Bécassine fait le tour du monde

Christine Lagarde fait une tournée promotionnelle pour sa candidature au FMI. Qui paye les frais ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Bécassine fait le tour du monde

Publié le 31 mai 2011
- A +

Le candidat désigné par l’Union Européenne (UE) pour postuler au poste de Directeur Général du Fonds Monétaire International (FMI) entreprend une tournée promotionnelle chez les BRICS : Brésil, Chine, Inde, certains pays d’Afrique, Moyen-Orient… La question est de savoir qui va payer ces frais de déplacement ?

Mme Lagarde, désignée meilleure Ministre de l’Économie et des Finances de la zone Euro en 2009 par le Financial Times, la plus grande des économistes que la Terre ait jamais portée, n’a jamais venu venir ni la faillite de l’Irlande ou de la Grèce, et n’a pas été capable d’anticiper la crise économique.

Mme Lagarde est aussi la Ministre de l’Économie et des Finances d’un gouvernement qui nous prédisait en Décembre 2008 que le déficit public de la France serait ramené à 1% en 2012, alors qu’on nous annonçait joyeusement en mars 2011 qu’il avait explosé à 7,5% du PIB en 2009 avec une dette bondissant à 77,6% du PIB…

Mme Lagarde est donc le candidat désigné de l’UE pour le poste de Direction du FMI. Elle est une candidate postulant à une très haute fonction. Comme tout candidat à l’embauche, elle est donc très certainement motivée non seulement par l’intérêt de la fonction, mais également par les conditions financières qui y sont attachées.

Effectivement, le poste n’est pas inintéressant : le précédent président démissionnaire pour les raisons que l’on sait gagnait un salaire annuel de 430.930 USD plus une « dotation annuelle » de 75.350 USD, remboursement de frais non compris.

C’est sans compter aussi qu’en dépit d’un passage éclair de deux ans, DSK devrait toucher des indemnités de départ conséquentes d’un montant prévu de 318.000 à 349.000 USD, ainsi que des indemnités de retraite à vie d’un montant annuel similaire aux indemnités de départ, retraite qui peut être versée dès 50 ans et seulement après trois ans de service à la tête du Fonds, précise le FMI.

Qui ne souhaiterait occuper un tel poste avec de tels avantages « salariaux » ?

Mme Lagarde est une candidate en concurrence avec d’autres candidats pour un poste très convoité par un certain nombre de « hautes personnalités » du monde de la finance internationale étatique. Afin de mettre toutes les chances de son côté, elle entreprend donc une campagne de lobbying auprès des dirigeants de ce monde pouvant avoir une influence décisive sur le choix du futur directeur, et notamment les plus rétifs d’entre eux, c’est à dire les BRICS et autres émergents influents, prévoyant ainsi de faire un petit tour du monde qui l’emmènera en Chine, en Inde, en Brésil, dans « certains pays d’Afrique », et au Moyen-Orient.

La question qui se pose donc est la suivante: qui va payer ces petits plaisirs ? L’État français ? L’Union Européenne ? Le FMI puisque c’est lui qui « recrute » ? Ou bien la malheureuse candidate y sera-t-elle de ses maigres deniers personnels ?

Dans une Europe empêtrée dans une crise d’endettement sans précédent, et qui multiplie les mesures d’urgences, les réunions secrètes, les démentis et le déni le plus total de la gravité de la situation, ou dans une France au bord de l’apoplexie dont la dette et le déficit publics explosent, et dont les banques sont les plus exposées en Europe au risque de défaut des États membres, il serait très mal venu, et sans doute très mal perçu, si les petites agapes touristiques de l’incompétente Lagarde devaient être supportées par les deniers public.

Que le FMI soit un organisme supranational financé par les deniers publics d’un certain nombre de nations ne change rien à l’affaire.

Face à cette situation, je n’ai qu’une seule chose à dire : « Christine, tes voyages, tu te les paies toute seule comme une grande fille que tu es. »
—-
Sur le web

Voir les commentaires (10)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (10)
  • meuh non c’est pas la faillite de l’Europe, meuh non la France n’est pas dans la mouise !! Ah si ?!!
    Et bien pas de problème, Super-lagarde va utiliser ses super pouvoir pour prendre encore superbeaucoup aux supergentilcontribuables. Ah ils sont dans la mouise aussi ?!
    Ben y a plus qu’à jouer au loto pour sauver la France ou acheter des peugeot ^^

  • il y a des coups pieds au cul qui se perdent…

  • Bécassine ? Je croyais qu’elle s’appelait Christine Lagourde…

  • Lorsqu’on regarde les critères qui ont été retenus par Financial Times, ça fait flipper car la France n’a pas trop été touchée par la crise car « Elle est bien équilibrée, ne dépendant ni des exportations ni d’un secteur immobilier hypertrophié et disposant d’un important secteur public qui contribue à [son équilibre] ». En gros, la France n’exporte pas, ne développe pas son secteur immobilier et est percluse d’activités économiques payées par le contribuable (autant dire une belle brochette de consommateurs captifs).

    Selon ces critères, le meilleur ministre des finances au monde est nord-coréen.

  • Lila, cet article n’était à l’origine pas destiné à être publié sur Contrepoints. J’ai juste suggéré aux auteurs qu’il pouvait y être repris, ce qu’ils ont choisi de faire.

    Je n’ai pas la prétention d’aucun style journalistique particulier, et cela fait bien longtemps que je n’avais pas posté d’article sur mon blog.

    Mais vous avez sans doute raison. La prochaine fois je m’appliquerai un peu plus.

    Quand au qualificatif « grande », cela se réfère au titre du Financial Times, ou à sa taille éventuellement. Cela ne lui procure pour autant en aucun cas la prérogative d’abuser des deniers publics.

    J’aimerais bien que la lumière soit faite sur le financement de ces petits plaisirs touristiques…

  • Christine Lagarde n’a sans doute jamais étudié l’économie. Elle est juriste de formation. Elle a fait l’esentiel de sa carrière dans un cabinet d’avocats. Grâce à la politique, elle s’est retrouvée catapultée Ministre de l’Economie et bientôt pour les mêmes raisons, Directrice Générale du FMI. Du coup, du fait de ses titres, certains malheureusement peuvent penser que c’est certainement « une grande économiste ». En plus, le Financial Times lui a décerné le titre de meilleur minstre de l’économie et des finances en 2009 au plus fort de la crise. On peut se demander pourquoi. Malgré la crise , la Grande Bretagne fait objectivement encore mieux que la France (voir les stats du FMI sur leur site). Plus de croissance et moins de chômage coté britanniques. Et les prévisions du FMI sont encore en faveur de nos amis Anglais. De 1980 à 2010, la croissance Britannique a été en moyenne annuelle de 2,16% contre 1,88% pour la France. Sur la même période, le chômage a été en moyenne annuelle de 7,7% en UK contre 9,39% en France. Depuis 2007, malgré le tableau noir dressé par nos médias sur la situation de l’économie anglaise, le taux de chômage britannique n’a jamais effleuré celui du chômage français, loin s’en faut. Aujourdhui, il pointe à 7,8% quand en France on se satisfait de 9,5% en claironnant que l’on a bien résisté à la crise! Tout le monde a accès aux stats du FMI. Allez sur leur site et faites vos calculs!

  • Pour appliquer une médecine efficace il faut bien connaitre le mal. Qui de mieux placé que Mme Lagarde pour soigner le mal engendré par les dettes pharamineuses des républiques assistées du monde occidental? Nul ne peut nier l’excellente expérience qu’elle a acquise en tant que ministre concernant les mécanismes permettant de creuser la dette, elle connait toutes les combines.

  • Pas mal l’analyse au départ, mais ça prouve surtout que le niveau général est bas. Moins que Lagarde est incompétente.

  • Faites nous pas c… avec Bécassine

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Madame Lagarde, s’exprimant au nom de la BCE, a indiqué, en évoquant l’hypothèse d’un ralentissement économique : « Nous ne croyons pas que cette récession sera suffisante pour dompter l'inflation ». Fabio Panetta ajoute « Lors du calibrage » des décisions, « nous devons faire très attention à ne pas amplifier le risque d'une récession prolongée ou de provoquer une dislocation du marché ».

La BCE considère donc, d’une part, qu’un durcissement monétaire est nécessaire pour réduire l’inflation au-delà de l’effet du ralentissement de l’in... Poursuivre la lecture

Les rapports de notre propre Cour des comptes comme ceux des grands organismes économiques internationaux se suivent et se ressemblent : la France doit impérativement mettre un terme à sa fuite en avant dans la dépense publique, les déficits et la dette.

Qu'on s'illusionne tous collectivement au point de voir dans cette folle cavalcade de notre modèle économique et social l'aboutissement sublime de la solidarité, de l'égalité et du « quoi qu'il en coûte » propre à une France supérieurement juste et généreuse ne change rien à l'affaire... Poursuivre la lecture

Article disponible en podcast ici.

Plus Christine Lagarde renie Bitcoin, plus elle met en évidence les bénéfices de Bitcoin face à sa gestion monétaire.

Nous verrons donc les trois bénéfices du Bitcoin les plus détestés de Christine Lagarde.

 

Gestion apolitique et neutre

Que vous soyez de gauche comme de droite, femme ou homme, jeune ou vieux, Français, Russe ou Chinois, en guerre ou en paix, le Bitcoin est ouvert à tous sans aucune restriction.

Tout le monde peut utiliser le bitcoin aussi bien comme ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles