentaires (6)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (6)
  • «  » »La question de la nation serait ensuite essentielle parce que nous aurions « une identité à préserver. » De quoi parle-t-on ? Quelle est donc cette identité qui dépasserait et s’imposerait à l’individu ? Pour un libéral, nous avons là le germe typique d’une dérive potentielle vers une négation de l’individu porteuse d’une stalinisation ou d’une fascisation que l’histoire nationale, justement aurait dû nous apprendre à redouter à tout instant. » » »

    Pour vous être libéral, c’est considérer l’homme comme étant un individu dont l’identité serait centrée sur lui -même et exclusivement sur lui-même, ce qui serait censé lui procurer le libre-arbitre. Pour ma part, je crois qu’un individu est défini aussi bien par son ego (qui lui aussi, d’ailleurs, est difficilement identifiable comme l’idée de nation) que par sa généalogie qu’elle soit temporelle ou intemporelle.

    La notion de nations est une idée fondamentale qui forge la cohésion d’un peuple même si quelques uns (dont vous citez les exemples) se démarquent par certaines caractéristiques différentes à cette notion. La nation est groupe homogène d’individus, qui bien entendu ne sont pas tous identiques. Si vous n’arrivez pas à définir exactement cette notion c’est parce que vous abordez ce problème avec la rationalité et que vous essayez de la circonscrire avec le langage qui est limitant. Alors qu’une nation a une âme (pas au sens religieux du terme) et que l’âme ne peut rentrer dans un cadre strictement défini, ce que vous avez essayez de faire.

    Regardez le film « les soldats de l’ombre » (excellent au demeurant) qui raconte la résistance au Danemark. Les exécutions de résistants y sont nombreuses et à chacune d’elle, au moment de mourir les condamnés crient « Mère Patrie ». Même si cela est inexprimable, et inexplicable, ce cri possède un SENS, que l’on soit libéral ou pas. Un sens que chacun lui donne mais un sens qui lie les hommes entre eux. En tous les cas, en tant que libérale, je ne crois pas que seul le marché soit le seul liant entre les hommes.

    Ils sont liés par le tangible et l’intangible, et considérer que chaque nation possède une âme ne retire en rien la faculté de choisir et à exercer son libre arbitre à l’Homme. S’il ne se sent pas appartenir à une nation, libre à lui ! Et je ne vois pas en quoi considérer que j’appartiens à la nation française, vient grignoter ma liberté en quoi que ce soit. C’est un sentiment, une sensation, tous les deux hérités et forgés le long de notre vie et vouloir les circonscrire, vous vous êtes engagé dans quelque chose de difficile.

    Nous ne sommes pas des robots marchands, nous avons une âme, tout comme les nations, et nous retirer celles-ci nous ramène à l’état d’animal, donc nous retire le libre-arbitre…

  • J’aime beaucoup la réponse à Pascale. Je n’aurais pas dit mieux.

  • Pascale, Stéphane.
    Merci pour vos commentaires.
    Je limiterai ma réponse a ceci :
    Vous dites : « Si vous n’arrivez pas à définir exactement cette notion c’est parce que vous abordez ce problème avec la rationalité et que vous essayez de la circonscrire avec le langage qui est limitant. »
    Je dirais que voila quelque chose de grandiose. Je n’arrive pas a définir la nation parce j’essaie « avec la rationalité et le langage ». Vous croyez qu’avec les mains ce serait plus facile ?
    Sérieusement, >moi j’arrive très bien a la définir, merci. Mais c’est ma définition qui >vous défrise peut-être ? Eh bien je vous invite a vous demander pourquoi.
    Non, il n’y a aucune ‘âme’ qui tienne. Vous le dites vous même d’ailleurs : « Un sens que chacun lui donne ». Je ne dis pour ma part rien d’autre. Relisez-moi.

  • Je souhaite relever deux affirmations contestables dans votre texte :

    Voici la première : « pour un libéral, pour lequel l’État n’a ni légitimité ni nécessité… ». Cette idée n’est de loin pas répandue chez les libéraux. Chez Hayek ou Mises, pour aller vite, il est question d’en réduire l’intervention à l’essentiel, mais aucunement de le supprimer. Le marché n’existe pas sans Etat, il en va de même pour le droit privé. Pensons ne serait-ce qu’aux conflits entre acteurs du marché (une vente par exemple) : ils sont tranchés par les tribunaux. L’exécution des sentences judiciaires contre un justiciable récalcitrant est de la compétence des services de l’Etat. Chacun peut penser à vingt exemples du même ordre, qui illustrent la nécessité « libérale » de l’Etat, sans relever le moins du monde de l’étatisme, du collectivisme et autres socialismes.

    En second lieu, vos considérations sur la nation me paraissent laisser de côté plusieurs aspects du problème de la relation entre nation et libéralisme. Je n’ai pas creusé le sujet, mais je tire de mes souvenirs de lecture l’impression que les penseurs libéraux ne pensent pas ou peu la question. Le fait qu’il existe des sociétés au sein desquelles les individus nouent une infinité de relations est le plus souvent une donnée, qui n’est pas questionnée. Or, si l’on s’interroge sur le point de savoir ce qui agrège des individus pour qu’ils « fassent société », on va nécessairement rencontrer l’idée de nation, de sentiment national.

    Vous dites en somme que chacun se forge son propre patriotisme (« cela relève de la démarche propre de chacun, cela n’est jamais qu’un choix et une démarche individuelle »). Rappeler le primat du libre arbitre et de l’autonomie individuelle dans ce domaine également n’est pas faux, mais cela ne nous avance guère. Si la société se constitue, notamment par référence à une nation (je précise qu’étant Suisse, mon idée de la Nation est probablement plus complexe que celle des Jacobins), les sociétaires se reconnaîtront tels parce qu’ils ont des idées proches de ce qu’est « être français, allemand, etc. » Pour être concret : en tant que Suisse vivant en Suisse, je souhaite que les étrangers qui aspirent à devenir Suisses partagent certaines idées ou valeurs largement répandues dans mon pays, et qu’ils ressentent une inclination pour cette réalité spirituelle, affective qu’est « La Suisse ».
    Qu’ils soient fiers du drapeau rouge à croix blanche est important à mes yeux. En effet, sans cet attachement, l’on n’accepte pas de « mourir pour la patrie ». Loin des lubies nationalistes, je vois le sacrifice « pour la patrie » comme une décision rationnelle : ce suprême altruisme recèle un égoïsme vertueux : en effet, j’ai besoin des autres pour satisfaire mes besoins et sauvegarder mes intérêts. Si la guerre menace le cadre collectif (la société) où je poursuis mes objectifs individuels, vouloir le défendre à tout prix se comprend assez bien.

    La nation est importante dans la perspective libérale. On peut dire : j’en pense ce que je veux. Certes. Mais même le plus individualiste des libéraux aura égoïstement intérêts à ce que, dans la société où il évolue, les idées sur la question ne soient pas trop différentes.

  • pascale je t’aime t’est trop objective j’adore !!!

  • tais toi stephane c’est moi son plus grand fan tu ne pêrtubera pas notre relation!!!!!! c’est clair?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

J’ai eu l’occasion d’aller à l’European Liberty forum, dirigé par l’Atlas Network, qui a eu lieu la semaine dernière à Varsovie. Ce congrès a réuni de nombreux think tanks libéraux et prolibertés européens et nord-américains.

Ce forum a montré un point : le libéralisme n’est pas mort en Europe, il est bien vivant et bien actif. Malgré la guerre dans le pays voisin, la détermination des organisations défendant la liberté était bien présente.

En cela, l’European liberty forum a été une expérience rafraîchissante et très inspirante... Poursuivre la lecture

Par Samuele Murtinu. Un article de l'IREF Europe

Le « néolibéralisme », c’est-à-dire la version du capitalisme démocratique moderne qui met en scène des marchés et des échanges guidés par de puissantes institutions publiques mondiales, ne doit pas être confondu avec la vision libérale classique de la société libre formulée par Adam Smith, John Stuart Mill, Lord Acton ou F. A. Hayek. De nombreux problèmes associés au néolibéralisme sont en fait le résultat d’une intervention trop lourde de l’État, de la recherche de rentes et d’autres f... Poursuivre la lecture

Frédéric Passy est né il y a 200 ans, le 20 mai 1822. Le premier prix Nobel de la Paix est aujourd'hui quelque peu oublié. Il fut pourtant une des dernières grandes figures du libéralisme français.

Mais si nous célébrons aujourd'hui le bicentenaire de sa naissance, le 12 juin marquera aussi le 110e anniversaire de son décès. Cet homme modeste et ordonné aurait voulu ainsi concentrer les hommages posthumes qu'il ne s'y serait pas pris autrement.

Yves Guyot dans son hommage au cimetière résume d'ailleurs sa vie en une phrase :

... Poursuivre la lecture
Voir plus d'articles