Le coût des professions protégées et la solution grecque

La réglementation de certaines professions ne bénéficie qu’à leurs salariés

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Paperasse administration inflation législative réglementation (Crédits net_efekt, licence Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le coût des professions protégées et la solution grecque

Publié le 26 mai 2011
- A +

La réglementation de certaines professions, toujours mise en place au nom de l’«intérêt général», montre son vrai visage quand on regarde son coût pour le reste de la société. Ainsi, selon les estimations de Morris Kleiner de l’université du Minnesota, réglementer une profession augmente le salaire des personnes concernées de 15%. En d’autres mots, vous payerez 15% plus cher le même service. Tout cela se paye bien sûr : si l’on compare les mêmes professions dans des États où elles sont réglementées ou non réglementées, on observe que l’emploi dans ces professions croît 20% plus vite quand elles sont non réglementées. En résumé, tout le monde y perd, le consommateur comme les personnes aspirant à ces métiers, au profit exclusif de ceux qui sont ainsi protégés.

L’impact est en outre évident en termes de mobilité : aux États-Unis par exemple, cela freine très fortement la mobilité entre États quand il faut se faire recertifier à chaque fois dans le nouvel État. Les nouveaux arrivants et leurs talents se retrouvent écartés au profit des « insiders » déjà certifiés. A en croire une étude de l’Institute for Justice, les États dans lesquels il faut être embaumeur qualifié pour diriger une maison de pompes funèbres ont largement moins de femmes directrices (-24%).

Pourtant, malgré un coût évident et des avantages qui eux sont tout sauf évidents, faire marche arrière sur les professions réglementées est loin d’être aisé. En France, cela fait depuis la Commission Rueff-Armand (il y a 50 ans…) que la déréglementation des taxis à Paris est à l’ordre du jour… Aux États-Unis, une proposition de loi pour déréglementer l’enseignement des danses de salon (!) ou la décoration d’intérieur a été rejetée.

Alors que faire ? La solution grecque semble en train de marcher: on déréglemente tout, sauf les professions pour lesquelles on peut prouver qu’il y a un intérêt à réglementer (médical ou droit par exemple). Tout le reste est supprimé, d’un coup, pour ne pas affronter chaque lobby de front sur son domaine. Certes la crise rend ces changements d’autant plus impératifs, mais réjouissons-nous en quand même. Alors faisons nôtre la conclusion du journaliste : La fin de ce corporatisme hors d’âge – qui existe aussi en France ou ailleurs en Europe pour certaines professions —, donnera un bol d’air bienvenu aux Grecs confrontés à une dramatique augmentation du chômage : la croissance ne pourra qu’être stimulée par ce surcroît de concurrence.

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Je suis bien d’accord avec l’article. Laisser la réglementation pour les professions dans le secteur médical et du droit est logique mais pour certaines professions ce n’est pas utile. La solution Grecque est positive ! Il y a également de nombreux emplois de coquine dans le telephone rose. Le tel rose ca paye bien en plus

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Michael Peterson.

Ce n'est un secret pour personne que les lois sur le salaire minimum réduisent l'emploi des travailleurs peu qualifiés, en particulier pour les jeunes qui cherchent un premier emploi. Les propres projections du Congressional Budget Office (CBO) indiquent des pertes substantielles d'emploi hebdomadaire en cas d'augmentation du salaire minimum national. Des milliers d'études cherchent à déterminer les effets des hausses du salaire minimum sur l'emploi, avec des résultats mitigés.

La plupart des études trouven... Poursuivre la lecture

Par Donald J. Boudreaux.

Les attitudes et les opinions de la soi-disant élite d'aujourd'hui - ces formateurs d'opinion publique que Deirdre McCloskey appelle "la cléricature" - sont infantiles. La plupart des journalistes et des essayistes travaillant pour la majorité des grands médias et des entreprises de divertissement, ainsi que la plupart des professeurs et des intellectuels publics, pensent, parlent et écrivent sur la société avec la perspicacité d'un enfant de maternelle.

Cette triste vérité est masquée par la seule carac... Poursuivre la lecture

Par Philbert Carbon. Un article de l'IREF Europe

Il y a un an nous nous penchions sur ce que nous préparait l’Union européenne-nounou pour nous empêcher de mourir en réglementant et taxant davantage l’alcool, le tabac et le sucre. En matière d’alcool, une nouvelle offensive est menée par Véronique Trillet-Lenoir, député européen de la République en marche (LREM), qui a rédigé un rapport dans le cadre de la commission spéciale sur la lutte contre le cancer (BECA) du Parlement européen. Sur la base de ce rapport, le Parlement de Strasbou... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles