DSK et l’argent des autres

Dominique Strauss Kahn DSK (Crédits : FMI, licence Creative Commons)

La sexualité obéit à des pulsions incontrôlables qui relèvent de la pyschiatrie ; mais dépenser l’argent des pauvres relève de l’abus de pouvoir

Attendons le procès de DSK avant d’affirmer qu’il est un récidiviste du sexe. Mais sans attendre, étonnons-nous que le Directeur général du FMI dont l’objet est d’aider les peuples pauvres, ait occupé une suite à 3000 $ la nuit, au Sofitel de New-York. Il existe de bons hotels moins coûteux. S’agirait-il par hasard du même DSK qui, avocat, facturait ses conseils au prix fort à la Mutuelle de Etudiants ? 600 000 F, en 1997, avec production de rapports anti-datés et une étrange relaxe par la Justice.

La sexualité obéit à des pulsions incontrôlables qui relèvent de la psychiatrie ; mais dépenser l’argent des pauvres, étudiants et pays pauvres, relève de l’abus de pouvoir. Cet abus-là me semble au moins aussi disqualifiant pour des hautes fonctions que la faiblesse de la chair.

Article repris du blog de Guy Sorman, avec l’aimable autorisation de son auteur